La banque comme fatale fuite en avant

Contrainte, par sa logique même de déséquilibre, à rechercher de nouveaux espaces de prédation, la Banque est désormais vouée à la conquête du monde non monothéiste et non chrétien, tels que l'Inde ou la Chine. Une fuite en avant obligeant ce système de domination, muri en Occident, à se confronter désormais à l'espace eurasiatique, soit pour le dominer, comme l'Amérique le Japon après 1945, soit pour se soumettre à lui, comme ca pourrait devenir le cas avec la Chine. L'alternative dans un monde clos et saturé étant soit la banqueroute, soit le rejet inéluctable d'un système de plus en plus identifié par les peuples occidentaux, comme parasitaire et absurde. Dans un cas donc, la disparition de l'oligarchie avec l'écroulement de son système de domination. Dans l'autre son salut, mais au prix d'une modification notoire de sa composition ethnico-culturelle. Deux issus possibles qui ne sont pas sans rappeler la fin de la noblesse d'Ancien régime. Ou alors pourquoi pas ? Dans un élan spiritualiste, la sortie finale du capitalisme par la prise de conscience de l'Age sombre et du Kali Yuga...
Soral Alain - Comprendre l'Empire