09 novembre 2009
Le Projet Yadana

Le Projet Yadana est un projet d'exploitation du champ gazier de Yadana en Mer d'Andaman et de transport du gaz vers la Thailande à travers la Division de Tanintharyi. Le champ gazier, en cours d'explotation, est localisé dans le golfe de Martaban à 60 km des côtes birmanes. Il contient 150 milliards de mètres cubes de gaz naturel et a une durée de vie estimée à 30 ans. Le gazoduc de Yadana, majoritairement sous-marin, est long de 409 km, et ses 63 derniers kilomètres traversent le sud de la Birmanie dans une région habitée par la minorité Karen, en guerre depuis 1948 contre le gouvernement birman. Le projet Yadana est mené par Total S.A. (31,2%) et la Chevron Corporation (28,3%). La compagnie pétrolière thai PTT (25,5%)et la compagnie nationale birmane Myanma Oil and Gas Enterprise (15%) participent aussi au projet. Le documentaire de 2006 Total Denial traite de la controverse autour de la construction du gazoduc de Yadana.
L’honneur est un luxe de pauvre…

Gladius (journal des élèves de l’Ecole Sain Jean-Baptiste de La Salle, Camblain-l’Abbé (62)) : Quelle définition donneriez-vous de l’honneur ?
Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc : L’honneur c’est sans doute le contraire de la honte de soi, c’est peut-être simplement le respect de soi-même, la tenue intérieure. Je ne suis pas certain que le monde des honneurs et le monde de l’honneur soient toujours comparables. Le monde des honneurs, c’est le monde du paraître, le monde de l’honneur, c’est le monde de l’être. Le monde des honneurs suppose des compromissions, du moins des arrangements, des silences complices, des carnets d’adresses profitables, des petites hypocrisies….
Tout cela n’est pas toujours compatible avec la rigueur, la franchise, l’exigence vis-à-vis de soi, des autres, de la vie, avec cette tenue à l’égard de l’aventure humaine qui fait l’honneur de vivre. Le monde de l’honneur qui est souvent le monde de la réussite est un monde que l’honneur a parfois déserté. L’honneur suppose une vertu de dépouillement. L’honneur est sans doute un luxe de pauvre.
"Gladius", n°18, mai 2003.
07 novembre 2009
Les organisations terroristes d’Asie du Sud-est : pour quoi luttent-elles ?

En Asie du Sud-est, les organisations extrémistes islamiques exercent une influence plus importante que les organisations terroristes civiles en s’associant souvent aux luttes séparatistes et aux conflits ethniques. Parmi eux, Jemaah Islamiyah est la plus puissante organisation disposant d’une importante force de pénétration sociale et capable d’agir entre la légalité et l’illégalité.
Les organisations terroristes d’Asie du Sud-est répondent à tous les caractères de ce genre d’organisations, qui sont non seulement internationales, mais aussi régionales. Au niveau technique notamment, elles ressemblent de plus en plus aux importantes organisations du Moyen-Orient. Faisant partie des mouvements "anti-establishment", la plupart d’entre elles sont aussi anti-occidentales, ciblant les Etats-Unis et l’Australie. Ce fait a mis les gouvernements locaux face à un dilemme : d’un côté, la lutte contre le terrorisme exige une coopération étroite avec les puissances occidentales, surtout les Etats-Unis ; de l’autre, les influences occidentales provoquent souvent des réactions plus violentes des organisations extrémistes et rendent la lutte anti-terroriste encore plus difficile.
Plusieurs facteurs ont conduit à la naissance de ces organisations : à l’intérieur, les déséquilibres dans le développement économique et dans la distribution des richesses, les blocages à la participation politique et à l’expression des intérêts, des politiques ethniques déraisonnables et l’échec de l’intégration nationale des différentes cultures ; à l’extérieur, l’injustice de l’ordre économique et politique international, les conflits avec des civilisations occidentales, etc. Et aujourd’hui, la modernisation, la globalisation et la démocratisation sont autant de facteurs qui stimulent les tendances extrémistes dans ces pays en les transformant en véritables mouvements "anti-establishment".
Pour les pays de la post-modernisation, surtout ceux qui sont multi-ethniques et multi-culturels, il faut bien coordonner les relations entre la croissance et la distribution, harmoniser les développements politique, culturel et économique et attacher de l’importance à la fois à l’administration intérieure et à la coopération internationale. Aujourd’hui, il est déjà reconnu qu’un programme de gouvernance pragmatique à long terme est plus efficace que les attaques armées contre les organisations terroristes.
dans la revue 南风窗 du 21 octobre au 3 novembre, No. 22 2009
06 novembre 2009
Rambo 1 (en livre c'est encore mieux !)
Blue war : la guerre de l'eau
Marcel Van

