10 novembre 2009
Bouddhisme au Vietnam
07 novembre 2009
Sat Cong (Vietnam) et Sat Congs (Evil Skins)



Sat Cong est un terme vietnamien qui signifie : tuer des communistes.
Ce terme a été beaucoup utilisé par le gouvernement de la République du
Vietnam (Vietnam Sud) avant et pendant la guerre du Vietnam. Ce fut
aussi la devise, durant cette guerre, de nombreuses unités américaines.
Sat Congs est une chanson du groupe de skinhead parisien Evil Skins. Le thème de la chanson est proche de la signification vietnamienne d'origine. Elle est disponible sur le vinyle EP Docteur skinhead presse à 300 exemplaires en auto-production (sur le label Evil) en 1986.


(Cliquez sur les images pour la télécharger)
06 novembre 2009
Rambo 1 (en livre c'est encore mieux !)
Marcel Van

Marcel Van est né le 15 mars 1928 à Ngam Giao, au Vietnam, d'une famille profondément chrétienne. Il fut baptisé le lendemain, sous le patronage de saint Joachim. Durant son enfance, il était un enfant joyeux et espiègle. En 1932 naît sa sœur Anne-Marie Tê. On envoie alors Van demeurer chez sa tante, parce qu'il accapare un peu trop sa nouvelle petite sœur. Il reviendra chez ses parents vers l'âge de 6 ans. Parce qu'il demande à faire sa première communion, le curé l'envoie au catéchisme. Van, bien éduqué par sa mère, fera sa première communion 6 mois plus tard malgré son jeune âge. Ce jour béni, il demande 2 grâces à Jésus. La première est de garder son cœur pur afin de l'aimer de tout son cœur, la seconde est d'accorder à tous les hommes une foi solide et parfaite. Peu après, Van commence l'école, mais il doit arrêter après 2 mois, à cause d'un épuisement dû à la grande sévérité du maître.
Sa mère conduit Van chez l'abbé Joseph Nha, à la cure de Huu-Bang, pour qu'il puisse déjà commencer à se préparer à sa vocation de prêtre. À cause de sa grande ferveur, Van peut communier tous les jours, permission déjà donnée par le curé de Ngam-Giao. Cela suscite l'admiration de ses petits camarades, mais rend les catéchistes jaloux. L'un d'eux, le maître Vinh, lui rend la vie particulièrement dure. Il tente par deux fois de le violer, le bat, l'empêche de communier, le prive de nourriture et tente même de l'empêcher de réciter son chapelet. Le jeune homme résiste, en s'appuyant sur une inébranlable confiance en la Vierge Marie. "Grâce à elle, écrit-il, le démon n'a jamais réussi à me vaincre". Finalement, Vinh est chassé de la cure avec quelques autres catéchistes, ce qui laisse un court répit à Van.
En 1938, des inondations provoquent une famine dans la région. Van est contraint d'effectuer de durs travaux à la cure. De plus, sa famille tombe dans la misère à cause des inondations et ne peut plus supporter financièrement son éducation. Elle confie alors l'entière responsabilité de l'enfant à l'abbé Nha, qui se met à l'exploiter comme son boy. À 12 ans, après avoir obtenu son certificat d'études primaires, l'abbé Nha stoppe la formation de Van. Van finit par s'échapper de la cure. Il erre durant un certain temps, manque même d'être vendu, et finit par aller retrouver sa famille. Sa mère le ramène à la cure de Huu-Bang. Là, il s'associe avec d'autres jeunes pour former une sorte de ligue de résistance pour combattre les mauvaises mœurs de certains catéchistes.
