10 novembre 2009
Souviens-toi de lui
09 novembre 2009
Le Projet Yadana

Le Projet Yadana est un projet d'exploitation du champ gazier de Yadana en Mer d'Andaman et de transport du gaz vers la Thailande à travers la Division de Tanintharyi. Le champ gazier, en cours d'explotation, est localisé dans le golfe de Martaban à 60 km des côtes birmanes. Il contient 150 milliards de mètres cubes de gaz naturel et a une durée de vie estimée à 30 ans. Le gazoduc de Yadana, majoritairement sous-marin, est long de 409 km, et ses 63 derniers kilomètres traversent le sud de la Birmanie dans une région habitée par la minorité Karen, en guerre depuis 1948 contre le gouvernement birman. Le projet Yadana est mené par Total S.A. (31,2%) et la Chevron Corporation (28,3%). La compagnie pétrolière thai PTT (25,5%)et la compagnie nationale birmane Myanma Oil and Gas Enterprise (15%) participent aussi au projet. Le documentaire de 2006 Total Denial traite de la controverse autour de la construction du gazoduc de Yadana.
08 novembre 2009
Dans la solitude de Paris de Melanie Challe
La photographe Mélanie Challe nous invite à partager les déambulations solitaires d'un photographe à Paris. Une série de tirages en noir et blanc intemporels, où les jeux d'ombre et de lumière révèlent toute la magie de de la ville lumière. Vernissage à l'Alliance française de Pékin – Site de Guangcai (1er étage) le 9 novembre à 18h, suivi d'un atelier où l'artiste présentera sa démarche et son travail (pré-inscription obligatoire : culture.beijing@afchine.org).
04 novembre 2009
Le film coolos du jour : Le samouraï

Le film est l'histoire de Jef Costello (Alain Delon), un tueur
professionnel extrêmement solitaire, et de sa lutte silencieuse pour
survivre.
Quel film ! Tout y est ! Le scénario en béton armé, le Alain Delon qui est aussi bon que dans Le cercle rouge (de Melville aussi, qui est déjà dans mon top10), Borsalino et porte des Lilas über alles...enfin j'ai adoré. C'est étrange je n'ai rien à redire, ni même à vous parler d'un moment mémorable du film en particulier car le film est tout simplement génial. Le samouraï vient de rentrer directement parmi mes films préférés.
Note : 98%

