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04 mai 2008

Pékin à l'heure des JO

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Le 13 juillet 2001, les membres du Comité International Olympique ont décidés que s'organiseraient à Pékin la compétition maîtresse du sport business, les Jeux Olympiques (JO), battant ainsi le comité d'organisation Parisien en final, sans surprise diront les experts. Sans surprise car les chinois ont su mettre tous leurs atouts de leur côté. Promettant énormément de travaux d'urbanisation, ils étaient prêts à bouleverser la vie quotidienne des habitants de Pékin durant la période des JO afin que cet évènement devienne une vitrine de leur politique économique et sociale.

Le peuple chinois, profondément confucianiste et fataliste, acceptant tout sans sourciller depuis toujours, apprend à aimer les JO. Tout d'abord la télévision, leur outil préféré, est complètement acquise à la cause Olympique. Sur toutes les chaines la propagande annonce qu'il faut aimer les JO, qu'il faut se tenir prêt car ce sera les plus fantastique Jeux de l'Histoire. Toutes les chaines, même les provinciales, le scandent.
Les Jeux Olympiques présentant énormément de sport occidentaux complètement inconnus ici, il est même possible de voir trois fois par jours des cours de compréhension des règles de sport tels le vélo sur piste ou la planche à voile. Ces cours sont suivis de cours d'anglais télévisés. Tous les jours une phrase est à connaitre par cœur (en théorie) et est enseignée par une star de variété chinoise pour rentre l'apprentissage plus attrayant et l'autochtone polyglotte.

Dans leur vie quotidienne, les retraités aiment se retrouver dans les zones d'activités sportives ou les centres sociaux de leur quartier pour discuter et faire des activités ludiques tous ensemble. Ces centres, gérés par le parti communiste, sont eux aussi tous acquis a la cause olympique chinoise.
Les petites vieilles adorant danser, elles préparent toutes des chorégraphies qui seront, pour les plus belles d'entre-elles, présentées lors de l'inauguration des Jeux le 8 aout 2008 et pour toutes présentée au moins une fois lors de conférences gratuites qui présentent les JO. Ces conférences dans les centres sociaux sont très prisées par les hommes en mal d'activité. Il est aussi demandé aux locaux de participer et d'être volontaire. Et cela fonctionne bien, toutes les familles ont au moins une personne ayant postulé, pour la gloire du pays, au programme de volontariat des Jeux Olympiques.

Le pouvoir central aussi prend des mesures pour préparer la population à l'arrivée massive d'occidentaux. Certaines habitudes doivent changer. En tout premier lieu la pollution est visée. Il est depuis quelques mois déjà interdit de se chauffer et de cuire avec du charbon, trop polluant, qui pourtant est la première forme d'énergie utilisée à Pékin. Les vendeurs à la sauvette, les marchants de fruits et autres comestibles qui s'achetaient dans la rue sont aussi bannis. Cette règle est uniquement faite pour l'image de la ville, les vendeurs de rues étant pour la plus part très pauvres et habillés de guenilles. Par ailleurs les chauffeurs de taxi n'ont plus le droit de fumer dans leur véhicule et de se raser le crane afin de ne pas effrayer les touristes occidentaux. Ces trois règles ne sont que trois petits exemples parmi de très nombreuses mesures qui tentent de modifier le mode de vie des Pékinois avant le début des JO.

La mesures sociale la plus impressionnante est sans conteste celle qui régie la vie des provinciaux venant travailler ou chercher du travail a Pékin. En effet, par principe tous sont "persona non grata" dans la ville. Bien évidement il y a de nombreuses exceptions pour que la ville continue de vivre. Les employés dont l'entreprise fonctionne toujours lors des évènements sportifs auront une dérogation qu'ils devront aller faire valider au commissariat de leur quartier. Celles ne se présentant pas seront alors expulsées provisoirement. Les étudiants, en vacances à cette période, ne pourront pas rester dans l'enceinte de leur université. Les travailleurs en bâtiments devront eux tous cesser de travailler et retourner chez eux. Les constructions seront toutes arrêtées lors de cette période. Ces règles étant uniquement édictées pour que Pékin soit la moins embouteillée et la moins polluée possible.

La population avertie des changements et forcée de bouleverser ses mœurs, la ville de Pékin doit aussi tenir ses promesses et être capable d'organiser les évènements sportifs dans les meilleures conditions. Misant sur une politique qui donnera tous les droits aux étrangers venus pour les Jeux Olympiques, et plus aucun a la population locale, c'est avec près de 80000 policiers en tout genres que la Chine va protéger les blancs venus se distraire dans un des derniers bastion du communisme.

Matteo Ricci dans IDmagazine

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3rd Pursuit Squadron

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Restraint (Malaisie hardcore) - Until the end (live)

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Kawabata Yasunari (prix nobel de littérature 1968)

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Kawabata Yasunari est né à Ôsaka le 11 juin 1899. Son père était médecin, homme cultivé aimant la poésie et la peinture. Il mourut de tuberculose en 1900. Yasunari vécut donc avec sa mère qui déménagea dans la banlieue d’Osaka jusqu'à ce qu'elle meure à son tour de la même maladie. Yasunari fut accueilli par ses grands parents paternels. Son grand-père était un petit notable local qui avait vendu ses terres pour investir dans des secteurs moins traditionnels. Mais ce fut la ruine. Entre l'âge de deux ans et celui de sept ans, Yasunari vécut cependant une période relativement heureuse jusqu'aux décès de sa grand-mère en 1906 puis de sa soeur en 1909.