En décembre 1941, Van apprend qu'il est accepté au petit séminaire de Lan-Song, tenu par les dominicains. Quelques mois plus tard, le petit séminaire doit fermer parce qu'il a été bombardé par les Japonais. Van a la chance de pouvoir poursuivre ses études à la cure de la paroisse Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de Quang-Uyên. C'est là qu'il lit l'Histoire d'une âme et fait la rencontre de sainte Thérèse, qu'il choisit comme sœur spirituelle. Thérèse commence alors à entretenir des dialogues avec Van. Elle lui enseigne la petite voie, ce qui fut une révélation pour lui, qui avait toujours son désir de sainteté, mais croyait que cela exigeait des prouesses extraordinaires dont il n'était pas capable. Thérèse lui demande aussi de prier pour les Français. Quelque temps plus tard, il a une apparition de saint Alphonse Marie de Liguori, fondateur des rédemptoristes. Mais il ne le connaissant pas encore, croit que c'est Notre-Dame des douleurs qui lui est apparue. En juin 1943, Van est chassé de chez les dominicains et retourne à la cure de Huu-Bang, puis pour un petit séjour dans sa famille.
En juin 1944, Van est admis au couvent des rédemptoristes de Hanoï. Il y arrive le 16 juillet, mais on le renvoie tout de suite, à cause de sa petite taille, en pensant qu'il n'a que 12 ans (alors qu'il en a 16). 3 mois plus tard, il sera admis en communauté, et entrera au postulat le 17 octobre. Il recevra le nom de Marcel. C'est alors que commenceront ses dialogues avec Jésus. A la demande de ses supérieurs, Van écrira le récit de son enfance, ainsi que ses colloques avec Jésus, Marie et Thérèse.
En juillet 1954, après les accords de Genève, le Viêt Nam est coupé en deux. Marcel Van qui est au sud, demande à retourner au Nord, maintenant devenu communiste. Il est arrêté, le 7 mai 1955, jugé et condamné à 15 ans de travaux forcés. Il meurt d’épuisement et de maladie le 10 juillet 1959, selon ce qu’il avait écrit à son supérieur en décembre 1949 : "Qui peut connaître la force de l'amour, qui peut en connaître la douceur... Viendra un jour où je mourrai, mais je mourrai consumé par l'amour."
Le procès de béatification de Marcel Van a été ouvert le 26 mars 1997 au diocèse de Belley-Ars. Le Cardinal François-Xavier Nguyên Van Thuân fut le premier postulateur. Dom Olivier de Roulhac, moine-prêtre à l'abbaye bénédictine de Saint-Wandrille (76) est le vice-postulateur de la cause. L'acteur de la cause de béatification de Marcel Van est l'association "Les Amis de Van"
05 novembre 2009
D'Afganistan
04 novembre 2009
Entretien avec l'Association Les Amis de Van

Nous recevons cette semaine Madame Anne de Blaÿ, présidente fondatrice de l’association Les Amis de Van dont l’action est tournée essentiellement vers le Vietnam à travers la figure emblématique de Marcel Van, pour le développement du catholicisme dans ce pays en essayant d’aider les séminaristes. Cet entretien est pour elle, l’occasion de présenter son association, ses enjeux, la situation de l’Eglise au Vietnam. . .
GENERATION FA8 : Bonjour. Serait-il possible que vous vous présentiez à nos lecteurs ne vous connaissant pas encore ?
Mme de Blaÿ : Bonjour, je vous remercie de l’attention que vous portez au Vietnam et à notre association. J’ai fondé « Les Amis de Van » en 1991 à la suite de ma rencontre avec un séminariste de 55 ans qui attendait toujours l’ordination. Il avait fait 10 ans de prison dont 3 de cachot. J’ai été touchée par la fidélité de sa foi. Il y en avait encore beaucoup comme lui au Vietnam.
Parlez-nous de votre association. Quels sont vos buts ? Quels sont vos moyens et vos ressources pour y parvenir ?
L’association a plusieurs projets, les deux les plus importants sont d’une part l’aide aux séminaristes qui n’arrivent pas à entrer officiellement au séminaire à cause des quotas imposés par le régime, d’autre part, la béatification de Marcel Van et la publication de son Œuvre. Nos ressources sont uniquement des dons et des parrainages réguliers de séminaristes.