Entretien avec l'Association Les Amis de Van

Nous recevons cette semaine Madame Anne de Blaÿ, présidente fondatrice de l’association Les Amis de Van dont l’action est tournée essentiellement vers le Vietnam à travers la figure emblématique de Marcel Van, pour le développement du catholicisme dans ce pays en essayant d’aider les séminaristes. Cet entretien est pour elle, l’occasion de présenter son association, ses enjeux, la situation de l’Eglise au Vietnam. . .
GENERATION FA8 : Bonjour. Serait-il possible que vous vous présentiez à nos lecteurs ne vous connaissant pas encore ?
Mme de Blaÿ : Bonjour, je vous remercie de l’attention que vous portez au Vietnam et à notre association. J’ai fondé « Les Amis de Van » en 1991 à la suite de ma rencontre avec un séminariste de 55 ans qui attendait toujours l’ordination. Il avait fait 10 ans de prison dont 3 de cachot. J’ai été touchée par la fidélité de sa foi. Il y en avait encore beaucoup comme lui au Vietnam.
Parlez-nous de votre association. Quels sont vos buts ? Quels sont vos moyens et vos ressources pour y parvenir ?
L’association a plusieurs projets, les deux les plus importants sont d’une part l’aide aux séminaristes qui n’arrivent pas à entrer officiellement au séminaire à cause des quotas imposés par le régime, d’autre part, la béatification de Marcel Van et la publication de son Œuvre. Nos ressources sont uniquement des dons et des parrainages réguliers de séminaristes.
Un des objectifs de votre association est la béatification du frère Marcel Van, mort martyr dans les prisons communistes. Où en êtes-vous concrètement dans cette affaire ? Avez-vous des soutiens à Rome ? Ailleurs dans le monde ?
Bien que le Frère Marcel Van soit mort dans un camp, nous ne le béatifions pas comme martyr mais comme confesseur de la foi. Ce qui nous intéresse c’est son message qui vient compléter celui de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. C’est très important. Nous sommes officiellement nommés à Rome comme « actor » dans la procédure. Notre premier postulateur fut le cardinal François-Xavier Nguyen Van Thuan, président de Justice et Paix et notre actuel postulateur est lui aussi vietnamien et a lui aussi des responsabilité à Rome. Bien entendu nous avons le soutien de nombreux évêques et de nombreux chrétiens dans la plupart des pays du monde.
L’Eglise en France ne se porte pas très bien. Dans ces conditions ne faudrait-il pas commencer par aider cette dernière plutôt que celle du Vietnam ? Cette question vous est-elle souvent posée, un peu comme une barrière justifiant le refus exprimé par des personnes ne désirant pas vous aider ?
Les problèmes de l’Eglise de France sont des problèmes de pays « riche » qui se perdent souvent dans des débats qui ne semblent pas essentiels comparés aux problèmes de survie de beaucoup d’Eglises encore persécutées par les gouvernements. Ce qui est le cas du Vietnam. Nous n’avons jamais eu de refus d’aide dans la mesure où nous n’obligeons personne à nous aider. Il n’y a aucune incompatibilité entre l’intérêt que l’on porte à sa propre Eglise et l’attention que l’on peut avoir pour une autre Eglise souffrante. Quand on aime l’Eglise on aime toute l’Eglise et on se laisse toucher par ses différents visages.
A l’instar de la France, le Vietnam a-t-il un Saint Patron ou une Sainte Patronne ? Si oui, pouvez-vous nous les présenter rapidement ?
Quand les premiers missionnaires sont arrivés au Vietnam, le temps ne leur a pas permis d’accoster tout de suite. Ils sont donc restés en mer plusieurs semaines. Le jour où ils ont pu enfin accoster était le jour de la fête de Saint Joseph. Ils ont donc décidé que le patron du Vietnam serait Saint Joseph. Depuis la canonisation des 117 martyrs du Vietnam il y a de nombreux saints fêtés localement dans leur région d’origine.
Quelle est la situation réelle de l’Eglise catholique au Vietnam ? Les perspectives d’avenir sont-elles encourageantes ? Quels sont ses rapports avec le gouvernement vietnamien ? Les biens de l’Eglise seront-ils restitués ?
L’Eglise du Vietnam est encore soumise à des contrôles et des interdictions. Il y a toujours des quotas pour les séminaristes qui doivent avoir l’autorisation du gouvernement pour entrer au séminaire. Il n’y a pas de groupes (comme les scouts ou autres mouvements d’Eglise), ni de journaux libres, ni de radio ou de télévision catholique autorisés. Les rassemblements sont contrôlés ainsi que les rentrées ou sorties du Vietnam. Le gouvernement n’a toujours pas accepté l’ouverture d’une nonciature à Hanoi et les nominations d’évêques ne se font toujours pas sans l’aval du gouvernement. Cependant il y a eu quelques assouplissements notamment au niveau du dialogue. Les biens de l’Eglise ayant été utilisés à des fins diverses, il est parfois difficile de s’y retrouver. Certains seront peut-être restitués un jour, d’autres qui ont été détruit et transformés en jardin public auront sûrement plus de difficulté à retourner à leur propriétaire.
Le pays est-il encore marqué par les désordres provoqués par les communistes ? Les communistes ont-ils toujours un quelconque poids dans la vie politique et économique ?
Le Vietnam est toujours communiste, le pays est donc soumis aux problèmes de tous les pays communistes. Avec une certaine ouverture économique mais qui n’exclut pas la corruption et qui voit les différences sociales se creuser.
Pour en revenir à votre association, celle-ci rencontre-t-elle des difficultés à mener à bien sa mission ? Vos séminaristes ont-ils la vie dure ? Combien sont-ils exactement ? Vos prêtres célèbrent-ils la messe de rite ordinaire ou de rite extraordinaire ?
Notre association rencontre les mêmes difficultés que les autres associations mais elle est toujours en progression. Les donateurs sont de plus en plus nombreux et nous sommes encouragés par de nombreuses lettres très touchantes qui montrent qu’il y a en France une grande attention aux autres et dans l’Eglise une grande compassion pour les membres souffrants. Les séminaristes doivent faire preuve de fidélité et de persévérance plus qu’ailleurs.
Ils sont une centaine par diocèse (26 diocèses) mais l’évêque ne peut en mettre qu’une dizaine au séminaire officiellement tous les 2 ans (pour certains tous les ans).
Le Vietnam a mis du temps pour connaître le Concile à cause de la fermeture du Vietnam jusqu’en 1988. L’Eglise a adopté les recommandations du Concile et il n’y a qu’un rite en vigueur qui est le rite ordinaire.
Que pensez-vous de l’action du Pape Benoît XVI depuis son élection sur le trône de Saint-Pierre ? Comment réagissez-vous aux différentes critiques qui lui sont adressées ?
Je pense que Benoît XVI est le pape donné par l’Esprit Saint à son Eglise, comme successeur de Jean-Paul II. Il a son charisme propre qui consiste à enraciner ce que Jean-Paul II a apporté. Comme toute démarche d’approfondissement cela entraîne des résistances. Quant aux critiques elles sont souvent le fruit de l’ignorance des commentateurs ou le résultat d’un parti pris qui déforme les propos du pape en les isolant de leur contexte.
Quel serait votre mot de la fin ?
Laissons-nous émerveillés par la beauté de l’Eglise dans sa diversité et laissons-nous toucher par la fidélité des Eglises persécutées qui nous remettent dans l’essentiel de la foi au Christ mort et ressuscité.
Propos recueillis en mai 2009 par http://www.generationfa8.com
03 novembre 2009
Ma femme et mes filles…