Marcel Van est né le 15 mars 1928 à Ngam Giao, au Vietnam, d'une famille profondément chrétienne. Il fut baptisé le lendemain, sous le patronage de saint Joachim. Durant son enfance, il était un enfant joyeux et espiègle. En 1932 naît sa sœur Anne-Marie Tê. On envoie alors Van demeurer chez sa tante, parce qu'il accapare un peu trop sa nouvelle petite sœur. Il reviendra chez ses parents vers l'âge de 6 ans. Parce qu'il demande à faire sa première communion, le curé l'envoie au catéchisme. Van, bien éduqué par sa mère, fera sa première communion 6 mois plus tard malgré son jeune âge. Ce jour béni, il demande 2 grâces à Jésus. La première est de garder son cœur pur afin de l'aimer de tout son cœur, la seconde est d'accorder à tous les hommes une foi solide et parfaite. Peu après, Van commence l'école, mais il doit arrêter après 2 mois, à cause d'un épuisement dû à la grande sévérité du maître.
Sa mère conduit Van chez l'abbé Joseph Nha, à la cure de Huu-Bang, pour qu'il puisse déjà commencer à se préparer à sa vocation de prêtre. À cause de sa grande ferveur, Van peut communier tous les jours, permission déjà donnée par le curé de Ngam-Giao. Cela suscite l'admiration de ses petits camarades, mais rend les catéchistes jaloux. L'un d'eux, le maître Vinh, lui rend la vie particulièrement dure. Il tente par deux fois de le violer, le bat, l'empêche de communier, le prive de nourriture et tente même de l'empêcher de réciter son chapelet. Le jeune homme résiste, en s'appuyant sur une inébranlable confiance en la Vierge Marie. "Grâce à elle, écrit-il, le démon n'a jamais réussi à me vaincre". Finalement, Vinh est chassé de la cure avec quelques autres catéchistes, ce qui laisse un court répit à Van.
En 1938, des inondations provoquent une famine dans la région. Van est contraint d'effectuer de durs travaux à la cure. De plus, sa famille tombe dans la misère à cause des inondations et ne peut plus supporter financièrement son éducation. Elle confie alors l'entière responsabilité de l'enfant à l'abbé Nha, qui se met à l'exploiter comme son boy. À 12 ans, après avoir obtenu son certificat d'études primaires, l'abbé Nha stoppe la formation de Van. Van finit par s'échapper de la cure. Il erre durant un certain temps, manque même d'être vendu, et finit par aller retrouver sa famille. Sa mère le ramène à la cure de Huu-Bang. Là, il s'associe avec d'autres jeunes pour former une sorte de ligue de résistance pour combattre les mauvaises mœurs de certains catéchistes.
En décembre 1941, Van apprend qu'il est accepté au petit séminaire de Lan-Song, tenu par les dominicains. Quelques mois plus tard, le petit séminaire doit fermer parce qu'il a été bombardé par les Japonais. Van a la chance de pouvoir poursuivre ses études à la cure de la paroisse Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de Quang-Uyên. C'est là qu'il lit l'Histoire d'une âme et fait la rencontre de sainte Thérèse, qu'il choisit comme sœur spirituelle. Thérèse commence alors à entretenir des dialogues avec Van. Elle lui enseigne la petite voie, ce qui fut une révélation pour lui, qui avait toujours son désir de sainteté, mais croyait que cela exigeait des prouesses extraordinaires dont il n'était pas capable. Thérèse lui demande aussi de prier pour les Français. Quelque temps plus tard, il a une apparition de saint Alphonse Marie de Liguori, fondateur des rédemptoristes. Mais il ne le connaissant pas encore, croit que c'est Notre-Dame des douleurs qui lui est apparue. En juin 1943, Van est chassé de chez les dominicains et retourne à la cure de Huu-Bang, puis pour un petit séjour dans sa famille.
En juin 1944, Van est admis au couvent des rédemptoristes de Hanoï. Il y arrive le 16 juillet, mais on le renvoie tout de suite, à cause de sa petite taille, en pensant qu'il n'a que 12 ans (alors qu'il en a 16). 3 mois plus tard, il sera admis en communauté, et entrera au postulat le 17 octobre. Il recevra le nom de Marcel. C'est alors que commenceront ses dialogues avec Jésus. A la demande de ses supérieurs, Van écrira le récit de son enfance, ainsi que ses colloques avec Jésus, Marie et Thérèse.
En juillet 1954, après les accords de Genève, le Viêt Nam est coupé en deux. Marcel Van qui est au sud, demande à retourner au Nord, maintenant devenu communiste. Il est arrêté, le 7 mai 1955, jugé et condamné à 15 ans de travaux forcés. Il meurt d’épuisement et de maladie le 10 juillet 1959, selon ce qu’il avait écrit à son supérieur en décembre 1949 : "Qui peut connaître la force de l'amour, qui peut en connaître la douceur... Viendra un jour où je mourrai, mais je mourrai consumé par l'amour."
Le procès de béatification de Marcel Van a été ouvert le 26 mars 1997 au diocèse de Belley-Ars. Le Cardinal François-Xavier Nguyên Van Thuân fut le premier postulateur. Dom Olivier de Roulhac, moine-prêtre à l'abbaye bénédictine de Saint-Wandrille (76) est le vice-postulateur de la cause. L'acteur de la cause de béatification de Marcel Van est l'association "Les Amis de Van"
05 novembre 2009
Nambu type 14

