10 mai 2008
Bernard Kouchner contre les Birmans
Bernard Kouchner, défend le droit des peuples, traque l’oppression, partout et sans se tromper. Ami des pauvres, il vit chichement avec son épouse, Christine Ockrent. Le tarif de celle-ci pour animer une demi-journée de réunion est seulement de 18 000 €. Lui déclare se contenter de 12 500 € pour une conférence.
Militant de la guerre en Irak et du PS, Kouchner empocha 25 000 € versés par Total. Il avait pondu un rapport de 19 pages en 2003 affirmant que ce groupe pétrolier ne pouvait aucunement être mis en cause pour son comportement (entre autre accusé d'esclavagisme) en Birmanie et minimisant certains aspects de la dictature birmane.
Ce rapport est contesté par la presse, des témoins directs, d’autres compagnies pétrolières, divers groupes multinationaux, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, l’Organisation Internationale du travail, l’Union Européenne, l’ONU et la Commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale française.
Devant les plaintes qui s'accumulaient au sujet des employés non rémunérés du pétrolier français, Total indemnisa certaines victimes présumées, reconnaissant - de fait - une part de responsabilité. De son côté, Bernard Kouchner a-t-il remboursé son ex-employeur ?
Nommé depuis à la tête de la diplomatie française, le ministre semble bien embarrassé quand il s'agit de s'exprimer publiquement sur le dossier birman. Conflit d'intérêts ou peur des questions qui fâchent ? Il faut dire que malgré ses dénégations répétées, Total est régulièrement accusé par des ONG (comme Communita Solidarista Popoli) de soutenir la dictature militaire en place à Rangoon.
Comprendre l'Asie

Elections en Birmanie

Les Birmans vont devoir se prononcer pour l'adoption d'une nouvelle Constitution qui consacre la mainmise de l'armée sur le pouvoir civil, ne serait-ce que parce qu'un quart des sièges de la future assemblée sera réservé aux officiers de l'armée. Ceux-ci auront également droit de véto sur tout amendement de la Constitution.
Cela fait quatorze ans que le projet est en gestation. Ce qui autorise aujourd'hui - alors que le pays est en plein chaos - à s'interroger sur l'urgence qu'il y à soumettre ce texte au vote. De toute façon, le processus est verrouillé, rédigé sous la dictée des généraux par un panel scrupuleusement choisi par la junte. Il exclut tout avenir politique pour l'égérie de l'opposition, Aung San Suu Kyi, pour avoir été mariée à un étranger.
Les membres du parti d'Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie, ont d'ailleurs été soigneusement tenus à l'écart des discussions. Pire, les tentatives d'incitation au boycott, et la campagne pour le « non » menée par les opposants - contraints à la clandestinité - ont été efficacement réprimées.
Lire fait partie de la défense de notre identité

La littérature de notre région de l'Est n'est ni celle des Song, ni celle des Yuan, ni non plus celle des Han ou des Tang, c'est celle de notre pays. Il est normal qu'elle circule entre ciel et terre, parallèlement à celles de ces dynasties (chinoises) du passé. Il serait impensable de ne pas la transmettre ou de la laisser disparaitre.
So Ko-jong - Tongmunson (15ème siècle)
Rux (Corée)- 우리는 한마음 (we should all unit)
Madame Butterfly de Puccini

Madame Butterfly (Madama Butterfly) est un opéra en trois actes, représenté pour la première fois à La Scala de Milan le 17 février 1904. La partition musicale est signée Giacomo Puccini, et le livret est l'œuvre de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica.
Nagasaki, 1904. Un jeune officier Américain de passage, B.F. Pinkerton épouse une geisha, Madama Butterfly (en japonais italianisé Ciocio-san, soit Madame Papillon). Simple divertissement exotique pour lui, le mariage est pris très au sérieux par la jeune Japonaise. Après la cérémonie et après lui avoir fait un enfant, Pinkerton repart. Espérant son retour, elle lui reste fidèle et refuse de nombreuses propositions de mariage. Trois ans plus tard, Pinkerton revient au Japon avec sa nouvelle épouse américaine. Quand Butterfly comprend la situation, elle leur abandonne son enfant et se donne la mort par seppuku (hara-kiri).
En Indonésie comme partout

Zoo Humain (3eme partie)

Bien que le concept de Zoo Humain ait peu à peu évolué de l'exhibition de « spécimens » derrière des barrières vers un spectacles plus humain, les conditions de travail et de vie variaient énormément en fonction des troupes ou des expositions.
Il faut savoir que hormis les soldats membres de corps d'armée issus des colonies (pour qui les questions de rémunérations ne se posaient pas), la plupart des contrats qui liaient les indigènes à leur agent étaient négociés avec le chef du village d'origine ou le chef de famille. Tous n'étaient, donc, pas consentants. Ils étaient nourris, logés (cela allait de l'habitation traditionnelle à l'hôtel en fonction des moyens, de l'origine des participants, du budget ou du bon vouloir de l'imprésario), soignés (des fois) et payés en espèces sonnantes et trébuchantes (très rarement).
Certaines des ces expositions et troupes atteignant un summum dans l'horreur et l'inhumain. Voici deux exemples marquants:
- L'exposition universelle de Chicago en 1893, où se produisent des milliers de personnes (démesure états-unienne oblige). Il y a là des blancs, des noirs, et des indiens présent pour magnifier le mythe de la conquête du nouveau continent. Des centaines de participant mourront à la suite de maladies et des mauvais traitements reçu au cours de cette exposition.
- En 1931, un imprésario fait croire a un groupe de kanakes qu'ils vont représenter la Nouvelle Calédonie à l'exposition universelle de 1931 à Paris. Ils se retrouvent en fait à jouer le rôle d'une tribu cannibale. A cours d'argent l'agent qui leur a menti, décide d'en louer plusieurs pour une exposition humaine à Hagenbeck. Celle-ci qui sera un désastre financier sera aussi l'une des dernières exposition humaine. Les kanakes mettront plusieurs mois avant de pouvoir rentrer chez eux.
De plus, lorsque les participants des exhibitions n'étaient pas en représentations, il arrivait qu'ils soient étudiés par les scientifiques locaux. Rentabilité oblige, les agents passaient aussi des contrats avec les cabarets où, la troupe faisait office d'attraction. Cette pratique donnera un peu plus tard naissance à la « Revue Nègre » en 1925, où là, les participants sont les premiers grands acteurs de music-hall noirs (la plus connue étant Josephine Baker).
Pierre pour ONG



























