O.N.G. - Extrême-orient(é)

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17 novembre 2009

30 ans du village Hmong de Javouhey

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Ce mois ci à été célébré le 30eme anniversaire de l'arrivée des Hmong dans l'ouest Guyanais. Un moment solennel, non pas dans la repentance, ni quelconque amertume, mais plutôt dans un hommage aux  30 années de travail et de vie de cette communauté. C'est précisément le 10 novembre 1979 que les premiers d'entre eux arrivent des camps de réfugiés implantés en Thaïlande, fuyant le Laos. Plusieurs convois vont ainsi débarquer à Javouhey, en dépit de l'opposition manifestée par de nombreux Guyanais (notamment les syndicalistes de l'UTG).  Mais cette opposition ne remettra pas en cause l'accord donné à l'installation des Hmongs par Emmanuel Bellony, alors maire de Mana. Il en fut de même pour l'installation des Hmongs au village de Cacao grâce à Claude Ho-A-Chuck, qui était alors à la tête de la municipalité de Roura.

Avec l'aide des Soeurs de Javouhey, les Hmongs ont su construire une communauté stable et indépendante économiquement. Arrivé avec de simples bagages, leur prospérité aujourd'hui, bien que discrète, n'est pas à démontrer, de même que leur culture quasi intacte ainsi que les liens entretenus avec les autres communautés amérindiennes, ou bien encore les autres communautés Hmong de part le monde.  La soirée , sous le thème Toujours ensemble vers, vert, l'avenir, a débuté par un chant interprété par Ya kou Augustin, adjoint au maire. Puis un repas fut offert aux très nombreuses personnes présentes (Hmong, français de métropole, amérindiens..). Le tout suivi d'une soirée danses traditionnelles et d'une représentation de l'arrivée de 1979, le tout ponctué de prière chrétienne en remerciement aux Sœurs de Javouhey. Sur l'immense scène de la place du village, était déployé un gigantesque drapeau français.

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11 novembre 2009

Festa dei Popoli

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La "Festa dei Popoli", svoltasi al Circolo Futurista dal 5 all'8 Novembre 2009, ha voluto sostenere le cause di quei popoli in lotta, sempre troppo ignorati dallle istituzioni, mediante eventi artistici e culturali. Tutto questo mentre la politica moderna, salvo rare eccezioni, non può prendere posizione in favore di queste etnie, perchè intrisa di quel servilismo verso i  potenti che silenziosamente ne vietano il supporto e operano l'ammutinamento mediatico. Quelle rare eccezioni rispondono alla sigla dell'OSCE (Organizzazione Sicurezza e la Cooperazione in Europa), nella persona dell'On. Riccardo Migliori, il quale ne è Presidente per l'Italia, risultando sensibile alla causa dei Karen e mettendo in rilievo la situazione a mezzo di interrogazioni parlamentari. Sulla scia di questo, noi andremo avanti battendoci su due campi. Il primo è quello di promuovere sempre nuove iniziative, capillari e territoriali, mai banali. Il secondo è quello politico, cercando tutti i referenti nel panorama politico sia italiano che europeo (FAO, OSCE, Ministeri e Assessorati con incarichi esteri, organizzazioni umanitarie), che possano ascoltare ragioni e problematiche di queste popolazioni "senza voce" e attivarsi affinchè le loro richieste di sostegno non rimangano mai più negli archivi.