Du nom de son inventeur, Nambu Kijiro (南部麒次郎), le Nambu type 14 (十四年式拳銃) fut le pistolet officiel de l'armée japonaise durant la Seconde Guerre mondiale. Il était réservé aux officiers qui devaient l'acheter. Le pistolet Nambu Type 14 fut adopté en 1925 (14e année du règne de l'empereur Taisho le père d'Hirohito) par l'armée de terre japonaise et en 1927 par la marine impériale. Il fut construite à 282 000 exemplaires jusqu'en 1945 par les arsenaux de Tokyo, Nagoya et de Kokura ainsi que par la firme privée Nambu-ju Seizocho créée par son inventeur. C'est une arme à simple action. Sa forme extérieure rappelle celle du Parabellum d'où son surnom de luger japonais. En dépit de sa conception originale, il souffrait de nombreux défauts, sa cartouche de 8x22mm Nambu, est beaucoup plus faible que les autres calibres couramment utilisés durant cette période, tel que le .45acp, le 9mm luger/parabellum ou encore le 7.62TT ; il était également sensible à la poussière, cette dernière finissant pas empêcher le chargeur de se fixer dans la crosse, l'arme devenait alors inutilisable. En 1939, son pontet fut agrandi pour permettre le tir avec des gants et, à la fin de la guerre, on en produisit une version simplifiée, le Pistolet Type 19.
02 novembre 2009
On m'a parlé de ton pays ...
01 novembre 2009
La veulerie du système politique et militaire...

"C'est la veulerie du système politique et militaire qu'ils ont giflée de la grande claque de leurs parachutes, ouverts dans l'air d'une nuit striée de balles traçantes. Grâce à tous ces garçons, la guerre d'Indochine a su bien mourir. Un survivant est toujours un débiteur..."
Pierre Schoendoerffer
18 octobre 2009
Mémoire impotente
- « Tu as vu le documentaire sur la seconde guerre mondiale ? »
- « Oui. »
- « C’est terrible non ? »
- « Si. »
- « Hitler, Staline... quelle bande d’ordures quand même ! »
- « Oui. »
- « Ca n’a pas l’air de te révolter ? »
- « Disons que l’utilité de me révolter contre des cadavres m’échappe un peu… »
- « Non mais se souvenir, c’est important non ?
- « Oui, très important. Mais c’est assez différent de se révolter. »
- « En tout cas cela permet de rester vigilant pour que de telles choses ne se reproduisent pas ! »
- « Vigilance à l’efficacité toute relative… »
- « Pourquoi dis-tu ça ? »
- « Ben… Génocide au Rwanda, embargo sur l’Irak, IVG de masse, esclavage économique, bombes au phosphore sur la Serbie, empoisonnement alimentaire… ce ne sont pas les crimes et les saloperies qui manquent actuellement… »
- « Tu mélanges tout ! Je veux dire, au moins le nazisme ne reviendra plus… »
- « Avec chars et étendards sans doute pas. Mais sinon... Eugénisme, impérialisme occidental, contrôle de la pensée et de l’expression, endoctrinement de la jeunesse, ésotérisme orientaliste et magique… j’ai l’impression que tout ça se porte plutôt bien… »
- « Arrête un peu ! Maintenant les gens sont conscients et informés, ils ne resteront pas passifs comme leurs grands parents ! »
- « T’es gonflée quand même… »
- « Pourquoi ? »
- « Ben toi qui n’est pas foutu de faire un détour de 2 km pour éviter une station Total qui subventionne le massacre des Karens parce que ça risque de te mettre en retard à ta soirée, toi qui ne peut pas te passer des dernières « Nike City Sexy » fabriquées par des enfants, toi qui est allé en vacances « club » à Cuba, bronzer à côté des salles de torture castristes et des gamins prostitués, parce que les prix défiaient toute concurrence … je te trouve un peu gonflée de reprocher à nos grands parents de ne pas s’être jetés sur les mitraillettes des SS… »
- « Ca n’a rien à voir ! »
- « Si tu le dis. »



































