31 mai 2008
Jeu de société moderne

Que n'y'a-t-il pas de plus énervant que d'entendre les gloussements des
clients heureux de prendre l'escalier menant au supermarché, répétant
inlassablement la liste des courses qui sera de toute manière obsolète
une fois qu'ils seront face aux milliers d'articles présents et que
leurs pulsions prendront le dessus ? Que n'y'a-t-il pas de plus
pathétique que de voir des gens acheter des fruits et légumes deux fois
plus chers, étrangers et sous cellophane dans les rayons alors que dans le petit marché en bas de chez eux la
fraicheur des produits locaux est garantie sans emballage ? Que
n'y'a-t-il pas de plus triste
que d'entendre un couple hésitant et comparant deux produits identiques
en rigolant ? Que n'y'a-t-il pas de plus affligeant que de voir le
bonheur sur le
visage des gens sur l'escalier roulant qui mène des caisses jusqu'à la sortie un étage plus haut ?
CCTV
L'abréviation CCTV a un double sens en anglais. Elle signifie d'une part la Télévision centrale de Chine (China Central Télévision), un réseau national de télévision chinois et d'autre part elle désigne, en Angleterre, la vidéosurveillance (Closed-Circuit Television). Terme ironique sous-entendant, à juste titre, que le gigantesque réseau de camera de surveillance anglais est digne de la Liberté octroyée Chine.
Stray Cats (1981) sur une télévision japonaise
0% ONG
Nostalgique (surement) des génocides du passé, manipulé (surement) par
une quelconque organisation nationaliste japonaise, le groupe Manchukuo
milite pour le retour du gouvernement temporaire de Mandchourie comme
aux heures les plus sombres de la seconde guerre mondiale en Asie. Le
gouvernement de Mandchourie de l'époque était gouverné par Puyi, le dernier empereur de Chine. Naïf (peut-être),
au nom du retour à ses fonctions et du rêve de ses conseillers du
retour de la dynastie mandchou des Qing en Chine, l'empereur et sa
cours avaient accepté de gouverner cet État fantoche contrôlé par les
envahisseurs japonais. La présence des japonais (dans cette région
uniquement) fit plusieurs dizaines de milliers de morts avec la famine,
la déportation, les expérimentations de la terrible Unité 731 (et les maladies qu'elle a propagée) et les assassinats arbitraires.
Fait d'arme de la Légion à Tuyen Quang

Lors du siège de Tuyen Quang (Tonkin), les tranchées des pavillons noirs sont si
proche que des légionnaires subtilisent un grand drapeau de soie avec un nœud
coulant accroche à une perche. Le capitaine de Borelli en fit don au Musée des souvenirs de Bel-Abbès, précisant : "ce trophée ne devra
jamais quitter Bel-Abbès. Si la Légion en part définitivement, il
faudra le bruler." Ce sera chose faite en 1962.
De catastrophes en catastrophes

1,3 million de personnes dans l'ouest de la province du Sichuan ont reçu l'ordre de se retirer sur des terrains plus élevés par crainte du débordement du plus important lac "post-séisme" à la suite d'inondations et de fortes répliques. Ce lac, le lac de Tangjiashan, s'est formé par des glissements de terrains qui ont bloqué une rivière nommée Jianjiang suite au séisme du 12 mai. Le risque de débordement a été aggravé par les récentes fortes averses de pluie. 1,3 million de personnes équivaut environ à toute l'agglomération lyonnaise ou toute l'agglomération Aix-Marseille.
30 mai 2008
Sur les murs !

Un chinois chez Paul Booth
Xiao Long (小龙), tatoueur originaire de Pékin, est un des trois nouveaux apprentis du studio Last Rites de Paul Booth (célèbre tatoueur New-Yorkais spécialisé dans les tatouages satanico-névrosés). Peintre depuis l'âge de 15 ans, c'est en 2001 que Xiao Long commence à s'intéresser au tatouage et ouvre tout de suite son propre salon (Long Xiu Tang 龙秀堂). Tatoueur le plus doué de Chine, c'est au cours de la conférence de tatouage de Pékin en 2005 qu'il fait la connaissance de l'américain et se lie d'amitié avec lui. Imitant son style avec classe, il était presque normal que Xiao Long eût été amené à travailler pour son maitre (artistique).
Le Delta du Tonkin

Dès que le niveau baisse, ce n’est plus de l’eau qui coule, c’est de la boue, une boue rougeâtre, que le Song Thai Binh, le Song King-môn, le Song Da Bach, le fleuve rouge, vomissent de leur bouche molle dans le golfe du tonkin. Les paquebots qui remontent le Cua Cam vers Hai Phong labourent la vase avec leur quille et c’est en vain que la drague passe et repasse, le chenal qu’elle trace s’écrase derrière elle. La mer elle-même a dû reculer.
Tout d’abord, ce n’est le long de la cote, qu’une vase plus épaisse qui s’amasse, puis la croûte durcit, des palétuviers y poussent, serres comme la mauvaise herbe et peu à peu la boue devient terre... quelque jours surviennent des nha qués qui font des petits barrages et plantent des joncs, pour parfaire ce colmatage, et 20 ans après, leur enfants n’auront plus qu’à venir pour tracer le sillon et repiquer le "ma" vert. C’est ainsi, rizière par rizière, que s’est constitué, au cours des âges, tout le delta.
Sur la Route Mandarine - Roland Dorgeles (1925)
Gunfrontier - 途上 (Folk Japon)
(Excellent)





























