O.N.G. - Extrême-orient(é)

Zentropasie

04 septembre 2014

Naomi (Indonésie) : Une autre vision sur l'Europe Nationaliste

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ONG : Peux-tu te présenter ?

Je suis indonésienne, plus précisément de la province de Batak, mais je suis née à Jakarta, la capitale. J'ai passé plus de la moitié de ma vie à l'étranger : j'ai vécu deux ans en Australie et à l'âge de 14 ans ma famille s'est expatriée en Hongrie. Par la suite, j'ai fait mes études universitaires aux Etats-Unis - avec six mois d'échange en Argentine -, et maintenant j'habite en Italie. Je parle couramment indonésien, anglais et espagnol et je me suis mise à l'italien.

ONG : Comment t'es-tu retrouvée national-bolchevique, lectrice de De Benoist et participante à la fête annuelle de Casapound "Tana delle Tigri" ?

En fait, je me suis intéressée au Fascisme lorsque j'étais au lycée, je ne me souviens plus trop pourquoi d'ailleurs car évidemment les cours d'histoire présentent cette idéologie sous son mauvais jour, surtout les cours dispensés en Europe. J'ai connu plusieurs "transformations politiques" à l’université (c'est un peu embarrassant à dire, mais je me suis même crue anarcho-communiste à un moment !) puis j'ai découvert le national bolchevisme et des auteurs comme Alksandr Dugin lorsque je suis arrivé en Italie. En plus, j'ai aussi décidé de lire davantage pour aller de l'avant en découvrant des auteurs tels qu'Alain de Benoist, Julius Evola, etc. Honnêtement, je ne me mets plus aucune étiquette maintenant - fasciste, national bolcheviste, ou autre -, tout ce dont je suis certaine est que je suis nationaliste, socialiste, que je crois dans les traditions et que je suis "conservatrice" ou de convictions "de droite". Je pense que le meilleur moyen de décrire cela correspond à ce qu'affirma le premier président d'Indonésie, Soekarno : "Dans ma vision politique, je suis nationaliste. Dans ma perspective sociale, je suis socialiste. Dans ma perspective religieuse, je suis complètement théiste. Ça, je le suis. Je ne suis pas un communiste, pas du tout satellite de tout autre «isme» dans le monde. Je suis pro-Indonésie. Je vais me battre et travailler et me sacrifie pour ce peuple indonésien, cette patrie indonésienne qu'est la mienne." Quant à ma participation à la Tana delle Tigri, j'étais en contact avec Casapound via Zentropa ! Aller là-bas fut une expérience mémorable, de voir tant de jeunes européens qui veulent reprendre le contrôle de leurs pays et qui sont fiers de leurs héritage, d'autant plus mémorable que c'est trop rare dans l'Occident ethnomasochiste. Donc, désormais j'essaye aussi de m'impliquer et de participer aux activités de la section Casapound de ma ville.

ONG : Que représente pour une indonésienne le fait de côtoyer des nationalistes de l'Europe entière ?

Cet "univers" est très diversifié, et comme dans tout il y a du bon et du moins bon. Pour le bon côté, je pense que la plupart des groupes est mue par de bonnes intentions, tels l'Aube Dorée en Grèce et le Front National en France. Malheureusement, il y a aussi des nationalistes uniquement racialistes défenseurs du pan-européisme d'une manière totalement négative - celle qui prône une mixité "entre blancs", qui n'est autre qu'une autre forme de multiculturalisme. Cependant, de mon expérience, ils ne sont pas la majorité.

ONG : Vois-tu des points communs entre le nationalisme indonésien et le nationalisme européen ?

Une des plus grandes différences évidemment est la réaction des gens lambda vis à vis du nationalisme. En Indonésie, de base tout le monde est nationaliste : chaque candidat aux élections se déclare nationalise et cherche à donner la priorité aux Indonésiens en Indonésie, par exemple, ce qui est impensable en Europe car le nationalisme y est toujours dépeint de façon négative. Aux dernières élections indonésiennes, certains thèmes de campagne seraient massivement rejetés en Europe, tels la sécurisation des frontières. Néanmoins je vois des points communs entre les nationalismes comme le fait d'être fier de notre terre ancestrale, la recherche de l'unité du peuple dans la nation (avec peut-être le fait qu'en plus l'Indonésie reconnaisse des centaines d’ethnies différentes à unir ! comme disait Soekarno : "L'Indonésie s'est créée sur le concept du nationalisme. Pas Javanais, ni de Sumatra, ni de Bornéo, Sulawesi, Bali ou autres, mais le nationalisme indonésien, qui est le fondement de l'état-nation".), la priorité des besoins des nationaux sur les besoins des étrangers. A ce sujet, certain peuvent me rétorquer que je suis aussi une immigrée, mais en tant que personne venant d'une famille qui a dépensé du temps et de l'argent pour vivre et rester légalement en Hongrie, je suis contre l’immigration de masse et l’immigration clandestine, particulièrement contre ceux qui ne contribuent en rien à leur nation hôte mais qui y cause des problèmes. Cela est vrai aussi en Indonésie, où nous recevons des immigrés (certes moins nombreux) mais qui peuvent être des boulets du même acabit pour notre société.

ONG : Merci

Posté par ONG Webmastre à 10:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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