01 décembre 2009
La toile #5
(avec deux sujets sur l'Asie : un sur le Népal et un sur la Corée)
30 novembre 2009
Why ?

22 novembre 2009
Lee Kyang Hae

Lee Kyang Hae est né à Jangsu, Jeollabuk-do, dans ce qui était alors une Corée unifiée. Il est diplômé du Collège d'agriculture de Séoul en 1974 et a choisi de vivre de l'agriculture, même si l'agriculture n'a pas été vu à l'époque comme une logique de carrière pour un diplômé universitaire. Il a établi une ferme laitière sur un terrain vague abandonné, l'a développé jusqu'à avoir plus soixante-dix vaches et l'a fait prospérer. Il a aussi développé des fermes maraîchères et ouvert l'ensemble de ses exploitations agricoles aux étudiants cherchant une expérience de vie réelle. C'est durant cette période qu'il a épousé Kim Lee Baek-i, un journaliste pour le magazine locale Montagnes.
En 1979, il a été élu président de l'Association des éleveurs de Jangsu. Tout au long des années 1980, il travailla à améliorer la situation des agriculteurs dans le pays, et en raison de ses efforts, il a été élu à plusieurs postes de premier plan au niveau agricole. Il est devenu président des Jeunes Producteurs de Jangsu en 1983 puis président de l'Association des jeunes fermiers de la province du Jeonbuk en 1987. Ses actions ont retenu l'attention de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), et en 1989, Lee a reçu le prix pour «Agriculteur de l'année», un comble pour un anti-mondialiste. En 1989, il a été élu président de la Fédération des Grandes exploitations de Corée, poste qu'il a occupé jusqu'en 1991. En 1990, il a crée son magazine hebdomadaires : Jeunes Fermiers Coréens Magazine.
Dans les années 1990, Lee a adopté des méthodes plus visible dans son combat pour les agriculteurs coréens. Il a été élu à trois reprises pour siéger à l'assemblée provinciale de Jeonbuk. Et quand le gouvernement sud-coréen tenta d'empêcher la tenue de la deuxième Conférence Nationale des Jeunes Agriculteurs de Corée, Lee mena une grève de la faim en signe de protestation.
Lee passa une partie de sa vie à s'opposer à la mondialisation des grandes entreprises et à soutenir, supporter les fermiers locaux, ainsi que les pêcheurs de la pêche artisanale. Il contestait les réglementations de l'OMC qui détruisaient les petites exploitations agricoles, réduisant les fermiers à la pauvreté. En 1993, en signe de protestation à l'OMC, il fit une tentative de suicide devant son siège à Genève. Il fut ranimé à l'hôpital.
Lee a aussi mené une grève de la faim en 1994, lorsque l'OMC mit la pression sur la Corée du Sud pour ouvrir ses marchés aux produits agricoles étrangers. Il resta dix-sept jours devant le bâtiment de l'Assemblée nationale, pour essayer de convaincre les parlementaires de faire une loi contre l'OMC. En 2000 Décembre, Lee Kyung-hae allé sur une autre grève de la faim pendant vingt-six jours.
Le 10 septembre 2003, lors de la conférence de l'OMC à Cancún Lee se tint devant une barricade lors d'une grande manifestation et se transperça le cœur devant les caméras de télévisions. Bien qu'il fût transporté rapidement dans un hôpital proche, il mourut durant l'opération. Sa mort tragique est devenue un exemple de l'effet destructeur du "commerce libre" sur les vies des travailleurs.
01 novembre 2009
Dokdo ist Korea
23 octobre 2009
Le traité de Taft-Katsura

Le traité de Taft-Katsura est unaccord diplomatique secret signé entre le Secrétaire Americain à la Guerre William Howard Taft et le Premier ministre japonais Taro Katsura le 29 Juillet 1905. Dans l'accord, les États-Unis reconnaissaient aux Japonais le contrôle sur la Corée en échange d’une reconnaissance japonaise de la mainmise américaine sur les Philippines. L'accord resta officieux jusqu'en 1924. Ce fut la cause directe de l'invasion de la Corée par le Japon.
12 octobre 2009
Pierre Loti

