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O.N.G. - Extrême-orient(é)
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13 juillet 2012

Emportez en vacances le dernier “Clan des Bordesoule”

Sans titre

Enfin les vacances ! Et pour nos enfants, peut-être la campagne, la mer, la plage, le bateau. L’aventure, en somme. C’est pour eux, pour un public de garçons et de filles de 8 à 12 ans, que Francis Bergeron écrit, depuis près d’un quart de siècle, ces fameuses enquêtes policières de la série « Clan des Bordesoule » qui connaissent un succès remarquable et mérité. Aujourd’hui paraît le 28e tome. Il se passe sur l’île de Ré, plus précisément à Ars-en-Ré, au Café du Commerce, l’établissement archi-connu qui fait face au petit port d’Ars.

Est-ce bien raisonnable d’entraîner vos jeunes lecteurs au café ? Même si c’est le fameux Café du Commerce ?
Oui c’est tout à fait raisonnable, et je suis très content de mon coup. D’abord on ne fume plus, dans les cafés, et on y boit plus raisonnablement qu’autrefois. Quant à ce café-ci, le Café du Commerce, il avait certes été un rendez-vous anarchiste, à la fin du XIXe siècle. Elisée Reclus et sa bande y complotaient. Mais aujourd’hui ce café ressemble plutôt à la boutique de l’antiquaire, dans Le Secret de la Licorne, là où Tintin achète sa tenue de scaphandrier : il y a des maquettes de bateaux partout, des longues-vues, des avirons collés au plafond, et, derrière le bar, une glace dans laquelle il y a l’impact d’un coup de revolver. Et la balle est encore fichée dedans ! En même temps, le Café du Commerce est d’abord un restaurant. On peut y manger des crêpes, ou des « hawaïen burgers », des glaces monumentales. C’est le rendez-vous des goûters réussis. Inutile de vous dire que les parents n’ont jamais de mal à y entraîner leur progéniture ! Le seul problème, c’est de trouver de la place, quand on n’a pas réservé. Situé face au charmant port d’Ars, l’un des plus beaux villages de l’île de Ré, il offre une vue superbe sur les bateaux de plaisance ancrés dans le port.

Quel secret cache le Café du Commerce ?
Je ne peux pas vous le révéler ! Ce ne serait plus un secret. Mais l’aventure commence le jour où mes quatre héros, quatre cousins, trois garçons et une fille, – le fameux Clan des Bordesoule – viennent au Café du Commerce pour fêter l’anniversaire de l’aîné de la bande, Nicolas, tout juste 12 ans. Ils font la connaissance d’un jeune serveur, qui est aux prises avec un client, un affreux bonhomme… et l’aventure commence ! — C’est votre 28e Clan des Bordesoule.

L’imagination ne s’émousse-t-elle pas ? Jusqu’où irez-vous ?
Quand je manque un peu d’imagination, j’ai de jeunes lecteurs qui me transmettent souvent des idées. Cette fois, en l’occurrence, c’est à une jeune lectrice, Marie – que vous connaissez bien je crois – que je dois certains des rebondissements du récit. Mon modèle de raconteur d’histoires pour les enfants, c’est Vladimir Volkoff. Il est surtout connu pour ses romans pour adultes (Le Retournement, etc.). Mais cet écrivain assez génial a mené en parallèle une carrière d’auteur pour enfants. Il a notamment publié 40 aventures de Langelot, à la Bibliothèque verte, qu’il signait non pas Vladimir Volkoff, mais Lieutenant X. Il avait une capacité extraordinaire à renouveler ses récits. 40 Bordesoule, ce serait bien, aussi !

Quand et comment vous est venue l’idée de créer cette saga ?
C’était en 1988. A l’époque je collaborais très régulièrement à un journal quotidien que vous connaissez bien aussi. Les premières aventures se déroulaient dans le Berry, et les livres ont eu un bon accueil. Un « succès d’estime », comme on dit. Mais le vrai succès est arrivé quelques années plus tard, précisément à partir de 1993, lorsque mes héros sont partis vivre des aventures sur l’île de Ré, puis à La Baule, en Vendée, en Bretagne, etc. Aujourd’hui les ventes cumulées de mes « Bordesoule » doivent représenter quelque 300 000 exemplaires. Ceux qui connaissent le monde de l’édition savent que ce sont des chiffres assez honorables. Merci à mes premiers lecteurs, qui sont aujourd’hui pères et mères de familles, nombreuses, j’espère. Et merci à Présent qui m’avait vraiment aidé lors de la période de lancement.

Prochaine étape, pour vos Bordesoule ?
Noirmoutier. J’ai découvert cette île lors d’un salon du livre, en juin dernier. Noirmoutier a subi un martyre pendant la Révolution française. On peut encore voir le fauteuil du chef vendéen d’Elbée, au musée local. Il y a un cadre qui se prête formidablement à des aventures, avec, comme toujours de ma part, une volonté de transmettre des valeurs. Propos recueillis par Caroline Parmentier

Présent n° 7642

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