09 novembre 2009
Géopolitique du Bouddhisme (de François Thual)
Véritable phénomène de mode, le bouddhisme bénéficie d'une telle cote de sympathie que 500 000 Français s'y sont convertis ces vingt dernières années. L'engouement actuel ne doit pourtant pas nous faire oublier que cette religion millénaire a participé à l'Histoire et à sa violence. Comme d'autres croyances, le bouddhisme a fourni le fondement idéologique de conflits sanglants et fut une inspiration pour les nationalismes divers. Cette philosophie religieuse a façonné l'Asie moderne, et son influence politique et idéologique s'étend désormais bien au-delà des frontières de ce continent. Le présent ouvrage cherche à débarrasser notre perception du bouddhisme de visions naïves et à en refonder l'analyse.
Merci les pauvres


08 novembre 2009
Le film coolos du jour : Les Brigades du Tigre (2006)

À Paris en 1907, la Belle Époque est confrontée à une criminalité en mutation, plus véloce et internationale. Le ministre de l'Intérieur Georges Clemenceau, surnommé « le Tigre », réagit en créant des brigades de police motorisées. Elles deviennent célèbres sous le sobriquet de « Brigades du Tigre », avec notamment une unité dirigée par le commissaire Valentin. En 1912, elles affrontent la bande à Bonnot, enquêtent plus discrètement sur un emprunt russe lié à la Triple-Entente française, russe et britannique, et se livrent accessoirement à une véritable guerre des polices avec la Préfecture.
Le film ne parle que très peu de la traque de la bande à Bonnot, lui n'étant qu'un personnage secondaire, mais une histoire de magouille avec les emprunts russes. Ce n'est pas du tout ce que j'attendais du film. Les acteurs sont nuls, surtout Clovis Cornillac qui est un peu le Steven Seagal français. Mono-expressif tendance "j'essaye d'être un dur", pas crédible, qu'il retourne jouer avec ses crottes de nez ! Déçu par l'histoire, je ne prêtais pas attention, mais c'est ma miss qui m'a demandé si jamais l'acteur principal était un "jeune premier" parce qu'il était mauvais. Les autres acteurs, on ne croit tout simplement pas à ce qu'ils essayent de jouer. Le film est méga mal monté, par moment les plans s'enchainent toutes les secondes, et ça dure parfois plus de 2 minutes (course poursuite, fusillade), ça ne donne aucun rythme, ça fou mal au crane et ça fait chier. Les épileptiques n'y survivront pas ! Les messages politiques que le film essaient de faire passer sont affligeants. Le tsarisme y est synonyme d'esclavage et de barbarie alors que le communisme est lui synonyme de liberté. Même en 2006, date à laquelle le film est sorti, ce discours faux à 100% (prouvé maintes et maintes fois) sert toujours à faire des films... c'est nul. Il y a aussi la vérité venant du journal L'Humanité et cette crapule de Jean Jaurès qui après avoir fait sa couille-molle décide de prendre le risque de publier les comptes frauduleux, mais il sera tuer. C'est nase ! ... ha, au fait, je viens de vous dire la fin du film. Ne le voyez pas de toute manière ça vaut rien du tout !
Note : 2%

07 novembre 2009
Les organisations terroristes d’Asie du Sud-est : pour quoi luttent-elles ?

En Asie du Sud-est, les organisations extrémistes islamiques exercent une influence plus importante que les organisations terroristes civiles en s’associant souvent aux luttes séparatistes et aux conflits ethniques. Parmi eux, Jemaah Islamiyah est la plus puissante organisation disposant d’une importante force de pénétration sociale et capable d’agir entre la légalité et l’illégalité.
Les organisations terroristes d’Asie du Sud-est répondent à tous les caractères de ce genre d’organisations, qui sont non seulement internationales, mais aussi régionales. Au niveau technique notamment, elles ressemblent de plus en plus aux importantes organisations du Moyen-Orient. Faisant partie des mouvements "anti-establishment", la plupart d’entre elles sont aussi anti-occidentales, ciblant les Etats-Unis et l’Australie. Ce fait a mis les gouvernements locaux face à un dilemme : d’un côté, la lutte contre le terrorisme exige une coopération étroite avec les puissances occidentales, surtout les Etats-Unis ; de l’autre, les influences occidentales provoquent souvent des réactions plus violentes des organisations extrémistes et rendent la lutte anti-terroriste encore plus difficile.
Plusieurs facteurs ont conduit à la naissance de ces organisations : à l’intérieur, les déséquilibres dans le développement économique et dans la distribution des richesses, les blocages à la participation politique et à l’expression des intérêts, des politiques ethniques déraisonnables et l’échec de l’intégration nationale des différentes cultures ; à l’extérieur, l’injustice de l’ordre économique et politique international, les conflits avec des civilisations occidentales, etc. Et aujourd’hui, la modernisation, la globalisation et la démocratisation sont autant de facteurs qui stimulent les tendances extrémistes dans ces pays en les transformant en véritables mouvements "anti-establishment".
Pour les pays de la post-modernisation, surtout ceux qui sont multi-ethniques et multi-culturels, il faut bien coordonner les relations entre la croissance et la distribution, harmoniser les développements politique, culturel et économique et attacher de l’importance à la fois à l’administration intérieure et à la coopération internationale. Aujourd’hui, il est déjà reconnu qu’un programme de gouvernance pragmatique à long terme est plus efficace que les attaques armées contre les organisations terroristes.
dans la revue 南风窗 du 21 octobre au 3 novembre, No. 22 2009
02 novembre 2009
La kleptocratie