Un des objectifs de votre association est la béatification du frère Marcel Van, mort martyr dans les prisons communistes. Où en êtes-vous concrètement dans cette affaire ? Avez-vous des soutiens à Rome ? Ailleurs dans le monde ?
Bien que le Frère Marcel Van soit mort dans un camp, nous ne le béatifions pas comme martyr mais comme confesseur de la foi. Ce qui nous intéresse c’est son message qui vient compléter celui de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. C’est très important. Nous sommes officiellement nommés à Rome comme « actor » dans la procédure. Notre premier postulateur fut le cardinal François-Xavier Nguyen Van Thuan, président de Justice et Paix et notre actuel postulateur est lui aussi vietnamien et a lui aussi des responsabilité à Rome. Bien entendu nous avons le soutien de nombreux évêques et de nombreux chrétiens dans la plupart des pays du monde.
L’Eglise en France ne se porte pas très bien. Dans ces conditions ne faudrait-il pas commencer par aider cette dernière plutôt que celle du Vietnam ? Cette question vous est-elle souvent posée, un peu comme une barrière justifiant le refus exprimé par des personnes ne désirant pas vous aider ?
Les problèmes de l’Eglise de France sont des problèmes de pays « riche » qui se perdent souvent dans des débats qui ne semblent pas essentiels comparés aux problèmes de survie de beaucoup d’Eglises encore persécutées par les gouvernements. Ce qui est le cas du Vietnam. Nous n’avons jamais eu de refus d’aide dans la mesure où nous n’obligeons personne à nous aider. Il n’y a aucune incompatibilité entre l’intérêt que l’on porte à sa propre Eglise et l’attention que l’on peut avoir pour une autre Eglise souffrante. Quand on aime l’Eglise on aime toute l’Eglise et on se laisse toucher par ses différents visages.
A l’instar de la France, le Vietnam a-t-il un Saint Patron ou une Sainte Patronne ? Si oui, pouvez-vous nous les présenter rapidement ?
Quand les premiers missionnaires sont arrivés au Vietnam, le temps ne leur a pas permis d’accoster tout de suite. Ils sont donc restés en mer plusieurs semaines. Le jour où ils ont pu enfin accoster était le jour de la fête de Saint Joseph. Ils ont donc décidé que le patron du Vietnam serait Saint Joseph. Depuis la canonisation des 117 martyrs du Vietnam il y a de nombreux saints fêtés localement dans leur région d’origine.
Quelle est la situation réelle de l’Eglise catholique au Vietnam ? Les perspectives d’avenir sont-elles encourageantes ? Quels sont ses rapports avec le gouvernement vietnamien ? Les biens de l’Eglise seront-ils restitués ?
L’Eglise du Vietnam est encore soumise à des contrôles et des interdictions. Il y a toujours des quotas pour les séminaristes qui doivent avoir l’autorisation du gouvernement pour entrer au séminaire. Il n’y a pas de groupes (comme les scouts ou autres mouvements d’Eglise), ni de journaux libres, ni de radio ou de télévision catholique autorisés. Les rassemblements sont contrôlés ainsi que les rentrées ou sorties du Vietnam. Le gouvernement n’a toujours pas accepté l’ouverture d’une nonciature à Hanoi et les nominations d’évêques ne se font toujours pas sans l’aval du gouvernement. Cependant il y a eu quelques assouplissements notamment au niveau du dialogue. Les biens de l’Eglise ayant été utilisés à des fins diverses, il est parfois difficile de s’y retrouver. Certains seront peut-être restitués un jour, d’autres qui ont été détruit et transformés en jardin public auront sûrement plus de difficulté à retourner à leur propriétaire.
Le pays est-il encore marqué par les désordres provoqués par les communistes ? Les communistes ont-ils toujours un quelconque poids dans la vie politique et économique ?
