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Zentropasie

18 janvier 2010

Jean Ajalbert

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Jean Ajalbert (né en 1863 à Levallois-Perret, décédé en 1947 à Cahors, enterré à Bredons dans le Cantal) était un écrivain, critique d'art et avocat français dont la famille était originaire de Bredons dans le Cantal.  Vers la fin du siècle, Ajalbert fréquentait les milieux symbolistes et décadents auxquels peuvent être rapprochés ses premiers romans. Il a écrit plusieurs volumes sur son Auvergne natale et a rassemblé les écrits d'Arsène Vermenouze publiés en 1939. Les nombreux essais d'Ajalbert portent sur des sujets aussi divers que l'architecture, la tapisserie, la piraterie, l'aviation, la vie au Laos ou en Indochine, Roland Garros ou l'Académie Goncourt (dont il fait partie de 1917 à 1947).

Au cours d'un voyage en Indochine, Ajalbert a fait à Saïgon la connaissance de l'avocat Georges Garros, le père du célèbre aviateur. Il rencontre ce dernier à Rome au terme de la course aérienne Paris-Rome et se lie d'amitié avec le jeune homme si bien qu'il parviendra à réconcilier le père et le fils en froid depuis longtemps. Devenu conservateur du château de la Malmaison, il y accueillera en décembre 1914 Roland Garros et son amie Marcelle Gorge pour le dernier Noël d'homme libre de l'aviateur qui devait être capturé par les Allemands quatre mois plus tard. Dès cette époque, il écrit dans L'Humanité, créée peu avant en 1904. Sa signature côtoie celles d'Édouard Vaillant, de Daniel Halévy, de Jules Renard, de Tristan Bernard, de Bertrand de Jouvenel, de Léon Blum.

En 1917, son fils unique est tué, et il demande à quitter La Malmaison, où trop de souvenirs lui rappellent son souvenir, et devient conservateur de la Manufacture nationale de tapisserie de Beauvais, où il restera en activité jusqu'en 1935, à l'âge de 72 ans. Pendant cette période, il publie plusieurs textes de propagande (L'Heure de l'Italie, Propos de Rhénanie), des études scientifiques (Les cartons de Beauvais), des chroniques auvergnates, et Les Mystères de l'Académie Goncourt, qui fit scandale.

À partir des années 1930, Ajalbert se consacre à la rédaction de plusieurs volumes de mémoires où il revient avec nostalgie sur la "Belle Époque". Dans ces ouvrages, il montre son attachement au général Boulanger et se replonge à l'époque du symbolisme où il connut un peu de succès. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il collabore à L'Émancipation nationale de Jacques Doriot, organe du Parti populaire français (PPF).

  • Sur le vif. Vers impressionnistes, 1886
  • Notes sur Berlin, 1894
  • Le Cœur gros, 1894
  • Veillées d’Auvergne, 1894
  • Sous le sabre, 1898
  • Une enquête sur les droits de l’artiste, 1905
  • Bas de soie et pieds nus, 1907
  • La piraterie en Indochine, 1909
  • Le château de la Malmaison, 1911
  • Dans Paris la Grande Ville. Sensations de Guerre, 1916
  • L’aviation au-dessus de tout, 1916
  • Sao Van Di. Mœurs du Laos, 1923
  • Autour des Cartons de Beauvais, 1924
  • La passion de Roland Garros, 1926
  • Les livres du Pays, 1926
  • Les mystères de l’Académie Goncourt, 1929
  • Raffin Su-Su, Mœurs Laotiennes, 1930
  • Les Peintres de la Manufacture nationale de tapisseries de Beauvais, 1930
  • L’en-avant de Frédéric Mistral, 1931
  • Clemenceau, 1931
  • L’Indochine par les Français, 1931
  • Auvergne, 1932
  • Feux et cendres d’Auvergne, 1934
  • L’Italie en silence et Rome sans amour, 1935
  • Mémoires à rebours. Briand à trente ans, 1936
  • Mémoires en vrac du temps du symbolisme, 1938
  • Mémoires sur une tombe. Les amants de Royat : Général Boulanger et Mme de Bonnemains, 1939
  • Ces phénomènes artisans de l’Empire, 1941

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