30 novembre 2009
Why ?

28 novembre 2009
L'identité chez les Hmong de Guyane

cliquez sur l'image pour télécharger le .pdf de 16 pages, et merci beaucoup à Terra Preta
25 novembre 2009
La CIA, Al Qaida et la Turquie au Xinjiang et en Asie centrale

Lors d'une interview à l’émission radio Mike Malloy radio show, l’ancienne traductrice pour le FBI, très connue aux Etats-Unis Sibel Edmonds a raconté comment le gouvernement de son pays a entretenu des « relations intimes » avec Ben Laden et les talibans, « tout du long, jusqu’à ce jour du 11 septembre (2001). » Dans « ces relations intimes », Ben Laden était utilisé pour des “opérations” en Asie Centrale, dont le Xinjiang en Chine. Ces “opérations” impliquaient l’utilisation d’al-Qaida et des talibans tout comme « on l’avait fait durant le conflit afghano-soviétique », c’est à dire combattre “les ennemis” par le biais d’intermédiaires.
Comme l’avait précédemment décrit Mme Edmonds, et comme elle l’a confirmé dans cette interview, ce procédé impliquait l’utilisation de la Turquie (avec l’assistance d’acteurs provenant du Pakistan, de l’Afghanistan et de l’Arabie Saoudite) en tant qu’intermédiaire, qui à son tour utilisait Ben Laden et les talibans comme armée terroriste par procuration.
Selon Mme Edmonds : « Ceci a commencé il y a plus de dix ans, dans le cadre d’une longue opération illégale et à couvert, menée en Asie centrale par un petit groupe aux États-Unis. Ce groupe avait l’intention de promouvoir l’industrie pétrolière et le Complexe Militaro-Industriel en utilisant les employés turcs, les partenaires saoudiens et les alliés pakistanais, cet objectif étant poursuivi au nom de l’Islam. »
Le journaliste new-yorkais Eric Margolis, auteur de War at the top of the World, a affirmé que les Ouïghours, dans les camps d’entrainement en Afghanistan depuis 2001, « ont été entrainés par Ben Laden pour aller combattre les communistes chinois au Xinjiang. La CIA en avait non seulement connaissance, mais apportait son soutien, car elle pensait les utiliser si la guerre éclatait avec la Chine. »
L'action des services secrets états-uniens aux côtés des séparatistes ouïghours du Xinjiang n'est pas seulement passée par Al-Qaïda mais aussi par le milliardaire turc domicilié à Philadelphie depuis 1998 Fetullah Gulen qui finance des écoles islamiques (madrassas) en Asie centrale, et par Enver Yusuf Turani, premier ministre autoproclamé du "gouvernement en exil du Turkestan oriental" (qui est censé englober le Xinjiang chinois)... basé à Washington. Ces personnalités sont liées à Morton I. Abramowitz, directeur du National Endowment for Democracy, qui a joué un rôle important dans le soutien aux islamistes afghans sous Reagan et aux milices bosno-musulmanes et kosovares sous Clinton (dans le cadre de l'International Crisis Group). Le vice-président étatsunien Joe Biden qui s'est répandu en propos incendiaires contre la Russie récemment est aussi sur cette ligne.
Cette politique s'inscrit dans le cadre du plan Bernard Lewis à l'origine supervisé par Zbigniew Brzezinski sous l'administration Carter qui visait à maintenir un "arc de crise" dans les pays musulmans d'Eurasie pour faire main basse sur les ressources d'Asie centrale en hydrocarbures.
Certains observateurs soulignent cependant que vu leur dépendance économique à son égard et l'intérêt qu'ils peuvent avoir à jouer la carte de Pékin contre Moscou les Etats-Unis sont voués à garder officiellement une position modérée sur la politique de la Chine au Xinjiang (où de violentes manifestations touchent la province et provoquent la mort d'au moins 140 personnes le 5 juillet dernier) en compensation de la politique agressive de leurs services secrets dans la zone.
Pékin semble toutefois résolu à contrer les manœuvres sécessionnistes sur son territoire, mais aussi à mener une action plus en profondeur sur le continent eurasiatique. C'est ainsi en tout cas que Nicolas Bardos-Feltoronyi, contributeur de l'atlas alternatif, analyse le prêt d'1 milliard de dollars que Pékin serait prêt à consentir à la Moldavie, pays charnière entre l'Union européenne et la Russie - un prêt sur 15 ans à un taux d’intérêt hautement favorable de 3%. Cette aide qui pourrait dissuader Chisinau de se rapprocher de l'Union européenne s'inscrirait selon l'auteur dans le cadre d'une coordination accrue des politiques étrangères russe et chinoise. C'est aussi l'analyse qu'en fait Jean Vanitier sur son blog.
Autre réplique à l'impérialisme états-unien en Eurasie, après la Libye, l'Algérie et la Syrie, le président vénézuélien Hugo Chavez s'est rendu le 7 septembre au Turkménistan, quatrième pays au monde pour les réserves de gaz après la Russie, l'Iran et le Qatar. Chavez a proposé à son homologue turkmène Gourbangouly Berdymoukhammedov d'adhérer au cartel gazier déjà évoqué sur ce blog. Le Turkménistan, actuellement en froid avec Moscou, est aussi très courtisé par l'Union européenne qui souhaite le voir adhérer à son projet de gazoduc Nabucco, ainsi que par la Chine.
24 novembre 2009
Le film coolos du jour : Usual Suspects (1995)

