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O.N.G. - Extrême-orient(é)
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27 novembre 2013

L'expatriation des Français

Sans titre

S’il n’existe pas d’évaluation statistique des Français à l’étranger faisant autorité, tous les indicateurs montrent cependant que cette expatriation est en progression constante. Aujourd’hui, près de 2,5 millions de Français établis hors de France, sont rejoints chaque année par environ 80 000 de nos concitoyens. Occulté par le débat sur les coûts de l’immigration, réduite souvent au seul problème de l’évasion fiscale, la question du coût pour les finances publiques de l’expatriation des Français est fondamentale. Dans cette étude, l’auteur propose, à partir des données disparates les plus récentes, d’en analyser les raisons, d’établir la ligne de partage entre expatriation temporaire et émigration durable, d’en estimer le plus précisément possible le manque à gagner annuel pour l’Etat.

Actualisant une étude publiée en 2009, le parti pris méthodologique de cette monographie en diffère quelque peu. En lieu et place d’une évaluation typologique des dépenses et recettes liées à l’expatriation (santé, éducation, fiscalité…) cette étude s’attache prioritairement à l’identification et à la segmentation des motivations de ceux qui la pratiquent : émigration entrepreneuriale de main d’oeuvre et de compétence, émigration étudiante, émigration immobilière et retraitée, émigration fiscale, autres formes d’émigration (pendulaire, politique, judiciaire... ) Les calculs de l’auteur aboutissent à un déficit annuel pour l’Etat français de près de 9,6 milliards d’euros en raison principalement de l’absence de retour sur investissements des Français partis à l’étranger dont la France a financé largement l’éducation, la formation, la santé, le logement ou la qualité de vie. L’émigration fiscale, largement commentée dans l’espace public, ne représente qu’une petite partie de ce coût (déficit de 614 M d’euros), beaucoup moins par exemple que l’émigration entrepreneuriale et salariale (1164 M d’euros) ou à peine plus que l’immigration retraitée et immobilière (554 M d’euros) aujourd’hui en plein essor.

\Si parler aujourd’hui d’une accélération de l’expatriation, du fait de l’arrivée de la gauche au pouvoir, est probablement un abus de langage, ce phénomène n’en reste pas moins inquiétant pour le renom de la France et pénalisant pour les contribuables. Afin de nourrir le débat et d’éclairer les décideurs politiques, les principaux axes d’une politique de réduction sont abordés en conclusion de cette étude : depuis la création d’un climat favorable incitant les Français à produire de la richesse en France, jusqu’aux stratégies d’invitation à la remigration de ceux qui se sont installés à l’étranger.

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