La nostra Patria è laddove si combatte per la nostra Idea

Circolo Futurista

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06 novembre 2009

L'Hokkaido-Ken

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Monument Naturel au Japon depuis 1937, l'Hokkaido (北海道犬) est un chien vif, joueur et espiègle. Dans son pays natal, il a été sélectionné par les Aïnous (peuple de l'île d'Hokkaido) depuis des centaines d'années pour la chasse à l'ours et au cervidé, leur proximité à l'homme et leur endurance au froid. Il a une taille moyenne, de constitution robuste avec une ossature très solide. Il est tout en muscle, ce qui en fait un chien puissant, rapide et impulsif. Il a la particularité d'avoir parfois, comme le show-show, la langue bleue ou avec des tâches. Ce chien est hardi et fait preuve d'une endurance remarquable. Ce n'est pas un chien d'appartement, il a besoin d'espace et d'exercices, tout comme le Huski. Le froid ne lui fait pas peur car sa fourrure est épaisse. Il peut être à la fois chasseur, chien de garde, chien de piste et chien de compagnie. Il possède en outre un sens inné de la direction. Son crâne et son front sont larges et légèrement aplatis avec un stop pas très marqué. La truffe est noire ou chair, notamment chez l'Hokkaïdo à robe blanche. Le chanfrein est droit, quant au museau, il est en forme de coin. Ses lèvres sont serrées avec une dentition en ciseaux. Bonnes joues bien développées avec des yeux écartés, petits, triangulaires et sombres. Et enfin, les oreilles sont petites, elles aussi triangulaires, fermement dressées et légèrement inclinées vers l'avant. L'Hokkaido à un dos droit et fort avec un garrot bien sorti et des reins musclés quoique modérément larges. Sa croupe est inclinée, son poitrail bien développé, poitrine descendue, ventre remonté. Il a des jarrets résistants et robustes. Adulte, il pèse entre 20 et 30 kilos. Le mâle et la femelles font la même taille en générale (45 à 48/49 cm). Sa queue, épaisse, est attachée haut et fortement enroulée et recourbée sur le dos. Le poil de couverture est rude et droit, le sous-poil est doux et épais, le poil de la queue est long et écarté. Il faut le brosser régulièrement car l'Hokkaido mue ! La robe peut être blanche, noire et feu, noire, sésame, bringée ou rouge. Sa durée de vie est entre 11 et 13 ans. Attention : c'est un chien agressif avec les autres chiens !

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05 novembre 2009

(Ré)écoutez l'émission sur "Les Hmongs" de RBN Canada

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02 novembre 2009

Mizo-kuki-chin

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Les langues mizo-kuki-chin, également appelées kuki-chin, sont un groupe de langues tibéto-birmanes parlées entre le Mizoram et le sud du Manipur (états indiens), l'État Chin de Birmanie et les Chittagong Hill Tracts au Bangladesh. Elles sont appelées kuki en Inde et chin en Birmanie. Certaines langues sont appelées différemment des deux côtés de la frontière : les Kuki Paithe du Manipur parlent ainsi la même langue que les Tiddim Chin de Birmanie. Le nom Chin dérive du birman écrit khyangh, à ne pas confondre avec Kachin (ka khrang), le nom birman de l'ethnie sino-birmane Jingpo. Les langues chin ont un système tonal allant de trois à cinq tons selon les langues. La plupart de ces peuples ont été christianisés et la Bible est disponible dans certaines de ces langues.

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30 septembre 2009

Tambour et soleil

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26 septembre 2009

Des Jedburghs à l'Opération D, des Hmongs à l'Algérie

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Jean-louis TREMBLAIS, vous venez de rédiger sous forme d’entretien à « 4 mains » la biographie du Colonel SASSI, cette figure légendaire des fameux mais méconnus  « JEDBURGH ».  Pourquoi/comment  avez-vous eu envie de raconter la vie du col Sassi ?
Au printemps 2008, j’enquêtais pour le Figaro Magazine sur les Hmongs du Laos, persécutés par le gouvernement communiste de Vientiane depuis 35 ans. Ce peuple nous a soutenus pendant la guerre d’Indochine, avant de faire de même avec les Américains pendant le conflit vietnamien. Cet engagement anticommuniste –à nos côtés-, il le paye chèrement, encore aujourd’hui : internement, déportation, massacres. Tous mes interlocuteurs m’ont orienté vers le colonel Sassi, qui fut le chef des maquis GCMA (Service Action) au Laos de 1953 à 1955. Je l’ai rencontré pour l’interviewer au sujet de ces Hmongs qu’il avait bien connus. Le contact est passé. Fasciné par son histoire (qui commence avec les Jedburghs en 1943-44), je lui ai demandé sans conviction s’il souhaitait écrire ses mémoires. Elevé dans le culte du secret, il ne l’avait jamais fait. A ma grande surprise, il a accepté. Une occasion inespérée : il fallait que nos compatriotes sachent quels sacrifices, quels tourments, quelles souffrances certains hommes ont enduré pour notre pays. Sans gloire ni publicité. Pendant plusieurs mois, de juillet à octobre 2008, nous nous sommes revus. J’ai découvert un conteur de talent, non dénué d’humour. Le contraire du matamore hâbleur et vantard. Un pur bonheur. Le résultat de ces entretiens, c’est donc ce livre.