Roger « Verbal » Kint, petit malfrat handicapé, raconte à l'inspecteur de police David Kujan les événements complexes qui l'ont mené lui et 4 malfrats à être mêlés à un massacre qui a eu lieu la veille sur un cargo à quai dans le port de Long Beach. L'affaire est suivie de près par plusieurs services de polices car il semble que l'affaire ait une relation avec un criminel légendaire : Keyser Söze.
Je pensais que je n'étais pas si con que ça, mais après avoir vu ce film, j'ai des doutes ! Pour la bonne et simple raison que je n'ai pas compris. J'ai bien compris qui était Keyser Söze au final, mais je n'ai pas compris du tout l'histoire. Le coup de la coke pas coke, témoin pas témoin, l'avocat japonais chauffeur de voiture, le montage de l'opération en flashback avant arrière tout ça ... sérieux je sais pas si c'était la fatigue ou quoi, mais je suis passé à côté du film. Ce que j'ai le moins compris c'est si tout cela c'est effectivement passé, ou pas, et si oui : comme raconté par "jean-michel cripple" (l'handicapé dont j'ai zappé le nom!). J'ai donc demandé à ma ma femme, qui après une bonne minute de rire m'a expliqué. Elle a beaucoup aimé (vu qu'elle aime ce genre de scénario qui vont dans tous les sens). Faudra que je le revois (peut-être) quand j'aurais que ça à faire.
Note : 63%
Bouddhineries
Qui croient encore c'est Ben Laden qui a fait péter le décor ?
Yukihisa Fujita (藤田 幸久) est un homme politique japonais, membre du parti démocrate.
20 novembre 2009
D'après les plans Hippodamos