Julien Viaud dit Pierre Loti, né le 14 janvier 1850 à Rochefort en Charente-Maritime, est issu d'une famille protestante. Très tôt il peint, fait de la musique. Impressionné, attiré par la mer, il décide à treize ans de devenir marin. Deux ans plus tard, il perd son frère Gustave qui sera immergé dans l'océan Indien. La famille Viaud connaît de graves difficultés financières. En 1866, Julien part à Paris pour préparer le concours d'entrée à l'école Navale au lycée Henri IV. Il commence son journal intime et ses études. Brillant élève, très doué, il est reçu en 1867 puis admis sur le Borda, vaisseau école en rade de Brest. Deux ans plus tard, nommé aspirant, il embarque sur le Jean Bart. Ses voyages le conduisent dans des pays mal connus à l'époque : l'Algérie, la Turquie, puis le Brésil, les États-Unis, et le Canada.
En 1870-71, pendant le siège de Paris et les drames de la Commune, il perd son père. Loti est en mer du Nord et en Bretagne puis met le cap sur les Canaries, Dakar, la Guyane, le Pacifique. L'année suivante, les vahinés de Tahiti le baptisent Loti (rose en maori). Il découvre l'Île de Pâques. Quatre ans plus tard, il part pour le Levant et Constantinople. Julien Viaud publie en 1879 son premier ouvrage Aziyadé, sans nom d'auteur. En 1881, lieutenant de vaisseau, il reçoit son troisième galon. Deux ans plus tard, il découvre l'Extrême orient et publie son premier roman signé Pierre Loti, Le Roman d'un Spahi.
Suite à l'assassinat de Francis Rivière près de Hanoi le 19 mai, Jules Ferry envoie des troupes en Annam et au Tonkin. C'est ainsi que Pierre Loti embarque en mai 1883 sur l'Atalante pour participer à cette campagne. Son escadre, placée sous les ordres de l'Amiral Courbet, se dirige vers la Mer de Chine lorsque survient la mort de l'empereur Tu Duc, le 17 juillet. Un mois plus tard, l'escadre arrive en baie de Tourane, puis bombarde les forts de la rivière de Hué. C'est l'objet du récit de Loti. Au même moment, des troupes menées par le général Bouët entreprennent la conquête du delta du fleuve rouge.
Le 21 octobre 1886, il épouse Blanche Franc de Ferrière à Bordeaux. En 1889, il édite Madame Chrysanthème et Japonerie d'automne qui vont remporter un immense succès. C'est aussi l'année de naissance de son premier fils Samuel. En 1891, Loti est élu à l'Académie française.
Après un voyage privé en Terre Sainte, il loue en 1894 à Hendaye, dans les Pyrénées Atlantiques, une maison qu'il acheta dix ans plus tard. En 1898, il fait paraître dans un journal un article qui déplait au ministère. Mis à la retraite, il obtient gain de cause devant le Conseil d'État et retrouve ses activités. L'année suivante, il est promu capitaine de frégate, puis en 1906, capitaine de vaisseau. Il part en 1899, pour l'Inde, la Perse, passera l'hiver suivant au Japon, à Pékin et en Corée. Quatre ans plus tard, il prend sa retraite.
Lorsque éclate la guerre de 14, il a 64 ans et reprend du service, devenant agent de liaison, puis conseiller technique du général Gallieni. Le 28 juin 1918, il reçoit la Croix de guerre à l'ordre de l'armée. Le 23 mars 1921, il a une première attaque de paralysie. Il s'éteint quatre mois plus tard à Hendaye au Pays basque. Le gouvernement décide de lui faire des obsèques nationales. Il est enterré à Saint Pierre d'Oléron.
14 septembre 2009
Han-Seine (bonne adresse !)
Han-Seine et son espace culturel ont été créés au cœur de Paris en 2006. Son nom désigne les deux fleuves qui traversent Séoul et Paris. Han-Seine représente un espace culturel qui lie la France à la Corée. Salon de thé et restaurant, galerie d’Art et librairie, Han-Seine est un espace culturel qui invite les parisiens à découvrir la Corée par sa gastronomie, son art de la céramique et sa littérature.
32 Rue Monsieur le Prince 75006 Paris
06 septembre 2009
Dangerous Girls
02 septembre 2009
Le royaume de Koryo (Corée)