Vous rentrez d’Afghanistan, la rédaction de l’ouvrage du Col SASSI vous a-t-elle permis d’appréhender ce qui se passe sur le terrain de manière différente ?
Même si les Forces Spéciales y sont actives, je me garderais bien d’effectuer un parallèle. Le contexte historique est radicalement différent. Le colonel Sassi menait avec ses partisans Hmongs une guerre non-conventionnelle ou contre-insurrectionnelle mais dans un cadre précis : la décolonisation, avec la guerre froide en toile de fond. Des dizaines de milliers de soldats français se battaient là-bas. En Afghanistan, nos 3 000 hommes (ce n’est pas un énorme contingent) se battent dans une coalition internationale, sous la bannière de l’OTAN, contre une nouvelle menace : l’islamo-terrorisme

A la lecture de votre livre, on a l’impression que seul des profils « non conventionnels », hétérodoxes peuvent  véritablement être des acteurs valable dans une guerre révolutionnaire.
C’est vrai. Toute sa vie, le colonel Sassi s’est heurté à la hiérarchie et au commandement. Pour ne retenir qu’un exemple : son opération D (Desperado) visant à désenclaver Dien Bien Phu avec une colonne de 2000 partisans Hmongs et une poignée de cadres français fut décidée sans le feu vert de l’Etat-Major. Ce type de guerre souterraine et subversive choquait les mentalités de l’époque : l’armée, et c’est toujours vrai, est souvent peu encline à tolérer les initiatives individuelles et les méthodes iconoclastes. Les généraux ont parfois tendance à accorder plus d’importance au règlement qu’aux résultats…

JLT , vous avez beaucoup  bourlingué, vous connaissez  de nombreux conflit, vous côtoyez les « hommes de guerre ». Que vous a inspiré le Col SASSI ?
Un immense respect. A 90 ans, il avait gardé le même enthousiasme que chez les Jedburghs. Des convictions intactes, malgré les déceptions multiples (en Algérie, notamment). Son histoire, telle que relatée dans le livre, est plus qu’un témoignage militaire : c’est une école de la vie.

JLT, vous êtes grand reporter au Figaro Magazine, votre livre ne va pas manquer de combler un vide. En tant qu’acteur de la société civile, vous êtes sensible à la démarche de l‘ANSSO. Que souhaitez vous dire à nos soldats qui se battent en Afghanistan, en RCI , au Liban, au Tchad au Kosovo ?
Qu’il se trouvera toujours quelqu’un pour relater leurs faits d’armes et entretenir la mémoire. Même s’ils se sentent parfois en décalage avec nos sociétés contemporaines, loin des préoccupations quotidiennes de nos compatriotes. C’est aussi pour cela que nous avons souhaité écrire ce livre : en hommage à tous ceux qui sont tombés pour la France, à tous ceux que la France a laissé tomber. Français, légionnaires étrangers ou partisans autochtones…

Entrevue réalisée par l'Association Nationale de Soutien à nos Soldats en Opération (ANSSO)

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25 septembre 2009

Le syndrome de mort subite inattendue

Bangungot

Le syndrome de mort subite inattendue (SMSI) ou syndrome de mort subite nocturne (SMSN) est la mort inattendue des adolescents et des adultes pendant le sommeil. Il a d'abord été noté en 1977 parmi les réfugiés Hmong aux Etats-Unis. La maladie a encore été signalée à Singapour, où une étude rétrospective de dossiers a montré que 230 hommes thaïlandais en bonne santé sont décédés subitement des causes inexpliquées entre 1982 et 1990. Aux Philippines, le syndrome affecte 43 pour 100.000 par an chez les jeunes Philippins. Les jeunes hommes Hmong du Laos et ceux du nord-est de la Thaïlande (où la population est principalement d'origine laotienne) sont les principales victimes de ce syndrome. Le SMSI a été dissimulée dans la superstition. Les Hmong du Laos attribuent ces décès à un esprit malin, "dab tsuam" (prononcé "cho da"), qui prend la forme d'une femme jalouse. Aux Philippines cela se dit "Bangungot" ce qui signifie en tagalog "se lever et gémir dans son sommeil" et les Philippins croient que c'est en ingérant une quantité élevée d'hydrates de carbone juste avant de dormir que cela survient. En laotien cela se dit "dab tsog", "Laitai" en thaïlandais. En Thaïlande, il est particulièrement soupçonnés d'être liés à l'absorption de gâteaux de riz. Ce n'est que depuis peu que le monde scientifique a commencé à comprendre ce syndrome. Les victimes du bangungot ne souffrent pas de problèmes cardiaques, néanmoins l'activité cardiaque au cours d'épisodes de SMSI indique que le rythme cardiaque devient irrégulier. La victime survit à cet épisode si le rythme du cœur redevient normal. Les vieux Philippins recommandent d'essayer de remuer le gros orteil pour réactiver le rythme normal. Aux Philippines, la plupart des cas de bangungot sont associés à une pancréatite hémorragique aiguë. En Thaïlande et au Laos, le bangungot est causée par le syndrome de Brugada (maladie génétique rare du cœur). Les survivants décrivent un sentiment de peur intense et une paralysie. Il y a une sensation de pression dans la poitrine.