Un plan hippodamien ou hippodaméen, ou milésien, ou en damier ou en échiquier, ou quadrillé, ou orthogonal, est, en urbanisme, un type d'organisation de la ville dans lequel les rues sont rectilignes et se croisent à angle droit, créant des îlots de forme carrée ou rectangulaire. Ce plan traduit la volonté des fondateurs de la ville d'organiser rationnellement l'espace.
L'adjectif hippodamien est issu du nom d'Hippodamos, architecte grec considéré comme l'un des pères de l'urbanisme et dont les plans d'aménagement étaient caractérisés par des rues rectilignes et larges qui se croisaient à angle droit. Le qualificatif milésien provient de la ville de naissance d'Hippodamos, Milet. L'appellation en damier ou en échiquier fait référence au plateau du jeu de dames ou d'échecs, dont les cases forment un motif identique.
Cependant, malgré sa simplicité apparente, ce type de plan présente des inconvénients. Il rallonge les temps de trajet (sauf si on ouvre des « diagonales » pour circuler comme à Barcelone) et fait fi de la topographie. Mais l'inconvénient de la forte pente des rues de San Francisco, qui en est l'exemple le plus célèbre, constitue pourtant un des charmes de cette ville.
Ont un plan quadrillé :
- Les villes fondées par les Grecs à l'époque hellénistique et par les Romains, pendant l'Antiquité.
- Beaucoup de villes chinoises, comme Pékin.
- Certaines villes japonaises comme son ancienne capitale, Heiankyo (Meaco puis Kyōto) et la ville moderne de Sapporo.
- Beaucoup de villes européennes médiévales (bastides) ou modernes (la Chaux-de-fonds en Suisse, places fortes, villes nouvelles) ou encore des quartiers telle la ville-neuve de Nancy ou la New Town d'Édimbourg.
- De nombreuses villes aux États-Unis, comme New York, où les axes de circulation sont appelés rues ou avenues selon leur orientation.
- Les villes fondées par les Européens, à l'époque de la colonisation, telles Kinshasa ou New Delhi, et les villes fondées depuis leur indépendance dans les « pays neufs ».
- Les villes reconstruites après une catastrophe, tel le quartier de la Baixa à Lisbonne.
- Les centre-villes français bombardés et reconstruits après la Seconde Guerre mondiale : Le Havre , Brest, Nice quartiers est etc. ;
- Des villes conçues au XXe siècle comme dans les polders néerlandais, avec Haarlemmermeer, ou la ville nouvelle de Val de Reuil construite dans les années 1970 ;
Rockin' Squat (Rap - France) - La Lutte du Siècle
17 novembre 2009
30 ans du village Hmong de Javouhey
Ce mois ci à été célébré le 30eme anniversaire de l'arrivée des Hmong dans l'ouest Guyanais. Un moment solennel, non pas dans la repentance, ni quelconque amertume, mais plutôt dans un hommage aux 30 années de travail et de vie de cette communauté. C'est précisément le 10 novembre 1979 que les premiers d'entre eux arrivent des camps de réfugiés implantés en Thaïlande, fuyant le Laos. Plusieurs convois vont ainsi débarquer à Javouhey, en dépit de l'opposition manifestée par de nombreux Guyanais (notamment les syndicalistes de l'UTG). Mais cette opposition ne remettra pas en cause l'accord donné à l'installation des Hmongs par Emmanuel Bellony, alors maire de Mana. Il en fut de même pour l'installation des Hmongs au village de Cacao grâce à Claude Ho-A-Chuck, qui était alors à la tête de la municipalité de Roura.
Avec l'aide des Soeurs de Javouhey, les Hmongs ont su construire une communauté stable et indépendante économiquement. Arrivé avec de simples bagages, leur prospérité aujourd'hui, bien que discrète, n'est pas à démontrer, de même que leur culture quasi intacte ainsi que les liens entretenus avec les autres communautés amérindiennes, ou bien encore les autres communautés Hmong de part le monde. La soirée , sous le thème Toujours ensemble vers, vert, l'avenir, a débuté par un chant interprété par Ya kou Augustin, adjoint au maire. Puis un repas fut offert aux très nombreuses personnes présentes (Hmong, français de métropole, amérindiens..). Le tout suivi d'une soirée danses traditionnelles et d'une représentation de l'arrivée de 1979, le tout ponctué de prière chrétienne en remerciement aux Sœurs de Javouhey. Sur l'immense scène de la place du village, était déployé un gigantesque drapeau français.








