La femme dont je partage la vie depuis quarante ans a représenté la cristallisation de cette quête de vérité et l’accomplissement de ma fascination pour les femmes. Notre union est une réussite, dans la mesure des réussites humaines. Beaucoup de choses nous distinguent. Elle m’a donné ce que je n’avais pas ou ce que j’avais perdu : le sens du bonheur et de l’insouciance. Peut-être lui ai-je apporté ce qu’elle n’avait pas ou pas encore : la gravité et une certaine persévérance.
L’intimité avec autrui n’est jamais un équilibre parfait. Il faut, pour irradier la vie ensemble, une lumière qui vient de l’accord entre les rêves de chacun. La confiance est, comme au combat, la clé de tout. Si l’amour se nourrit de mystère, il résiste rarement au mensonge. La familiarité avec le danger rend plus transparent. Elle induit une certaine vérité intérieure, qui aide peut-être à se trouver l’un et l’autre.
J’ai essayé de lui donner le meilleur. Je n’y ai pas toujours réussi. Sa jeunesse en Algérie avait été lumineuse. Elle avait épousé un jeune commandant. Deux enfants étaient nés. D’une certaine manière, tout lui souriait : elle n’avait que vingt-cinq ans le jour où je suis entré à la prison de la Santé...
Pendant mes années de détention, elle a dû vivre chez ses parents, avec nos enfants. Ma solde était supprimée. Elle m’a connu prisonnier politique puis ancien détenu sans papiers et sans chéquier, ce qui n’était pas un statut social particulièrement enviable. Elle a toujours été à mes côtés, infiniment vivante. Son sourire et son courage sont pour moi semblables à deux sentinelles qui veillent sur ma route en ces derniers tournants et la protègent.
C’est avec une grande réticence que j’évoque ces souvenirs intimes mais, au-delà de ma propre aventure, ils éclairent une autre dimension des femmes : leur capacité à durer, à endurer, à construire, à dilater les sentiments, tout en changeant perpétuellement. Elles nous enracinent dans l’existence.
Quatre filles ont éclairé la seconde partie de ma vie. Le destin m’a fait un cadeau en peuplant notre maison de ces femmes dont j’avais été privé. J’ai tout aimé d’elles. Leur présence a apaisé bien des angoisses et plus d’un cauchemar.
Mes filles me trouvent souvent absent, lointain. Elles m’imaginent enfermé dans le souvenir des aventures que j’ai vécues. Elles se trompent. Je suis bien plus proche d’elles qu’elles ne l’imaginent. Je suis l’une des sources de leur existence. Je suis une part de ce qu’elles vivent, un morceau de leur bonheur, un accent de leur rire, mais aussi un chapitre de leurs souffrances et une présence dans leurs épreuves. Chaque jour, une ombre les accompagne, se réjouit pour elles ou pleure en silence. Seules la pudeur et cette émotion que l’on craint et qui monte parfois sans prévenir avec le poids des ans me retiennent de le leur dire.
Hélie Denoix de Saint-Marc - Les Sentinelles du soir
02 novembre 2009
Plus aucune activité, plus aucun emploi n'est protégé

"Lorsque Renault est allé construire sa Logan en Roumanie, on nous a expliqué qu'elle était destinée aux pays émergents. Deux ans plus tard, le constructeur nous disait : "Mais pourquoi priver les Français d'une voiture bon marché ?". En 2001, la France produisait 3.3 millions de voitures. Elle n'en fabrique plus que 2.2 millions. Dans quelques années, la production française sera réduite à la portion congrue car tous les investissements de volume sont réalisés hors de France. Je suis prêt à parier qu'on nous fera, avec les Airbus assemblés en Chine, le coup de la Logan. Et l'informatique, la recherche et les services connaîtront le même sort. Plus aucune activité, plus aucun emploi n'est protégé. Ne nous voilons pas la face : la Chine et l'Inde forment plus d'ingénieurs que l'Europe (...) Il est urgent de sortir des discours anesthésiants qui nous rassurent à bon compte. Entre 1990 et 2007, l'industrie française a perdu près d'un million d'emplois, soit plus d'un cinquième de ses effectifs (...) Toute relance de la consommation se traduit immédiatement par un accroissement du volume de nos importations"
Jean Arthuis retranscrits dans Faits & Documents N°261
31 octobre 2009
Le samouraï (1967)
24 octobre 2009
Nouveau Choc du mois en kiosque
L'équiée malaise

La Malaisie, ce serait la belle vie si le duc Pons ne risquait de s’en voir chassé. Cette idée n’est pas supportable : plutôt que renoncer au pouvoir, au grand air, à ses projets astronomiques, le duc choisit la résistance. D’Europe il va faire venir des renforts, à bord d’un cargo cypriote. Ces renforts, à Paris, viennent d’affronter des épreuves redoublées, des amours parallèles. Ils n’en peuvent plus. Supérieurement fourbus par le décalage horaire, ils jouent aux dés en attendant d’aller se battre.




