Le Vietnam est toujours communiste, le pays est donc soumis aux problèmes de tous les pays communistes. Avec une certaine ouverture économique mais qui n’exclut pas la corruption et qui voit les différences sociales se creuser.
Pour en revenir à votre association, celle-ci rencontre-t-elle des difficultés à mener à bien sa mission ? Vos séminaristes ont-ils la vie dure ? Combien sont-ils exactement ? Vos prêtres célèbrent-ils la messe de rite ordinaire ou de rite extraordinaire ?
Notre association rencontre les mêmes difficultés que les autres associations mais elle est toujours en progression. Les donateurs sont de plus en plus nombreux et nous sommes encouragés par de nombreuses lettres très touchantes qui montrent qu’il y a en France une grande attention aux autres et dans l’Eglise une grande compassion pour les membres souffrants. Les séminaristes doivent faire preuve de fidélité et de persévérance plus qu’ailleurs.
Ils sont une centaine par diocèse (26 diocèses) mais l’évêque ne peut en mettre qu’une dizaine au séminaire officiellement tous les 2 ans (pour certains tous les ans).
Le Vietnam a mis du temps pour connaître le Concile à cause de la fermeture du Vietnam jusqu’en 1988. L’Eglise a adopté les recommandations du Concile et il n’y a qu’un rite en vigueur qui est le rite ordinaire.
Que pensez-vous de l’action du Pape Benoît XVI depuis son élection sur le trône de Saint-Pierre ? Comment réagissez-vous aux différentes critiques qui lui sont adressées ?
Je pense que Benoît XVI est le pape donné par l’Esprit Saint à son Eglise, comme successeur de Jean-Paul II. Il a son charisme propre qui consiste à enraciner ce que Jean-Paul II a apporté. Comme toute démarche d’approfondissement cela entraîne des résistances. Quant aux critiques elles sont souvent le fruit de l’ignorance des commentateurs ou le résultat d’un parti pris qui déforme les propos du pape en les isolant de leur contexte.
Quel serait votre mot de la fin ?
Laissons-nous émerveillés par la beauté de l’Eglise dans sa diversité et laissons-nous toucher par la fidélité des Eglises persécutées qui nous remettent dans l’essentiel de la foi au Christ mort et ressuscité.
Propos recueillis en mai 2009 par http://www.generationfa8.com
31 octobre 2009
Thaïlande : les enfants de la boxe - EdM Magazine n°159
23 octobre 2009
Serge Gainsbourg - l'anamour
Enfants du Mékong
20 octobre 2009
La tentation de l’Orient

Charles Maurras, dont le frère cadet fut médecin militaire en Indochine et mourut à Saïgon, n’a jamais lui-même visité l’Orient, qu’il soit proche, moyen ou extrême. Tout ce qu’il en a vu se limite à la contemplation, depuis le sommet du mont Hymette, des îles de la mer Égée. Et ceci se passa une seule fois, en 1896. Au sens propre, c’est un Orient bien limité, bien occidental, même si la ligne d’horizon lui évoque, par delà les Cyclades, la côte de l’Asie Mineure et, encore au-delà, toute la litanie des peuples et des empires de l’Est du monde méditerranéen.
Cependant cet Orient, tout virtuel qu’il soit, prend alors une place précise dans l’esprit de Maurras. Ce qu’il voit d’un côté, au nord-ouest, c’est l’Attique, qu’il vient de visiter, et c’est la civilisation : l’ordre, la régularité, la mesure et la beauté. Et voici que de l’autre côté, au sud-est, lui apparaît un monde on ne peut plus différent ; l’Orient immense, fascinant mais flou, nimbé de mystère, barbare, inorganisé. Le dangereux Orient qui, tel Baudelaire, sera toujours pour Maurras une tentation, qu’il rejettera avec toutes les forces de la raison sans jamais pouvoir l’éradiquer tout à fait…














