Une kleptocratie est un terme péjoratif désignant un système politique où une ou des personnes à la tête d'un pays pratiquent à une très grande échelle la corruption. Formé à partir des racines grecques kleptos (vol) et kratos (pouvoir) ; il signifie donc « gouvernement des voleurs ». C'est un terme forgé par l'écrivain Patrick Meney, pour désigner le gouvernement russe de la fin de la période communiste et de l'ère Ieltsine. On constate toutefois une dérive de l'utilisation du terme, utilisé également pour désigner la corruption généralisée, réelle ou supposée, des gouvernements. Le classement (officiel et actuel) des présidents voleurs :
- L'ancien président indonésien Suharto (de 15 à 35 milliards de dollars)
- L'ancien président philippin Ferdinand Marcos (de 5 à 10 milliards de dollars)
- L'ancien président zaïrois Mobutu Sese Seko (5 milliards de dollars)
- L'ancien président nigérian Sani Abacha (de 2 à 5 milliards de dollars)
- L'actuel président ougandais, Yoweri Museveni (de 1 à 1,7 milliards de dollars)
- L'ancien président yougoslave Slobodan Milošević (1 milliard de dollars)
- L'ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier (de 300 à 800 millions de dollars)
- L'ancien président péruvien Alberto Fujimori (600 millions de dollars)
- L'ancien premier ministre ukrainien Pavlo Lazarenko (de 114 à 200 millions de dollars)
- L'ancien président du Nicaragua, Arnoldo Alemán (100 millions de dollars)
- L'ancien président philippin Joseph Estrada (de 78 à 80 millions de dollars)
Plus aucune activité, plus aucun emploi n'est protégé

"Lorsque Renault est allé construire sa Logan en Roumanie, on nous a expliqué qu'elle était destinée aux pays émergents. Deux ans plus tard, le constructeur nous disait : "Mais pourquoi priver les Français d'une voiture bon marché ?". En 2001, la France produisait 3.3 millions de voitures. Elle n'en fabrique plus que 2.2 millions. Dans quelques années, la production française sera réduite à la portion congrue car tous les investissements de volume sont réalisés hors de France. Je suis prêt à parier qu'on nous fera, avec les Airbus assemblés en Chine, le coup de la Logan. Et l'informatique, la recherche et les services connaîtront le même sort. Plus aucune activité, plus aucun emploi n'est protégé. Ne nous voilons pas la face : la Chine et l'Inde forment plus d'ingénieurs que l'Europe (...) Il est urgent de sortir des discours anesthésiants qui nous rassurent à bon compte. Entre 1990 et 2007, l'industrie française a perdu près d'un million d'emplois, soit plus d'un cinquième de ses effectifs (...) Toute relance de la consommation se traduit immédiatement par un accroissement du volume de nos importations"
Jean Arthuis retranscrits dans Faits & Documents N°261
01 novembre 2009
La veulerie du système politique et militaire...

"C'est la veulerie du système politique et militaire qu'ils ont giflée de la grande claque de leurs parachutes, ouverts dans l'air d'une nuit striée de balles traçantes. Grâce à tous ces garçons, la guerre d'Indochine a su bien mourir. Un survivant est toujours un débiteur..."
Pierre Schoendoerffer
20 octobre 2009
"Les enfants du Mekong" demandent la démission de F. Mitterand
PARIS (NOVOpress) – Yves Meaudre est directeur général d'€™Enfants du Mékong, une ONG qui défend depuis cinquante ans l'enfance souffrante en Asie et qui a reçu le Prix des droits de l'homme de la République française pour l'action qu'elle mène auprès de plus de 60.000 enfants.
Fort de cette expérience, Yves Meaudre dénonce avec forte toute tentative de vulgarisation et de banalisation de la pratique de la pédophilie et de la prostitution des jeunes gens. Pour lui, il est impossible d'accepter qu'un ministre de la France puisse reconnaitre avoir eu des relations sexuelles avec des « gosses » sans qu'il ne soit obligé de quitter ses fonctions, et ce quelque soit l'age exact de ces « gosses ».
Pour le président d'enfants du Mékong, si Frédéric Mitterrand reste en poste, le crédit de la France en matière lutte contre le tourisme sexuel en sortira particulièrement affaibli.
18 octobre 2009
Tous à Orange
14 octobre 2009
Déodat du Puy-Montbrun

