Fin de règne, Saint-Exupéry et Grande Mosquée d’Alger
- Fin de règne
En privé, tant les sondeurs que les ministres et leur entourage estiment que "l’affaire est pliée" à moins d’un véritable miracle ou d’un événement extérieur imprévu. Aussi bien pour l’élection présidentielle qu’aux élections législatives. Il suffit d’ailleurs de constater les départs des cabinets ministériels et des conseillers élyséens pour des postes "non exposés", les parachutages dans les entreprises dépendant totalement ou partiellement de l’état, ou les nominations scandaleuses (en particulier dans les ambassades, avec Yves Marek à Monaco, Damien Loras au Brésil, Bertrand Lortholary en Indonésie, Zair Kedadouche en Andorre, etc.), qui vont entrainer de multiples recours devant le Conseil d’état, pour vérifier que la panique a gagné l’état UMP. C’est par dizaines, chaque jour, que sont décidées ces nominations, à tous les niveaux de l’administration.
- Saint-Exupéry
Rachetée par la municipalité de Saint-Maurice-de-Rémens (Ain), la maison d’enfance d’Antoine de Saint-Exupéry abritera le premier musée francais consacré à l’auteur du Petit prince (alors qu’il en existe un au Japon et un autre en Corée). La maison ouvrira ses portes le 29 juin 2014, date anniversaire de la naissance de l’écrivain.
- Grande Mosquée d’Alger
Dernière lubie du président algérien Abdelaziz Bouteflika : la construction d’une gigantesque mosquée à Alger pour un total d’un milliard de dollars. Cette mosquée, "sans pareil au monde", sera construite, d’ici moins de 42 mois, par le consortium chinois China State Construction Engineering Company, qui remporté le marché le 6 mars. Construite sur 20 hectares de Mohamedia, en face de la baie d’Alger, la mosquée comprendra une salle de prières pour 20 000 fidèles, une bibliothèque de 2 000 places dotée d’un million d’ouvrages, un musée d’art et d’histoire islamique, un centre de recherches sur l’histoire d’El Djazair (le nom arabe de l’Algérie), etc. Doté de 8 ascenseurs, le minaret, comprenant 25 gigantesques gradins, culminera à 270 mètres de hauteur. "Toute l’architecture et les calculs mathématiques de Djamaa El Djazair ont été fondés sur trois chiffres, le un, le trois et le cinq" a indiqué le directeur de l’Agence nationale de réalisation et de gestion de la mosquée d’Alger, Mohammed-Laahder Allaoui. "Le un pour l’unicité de Dieu, le trois pour la vie, la mort et le jugement dernier, et le cinq pour les piliers de l’islam."
Trois brèves tirées de l'excellente lettre Faits & Documents
