Aberration mondialiste

Le Japon est un grand consommateur de riz. Même si les agriculteurs locaux produisent suffisamment pour nourrir la population, le pays est obligé d'importer selon un accord avec l'OMC. Au Japon, des montagnes de riz dorment, depuis des années, dans des silos construits dans la banlieue de Tokyo. L'existence de ces stocks est une conséquence d'un accord imposé par l'OMC, il y a une dizaine d'années. Soucieux de défendre leur riziculture, les Japonais ont longtemps fermé leur marché au riz importé jusqu’à ce que les gros exportateurs, Américains en tête, parviennent à leur imposer des quotas d’importation. Au nom du libre-échange, 770 000 tonnes de riz sont importées chaque année par l’archipel. La plupart du temps, ces grains repartent sous forme d'aide alimentaire car, sur le marché local, le riz importé ne trouve pas preneur, il ne correspond pas au goût des citoyens nippons, ils lui préfèrent le japonica cultivé sur place.