Le colonel Déodat du Puy-Montbrun s’est en effet éteint à l’âge de 89 ans, le 23 février 2009, à l’Institution nationale des Invalides.
Blessé le 24 juin 1940 – soit près deux ans après s’être engagé – lors de la Campagne de France, il parvient à échapper aux mains des Allemands qui l’avaient fait prisonnier. Il rejoint par la suite la Syrie où il est recruté par l’Intelligence service britannique qui va lui confier des missions en France occupée.
Après l’invasion de la zone libre, le jeune du Puy-Montbrun prend alors contact avec le réseau “Confrérie Notre-Dame” du colonel Rémy (de son vrai nom Gilbert Renault) dont l’activité de collecte de renseignements transmis aux Britanniques avaient notamment permis l’interception du Bismarck en mai 1941 ou encore la préparation du raid sur Bruneval de février 1942.
Affecté aux Forces Françaises Combattantes (n° FFL 12881), Déodat du Puy-Montbrun fait partie du réseau Andalousie créé par le colonel François Bistos. Après plusieurs missions accomplies en France, il retourne en Angleterre où il est entraîné par les SAS avant d’intégrer la Force Jedburgh, une unité spéciale destinée à mener des opérations clandestines derrière les lignes ennemies. Il accomplit ainsi d’autres missions en France, ce qui lui vaut, à la fin de la guerre, d’obtenir la Légion d’honneur à l’âge de 25 ans.
En 1945, le jeune officier parachutiste ne quitte pas le domaine des opérations spéciales puisqu’il rejoindra en effet la composante action des services secrets français. Là, il participe à la création du centre de Cercottes (Loiret) avant de partir pour l’Indochine alors qu’il est affecté au 11ème Choc, le bras armé du SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage, l’ancêtre de la DGSE). A ce titre, et en même temps qu’il est l’aide de camp du Maréchal de Lattre de Tassigny, Déodat du Puy-Montbrun prend part à des opérations spéciales menées par le Groupe de Commandos Mixtes Aéroportés (GCMA), une unité rompue aux techniques de luttes anti-guerilla et dont l’existence est dûe notamment aux colonel Belleux et Fille-Lambie, tous deux membres du SDECE.
Après son séjour en Indochine, où il a obtenu 6 citations et la rosette de la Légion d’honneur pour son “courage” et son “audace légendaire”, Déodat du Puy-Montbrun part en Algérie où la situation s’est tendue depuis la “Toussaint rouge”, qui marque le début de l’insurrection des indépendantistes algériens. Seulement, l’officier a découvert, lors de son détachement en Asie, l’utilité de l’hélicoptère pour les opérations militaires en général – et commandos en particulier – grâce au commandant Crespin.
Chef d’escadron en 1956, Puy-Montbrun est affecté au groupe d’hélicoptère n°2 (GH2), avant d’en devenir, plus tard, le chef de corps. C’est ainsi qu’il accomplira près de 3.000 heures de vols, jusqu’en 1961. Le 29 avril 1958, il est de nouveau gravement blessé après avoir quitté son hélicoptère afin de venir en aide à une unité commando sérieusement accrochée par des combattants du FLN. Quelques mois plus tard, il est fait commandeur de la Légion d’honneur. Il n’a que 38 ans.
Il y a des hommes qui sont à l’image du personnage principal du film de Pierre Schoendoerffer, “Le Crabe Tambour” (inspiré par le commandant Pierre Guillaume) et qui font ce qu’ils croient juste. Bien que n’ayant pas appartenu à l’OAS, ce mouvement séditieux de l’armée française qui, en 1961, tenta un putsch à Alger, le colonel Déodat du Puy-Montbrun est mis d’office en retraite, sans que cette décision ne soit justifiée. Sans doute a-t-il payé ses témoignages en faveur d’anciens camarades putschistes, comme par exemple l’adjudant Robin, poursuivis par la justice.
Il était titulaire de 19 citations avec les croix de guerre 39-45 et TOE, de la valeur militaire et la croix de la vaillance vietnamienne. Il a reçu la médaille de l'aéronautique, la médaille des évadés, la rosette de la Résistance, la médaille d'or du Service de santé, la fourragère TOE à titre individuel, la King'medal, la Malayan medal. Blessé trois fois, il totalise 26 titres de guerre. Il est l'un des officiers les plus titrés de sa génération.



































