O.N.G. - Extrême-orient(é)

ONG en Asie au plus près des identités locales. Un travail fantastique au service des autres. Laos Vietnam Japon Cambodge Mongolie Chine Malaisie Indonésie Brunei Bhoutan Thaïlande Timor Papouasie Philippines Birmanie

28 mars 2012

La jeunesse asiatique de Robert Faurisson

RF toboggan (Singapour 1935)
Faurisson sur toboggan (Singapour, 1935 )

Heureusement commença bientôt une vie de bourlingueurs des mers du Sud. M. et Mme Faurisson, Robert, les enfants qui vont suivre — sept en onze ans : quatre garçons, trois filles — partent pour Saïgon, Singapour, Kôbe, Shanghai. Pour l’aîné, c’est une existence étrange… il en conserve des images en couleurs, qui vibrent comme celles des pays où l’air surchauffé fait danser les pierres… un univers où des paquebots blancs, immenses au regard d’un enfant, avancent majestueusement sur des mers de soleil et de sang, et un vers lui revient : "Le soleil se couche dans des confitures de crimes."

A Singapour, dans Holland Street, c’est la grande maison de style colonial, les nombreux domestiques, cuisinier à turban, chauffeur, femmes de chambre, tout le monde mâchant du bétel et crachant rouge. Il fréquente l’école anglaise dont il apprécie les horaires : une demiheure de gymnastique, une heure de cours, une heure de piscine, l’après-midi : rien. A cinq ans, il sait compter et nager…

De Kôbe il se souvient du tremblement de terre… Soudain tout vacille… On se croirait dans un bateau, qui roule et tangue, sous l’effet des vagues et du vent, et l’on voit le grand arbre au centre de la cour de l’école qui se balance dans le ciel, comme un mât… Il y a des pagodes, des étangs avec des tortues… des forêts où passent les dragons… Voici Ti-Aï, la bonne, qui a les dents noires, un pantalon bouffant noir, un corsage blanc, des socques. Elle raconte des histoires fabuleuses, en anglais naturellement, c’est la langue. En ville, elle s’absente pour monter dans les étages des maisons de marchands. Ceux-ci font des tours de magie. Ils se sortent des pièces de monnaie des oreilles. Si Robert pouvait en faire autant, il s’achèterait l’arc et les flèches qui lui font tant envie… Ti-Aï redescend, un peu essoufflée, semble-t-il…

Le retour, par Shanghai, Hong Kong, Colombo,Djibouti, à bord d’un paquebot de prestige : l’Aramis… Shanghai, c’est l’horreur, la puanteur, la guerre qui rôde dans le désordre. Contraste : Hong Kong est impeccable. Le grouillement de vie est ordonné. C’est propre. L’ordre britannique. Confirmation d’une certaine supériorité, sans doute entretenue par sa mère. Il l’avait déjà remarquée. A Singapour, l’école anglaise était parfaite. A Kôbe, l’école américaine était crasseuse…

François Brigneau - Mais qui est donc le professeur Faurisson ?

Posté par ONG Webmastre à 09:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,


Commentaires

Poster un commentaire