Vers la fin du IXe, le royaume de Silla déclina ; il dut faire face à une période de guerre civile et de soulèvements paysans, à des scissions en de petits États qui proclamèrent leur indépendance. En 918, Wanggeon, fils d'un riche marchand de Songak (actuelle Kaesong) et ancien dignitaire de Silla, se proclama chef d'un État dit de Koryo, ce qui marqua la fin de l'époque de la Corée unifiée dans le royaume de Silla, et le début d'une période intermédiaire, dite Période des Trois Royaumes postérieure, qui dura jusqu'en 935.
De 918 à 935, Koryo prend le contrôle de la péninsule, et s'étend. La conquête vers le nord va jusqu'au fleuve Chongchon, et s'arrête face aux Khitans. Par la suite, la frontière est fortifiée, à la manière du limes romain, sur le cours inférieur du Amnokgang, et du Amnokgang moyen à la mer de l'est.
Afin d'affermir son pouvoir, le quatrième roi Koryo, Gwangjong, édicta une série de lois, dont l'affranchissement des esclaves en 958, et la création d'un concours de recrutement pour les fonctionnaires. Il se proclama Empereur. Petit à petit, par cette œuvre administrative, les rois Koryŏ réussirent à discipliner progressivement les seigneurs locaux, but atteint sous le onzième roi de la dynastie, Munjong (문종).
Malgré l'œuvre administrative accomplie jusqu'en 1000 environ (concours, sinisation, assimilation des élites antérieures), le pouvoir de la dynastie ne put s'imposer tout à fait complètement. Les potentats locaux gardèrent une part de leur autonomie.
Les épouses impériales, du onzième (Munjong) au dix-septième roi (Injong), sont issues de la maison Li d'Inju (인주이씨). À chaque mariage, les Li gagnèrent du pouvoir sur les rois, ce qui conduisit au coup d'État de Li Jagyeom en 1126. Malgré son échec, la puissance du monarque fut atteinte dans les esprits, et Koryo dut subir une guerre civile au sein de la noblesse.
En 1135, Myo Chung proposa de déplacer la capitale à Seogyeong (actuelle Pyongyang) et en 1170, les militaires menés par Jeong Jungbu (정중부) et Li Uibang (이의방) prirent le pouvoir. Le roi Injong partit en exil, et Myeongjong (명종) fut couronné à sa place. Les fonctionnaires civils furent mis à l'écart, au profit des militaires. Une longue période d'instabilité s'ensuivit, entre coups d'États militaires au sommet de l'État et révoltes paysannes à la base.
Dès les débuts de l'expansion mongole, le Koryŏ eut à souffrir de ses raids. Une alliance est cependant nouée avec les Mongols, ce qui permet de chasser les Khitans de Corée. Un tribut doit ensuite être versé aux Mongols. Les Mongols envahissent le Koryŏ en 1231, et le roi signe sa reddition en 1232 : un général représentant l'empereur mongol s'installe à Kaesong. Le roi Choi Chungeon (최충헌) fuit sur l'île de Kanghwa la même année, exhortant tout le monde à la résistance armée. Une deuxième invasion est déclenchée par la mort du général mongol. En 1235, après une troisième invasion, des garnisons permanentes sont imposées. Les campagnes comme les villes sont mises à sac.
En 1254, 200 000 Coréens meurent lors de la quatrième invasion mongole. Le roi refuse de revenir sur le continent tant que les Mongols sont présents, puis cède en 1258. Quelques dignitaires militaires refusent cette reddition, et forment la rébellion Sambyeolcho, qui lutte dans les îles du détroit de Corée, entre le sud de la péninsule et le Japon. La cour ne peut revenir à Kaegyong qu'en 1270, moyennant de dures conditions.
C'est avec le roi Gongmin (régnant de 1351 à 1374) que le début du recul mongol commence. La Corée subit cependant l'invasion des Turbans rouges (rebelles chinois) qui ravagent le pays en 1360. Le général Yi Seonggye vainc Mongols et Djourchet en 1364, mais la nouvelle dynastie Ming en Chine l'empêche de reprendre la Mandchourie.
Il s'attaque aux pirates japonais : ceux-ci menaient des raids sur les côtes depuis le XIIIe siècle, mais leurs pillages avaient pris une telle ampleur au XIVe que les zones côtières étaient totalement abandonnées. Yi Seonggye organise la chasse aux pirates et éradique ce danger, ce qui lui vaut une grande popularité. Le roi, passé sous l'influence du moine Sin-Ton, est assassiné (1374) et la faction mongole prend le pouvoir. Elle paie tribut aux Ming à partir de 1384, qui décident d'établir une commanderie dans le Hamkyong.
Ceci provoque la décision d'envahir le Yodong, en Chine, en 1388. Le général Yi Seonggye est chargé du commandement de l'armée (38 000 hommes). Mais celui-ci fait demi-tour à la frontière et prend le pouvoir en 1392. Il fonde la dynastie Chosŏn.
01 septembre 2009
Nouvelles

:: Yukio Hatoyama, futur Premier ministre du Japon, a commencé lundi à former un gouvernement au lendemain d'un retentissant succès électoral, tandis que les investisseurs s'interrogent sur les politiques économique et étrangère d'un Parti démocrate très inexpérimenté.
:: L'ancien président de la Corée du Sud entre 1998 et 2003, Kim Dae-jung, est décédé mardi à l'âge de 85 ans. Il incarnait la transition entre le régime autoritaire militaire et la démocratie "à la sud-coréenne".
:: La reprise d'un conflit entre les militaires birmans et les groupes rebelles dans le nord-est de la Birmanie ont provoqué l'afflux d'au moins 30.000 réfugiés en Chine. Une bombe a explosé dans cette zone du côté chinois de la frontière et tué une personne, alors que la Chine a appelé son voisin et allié à gérer "correctement" le conflit.
:: Les conditions de circulation à la frontière entre les deux Corée seront allégées à partir de mardi, a annoncé lundi le gouvernement sud-coréen.












