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16 septembre 2009

Le QI et la richesse des nations ?

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« IQ and the Wealth of Nations », en français « Le QI et la richesse des nations », est un livre controversé publié en 2002 par les docteurs Lynn et Vanhanen. Richard Lynn est professeur émérite de l’université d’Ulster en Irlande du Nord, Tatu Vanhanen est professeur émérite en science politique de l’université de Tampere en Finlande.

La thèse qui y est défendue est qu’il existe une forte corrélation entre les différences de PIB par habitant et le QI moyen de leur pays. Selon eux, cette corrélation montre que le QI moyen des habitants a un impact certain sur la richesse du pays et sur la croissance économique même si ce n’est pas l’unique facteur. Les sources et la méthode d’analyse furent critiquées pourtant les auteurs écrivirent une suite en 2006 intitulée « IQ and Global Inequality ».

Le livre analyse les résultats de QI moyen de 81 pays basés sur différents rapports déjà publiés. Selon les auteurs, il existerait une corrélation de 0.82 entre le QI et le PIB par habitant et une corrélation de 0.64 avec la croissance économique de ces pays entre 1950 et 1990. Ils attribuent le décalage des QI entre les différentes nations à des facteurs génétiques et économiques. Ainsi ils affirment qu’un PIB bas peut être la cause d’un faible QI national mais aussi qu’un faible QI national peut être la cause d’un PIB bas. Ils affirment ainsi un devoir moral des nations les plus riches d’assister les plus pauvres. Le livre fut très remarqué en Angleterre où le Times en fit une couverture élogieuse et en Finlande notamment car Vanhanen est le père du premier ministre finnois. Pourtant, le livre fut aussi victime de sévères critiques.

Pour 104 des 185 nations que compte le monde, il n’existait pas d’études sur le QI. Dans ce cas, les auteurs utilisèrent des estimations basées sur des pays voisins ou de pays ayant des ethnies ou des conditions sociales similaires. Ils ajustèrent aussi les chiffres en fonction des dates des études en utilisant la théorie de Flynn selon laquelle le QI augmente avec le temps selon un facteur calculable. Ils établirent ainsi un classement mondial. Aux premiers rangs se retrouvent Hong Kong (107 - classé à part malgré sa réintégration à la Chine), la Corée du sud (106), le Japon(105), Taiwan(104), Singapour (103), l’Autriche (102), l’Allemagne (102) et l’Italie (102). La France se situe au 17ème rang avec 98 et le Canada au 22ème à 97. En queue de peloton, on retrouve la Guinée équatoriale à 65, le Congo à 65 ou l’Éthiopie à 63. On considère généralement un QI supérieur à 130 comme très élevé, entre 90 et 109 comme moyen et en dessous de 70 comme très bas.

Dans certains cas, le PIB ne correspondait pas aux prévisions faire à partir du QI. Dans ce cas les auteurs ont souvent noté que ces pays étaient dotés de richesses naturelles exceptionnelles ou de régimes politiques particuliers. C’est le cas par exemple du Qatar dont PIB est élevé à cause du pétrole alors que le QI moyen est de 78. La Chine ou le Vietnam sont aussi des cas particuliers du fait des régimes communistes qui ont freinés leur croissance économique. En revanche, depuis la libéralisation de leurs systèmes économiques, la corrélation entre le QI des Chinois et des Vietnamiens et la croissance, semble confirmer la théorie de Vanhanen et Lynn.

