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O.N.G. - Extrême-orient(é)
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23 septembre 2011

Mauvaises nouvelles ...

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Blocus sur les fournitures de l'armée de libération Karen, la police thaïlandaise promet de punir sévèrement ceux qui soutiennent les Karens. La situation était déjà difficile pour l'armée Karen mais les choses risquent de s'empirer si la police thaïlandaise tient la promesse faite par son chef adjoint, le général Palawong, hier lors d'une conférence de presse. Il a déclaré que son gouvernement ne voulait pas soutenir les mouvements impliqués dans la guerre en Birmanie et ainsi que des mesures drastiques seraient prises contre quiconque chercherait à fournir des armes à ces organisations. Le choix de faire cette annonce dans une ville frontière n'est pas un hasard. La ville de Mae Sot est le siège depuis de nombreuses années  de mouvements autonomistes Karens et est un des points de passage pour les armes et le matériel pour la résistance qui combat contre la junte birmane. Selon une source proche de l'Union Nationale Karen, ce ne seront pas que les armes qui seront sujette à inspection mais aussi la nourriture et les médicaments destinés aux populations civiles qui vivent sous la protection de l'armée Karen. Il y a déjà 9 ans que le gouvernement thaïlandais a changé son attitude vis-à-vis des Karens. Jusque là Bangkok voyait d'un bon œil la résistance. En 2002, le magnat Thaksin Shinawatra est arrivé au pouvoir et les rapports ont changé vu que lui-même faisait des affaires avec la junte birmane. Depuis, pour les Karens, a commencé une période noire et l'on ne compte plus  les arrestations, les perquisitions et les blocages de colis. C'est peut-être un hasard mais depuis quelques semaines, la sœur du businessman thaïlandais et ancien premier ministre exilé à Dubaï depuis 2006 pour cause de corruption, est devenue à son tour premier ministre. On se trompe peut-être mais on peut penser qu'elle tente ainsi de favoriser le commerce familial. Alors que les différents groupes ethniques se sont désormais unis pour résister et qu'ils obtiennent de bons résultats militaires, la décision de la Thaïlande offre une aide considérable au régime de Rangoon et au monde des affaires qui les soutiennent. Pendant ce temps continuent les massacres, les viols et les déportations de populations civiles sans que le sommeil des bureaucrates de Bruxelles ne soit troublé.

Franco Nerozzi

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