Oshima, parcours classique d’un cinéaste gauchiste pervers

Né en 1932 et décédé récemment (janvier 2013), OSHIMA Nagisa est un cinéaste japonais talentueux, très apprécié du microcosme artistique européen… et pour cause ! Il est le représentant idéal de l’anarcho-gauchisme mondialiste dans toute sa perversité et sa décadence. Balayons ensemble quelques uns des films marquants de sa carrière :
Oshima devient en 1960 le réalisateur phare de la Nouvelle Vague nippone avec Nuit et Brouillard au Japon (titre connoté rappelant un film de propagande shoahtique bien connu d’Alain Resnais…), qui relate avec un regard anarchiste le bouillonnement révolutionnaire de la jeunesse japonaise des années 60. Avec un positionnement pareil, il est vite repéré et devient l’une des égéries gauchistes de son pays.
Il enchaîne ensuite avec des thèmes évocateurs communs à tous les gauchistes : dénonciation du racisme congénital (!) de ses congénères (Le Piège – 1961), éloge de la révolte (Le Révolté – 1962) ou de la jouissance (Les Plaisirs de la chair – 1965), glorification de la violence morbide (Violences en plein jour – 1966 ; Eté japonais, double suicide contraint – 1967 ; La Pendaison – 1968).
Mais c’est avec L’Empire des sens, film porno à scandale conçu comme une ode à la jouissance ultime et comme une dénonciation du militarisme, qu’Oshima va atteindre la consécration mondiale. Son film sera sélectionné au Festival de Kahn 1976 pour le plus grand bonheur de tous les pervers de la Croisette !
Après un film moins remarqué mais tout aussi orienté (L’Empire de la Passion – 1978), Oshima va finir sa carrière en beauté en contribuant fortement à la subversion révolutionnaire mondiale en matière sexuelle (autrement appelé : "marxisme culturel"). En 1983, le formellement magnifique Furyo, avec David Bowie et Sakamoto Ryuichi, manque de peu de remporter la Palme d’or au Festival de Kahn avec une histoire pourtant taillée pour la Croisette : la passion sodomite platonique entre un soldat anglais et un capitaine japonaise pendant la guerre…
Oshima poursuit son oeuvre de destruction avec Max mon amour (1986), un film qui fait l’éloge, tenez-vous bien… de la zoophilie pour lutter contre toutes les discriminations et faire exploser les codes ! Sacré Nagisa ! Ce qui lui vaut bien sûr un accueil très chaleureux en France : sortie en salles soutenue par un producteur bien de chez nous… un certain… Serge Silberman (aïe aïe aïe ! ça ne rate jamais !), reportage à la télé dithyrambique, etc…
En guise de testament, Oshima nous laisse Tabou (1999), un film qui aura le grand mérite de salir la réputation virile des samouraïs japonais en les faisant passer pour des gonzesses et des invertis, de la même manière qu’Ang Lee le fera plus tard avec ses cow-boys pédés de Brokeback Mountain.
Au final, une filmographie exemplaire qui a du remplir d’une grande joie Lucifer, son vrai commanditaire ! Il est néanmoins clair que quand les catholiques reviendront au pouvoir, tous les petits Oshima du monde n’auront pas une aussi belle carrière…
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