Le livre ne fut pas reçu par un jury de pairs en revanche il fut publié chez un éditeur scientifique. Pourtant, les études sur les QI qu’ils ont utilisés pour le livre ont été citées par d’autres articles scientifiques. Les critiques portèrent principalement sur l’interprétation des données et l’ampleur des groupes étudiés pour obtenir le QI moyen d’un pays. Malgré cela, bon nombre de spécialistes, s’ils ne partagent pas toutes les conclusions du livre, avoue que certaines corrélations sont troublantes et méritent des analyses plus poussées. On reprocha aussi aux auteurs d’utiliser des tests ethnocentrés, notamment privilégiant les populations occidentales. Pourtant les pays en tête du classement sont tous asiatiques ce qui aurait tendance à invalider cet argument.

Si les conclusions du livre sont certainement matière à discussion comme l’avoue eux-mêmes les auteurs - en effet ils indiquent qu’il existe d’autres facteurs à considérer que le QI – elles ont ouvert le terrain à de nombreuses recherches sur l’inégalité économique à travers le monde. Si les conclusions s’avèrent vraies, il existerait donc probablement un devoir moral pour les nations riches d’aider les nations les plus pauvres car elles n’auraient pas les moyens intellectuels par elles-mêmes de se sortir de cette situation.

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11 septembre 2009

Contre la discrimination ?

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Ceci. La logique avec soi-même est l'une des formes de la franchise. Je suis pour la non-discrimination, pour la décolonisation, pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Mais à une condition : c'est que la règle ne souffre pas d'exceptions. Si l'on est contre la colonisation, alors il faut être pour la décolonisation réciproque, c'est-à-dire contre toutes les formes de colonisation : stratégique, économique, culturelle, artistique, etc. On a le droit d'être pour le Black Power, mais à la condition d'être, en même temps, pour le White Power, le Yellow Power et le Red Power. Par dessus tout, je me méfie de l'unilatéralisme : c'est le signe n° 1 de l'esprit partisan, au pire sens du terme. Or, nous assistons à certains paradoxes. Nous voyons des idéologues prendre position pour le respect de toutes les races. Sauf une : la nôtre (qui, par parenthèse, est aussi la leur). Je parlais tout à l'heure d'altéroraciophobie. Ici, c'est d'altéroraciomanie qu'il faudrait parler : autre déviation pathologique, à caractère plus ou moins masochiste. Les mêmes qui nous expliquent, non sans raison, qu'en brisant les habitudes mentales, les structures sociales et traditionnelles des pays du tiers-monde, la colonisation les a stérilisés, se font en Europe les adeptes de la pire néophilie, sacrifient tous les jours au mythe du " progrès " et invitent nos contemporains à rompre avec les " vieilleries " du passé. D'un côté, on nous dit que les Indiens et les Esquimaux ne peuvent pas résister à l'agression que représente le contact avec la civilisation occidentale. De l'autre on affirme que le mélange des peuples et des cultures est, pour les Européens, chose excellente et facteur de progrès. Il faudrait donc savoir s'il y a deux poids et deux mesures, et si, pour citer Orwell, tous les peuples sont égaux sauf ceux qui sont plus égaux que les autres ! Pour ma part, je ne vois pas pourquoi ce qui est excellent pour les Bororos ou les Guayaquis ne se révélerait pas au moins aussi bon pour nous. Ou bien alors, il faudrait admettre que certaines races sont plus douées que d'autres du point de vue des capacités d'adaptation. Mais ce serait alors de la discrimination. " Si l'on dénonce, à bon droit, les ethnocides des primitifs par les Européens, écrit Raymond Ruyer, il ne faut pas interdire aux Européens de préserver leurs propres ethnies ". De leur côté, les dirigeants des communautés juives ne cessent de répéter que deux périls les ont toujours guettés dans l'histoire : les pogroms et l'assimilation. Leur mise en garde vaut la peine d'être écoutée. Elle se nourrit d'une sagesse qui vient de loin. Réaffirmons donc le droit des peuples à être eux-mêmes, le droit qu'ont tous les peuples à tenter d'atteindre leur plénitude, contre tout universalisme et contre tous les racismes. (intégralité de l'entrevue)

Alain de Benoist dans Éléments

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