Assuré de l’amour de ses grands-parents, il n'en ressentit pas moins l'absence de son père et de sa mère dont il ne pouvait se souvenir. Trente à quarante photos de son père lui était restées, qu'il perdit toutes au fil de ses fréquents déménagements. Commencèrent donc à se dessiner en lui les peurs et les rêves qui parcourent son oeuvre.

Pendant les huit années qui suivirent la mort de sa grand mère, le jeune Yasunari resta seul avec son grand-père, un vieillard aveugle. Des liens très étroits se créèrent entre eux. Malade, le grand père de Yasunari s'éteignit en mai 1914, dans sa soixante quinzième année.

En cette même année, Yasunari écrivit son journal intitulé Journal de ma seizième année qui fut publié onze ans plus tard, soit en 1925 (à lire dans L'Adolescent (1948)). Ce journal est considéré comme sa première oeuvre littéraire.

Yasunari passa les six mois qui suivirent chez son oncle puis entra à la pension du lycée de Ibaragi en janvier 1915. Devenu responsable de chambre dès 1916, il eut sous sa responsabilité, Kiyono, un jeune homme à la féminité prononcée.

Obnubilé par son physique qu'il trouvait ingrat et convaincu de sa laideur, Yasunari trouva l'amour auprès de Kiyono, son camarade de chambrée, dans ce qu'il appela lui même « mon amour homosexuel ». Après le départ de Yasunari pour Tôkyô en septembre 1917, une longue correspondance épistolaire s'établit entre les deux jeunes hommes, qui ne se terminera qu'en 1921. Cette relation apparaîtra dans L'Adolescent (1948). Il est également intéressant de constater les points communs qui peuvent exister entre cette période de sa vie dont l'érotisme, l'aspiration à la beauté et la communication affective se retrouvent dans Les Belles Endormies (1960-61), Le Lac (1954) ou Le Grondement de la montagne (1949-54).

Mais ces romans proches de ses propres expériences restent cependant moins liés à sa vie que La Danseuse D'Izu (1926). Cette étape de la vie de Kawabata correspond au voyage pour Yugashima qu'il fit en 1918. Alors âgé de dix neuf ans, il y rencontra une magnifique danseuse dans des décors enneigés (ce qui n'est pas sans rappeler Pays de neige (1935-47)).

En 1919, âgé de 20 ans, il appartient à un cercle littéraire très libre et amical. Les membres se rencontrent dans un café considéré à la mode en cette sortie de Première Guerre mondiale. Il y fera la connaissance de Hatsuyo que l’auteur appellera Michiko dans ses récits, jeune serveuse âgée de quatorze ans à qui il ne porta que très peu d'intérêt. Le café ferma cependant ses portes peu après, et elle partit vivre avec ses parents adoptifs dans un temple de Gifu situé dans les montagnes du centre du Japon. Malgré ce départ, Yasunari continua à la fréquenter et décida de l'épouser. Ses amis, étonnés, assistèrent à la préparation du mariage. Un mois après la décision de se marier, elle lui fit parvenir une lettre incompréhensible pour rompre les fiançailles. C'est à lire absolument dans L'Extraordinaire ou Le Feu du Sud tant elle pourrait prêter à rire si le contexte n'était pas aussi tragique.

La véritable carrière d'écrivain de Kawabata débuta deux ans plus tard. Cette Hatsuyo qu'il savait ne plus jamais revoir laissa son empreinte dans ses écrits. Représentant pour lui la femme idéale, son ombre va se poser sur les nombreux personnages féminins qui habitent ses oeuvres. Il se maria quand même cinq ans plus tard. Mais malgré ce mariage, la présence d'Hatsuyo le hante. Douze ans plus tard, bien que cet événement soit considéré par certains comme fictif même s'il est présent dans Lettres à mes parents, il la revit, mais il en fut déçu.

Son imagination positive basée sur la perfection d'Hatsuyo va laisser place à une phase de désillusion pendant laquelle il va se remettre en question. Quant à l'image qu'il garde de la femme dans ses récits, ce ne sera plus celle d'Hatsuyo, brisée par la réalité, mais une représentation analogue bâtie sur ses propres fantasmes. C'est donc au début des années 30 qu’il atteint son interprétation définitive de l'existence : à la fois contemplative et irréelle, un monde imaginaire où une beauté fictive se mêle à ses propres craintes.

Son oeuvre fut récompensée en 1968 par le prix Nobel de littérature. Il fut le premier écrivain japonais à avoir reçu cette distinction. Yasunari Kawabata se donna la mort le 16 avril 1972 à Zushi, près de Yokosuka.

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Ace of spades

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Koi (carpe)

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La carpe Koï est un poisson extrêmement docile et tellement routinier qu'on peut la voir remonter à la surface pour manger dans la main de son éleveur, si celui-ci a habitué ses poissons à une alimentation à heure fixe. Elle finira par remarquer le pas de son éleveur et viendra vers lui à chaque visite. Elle accepte facilement d'être manipulée et même caressée.

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Escarmouche sur la RC4

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Contexte :

Le 2 Octobre 1949 l'opération avait pour but l'ouverture de route pour faciliter le passage d’un convoi de plusieurs rames de véhicules. Le corps engagé était le PHR du 1er Escadron du 6me GSMP (Groupe de Spahis Marocains à Pied). Pour cette opération plusieurs véhicules du PHR (Dodges 4/4 – Ambulance) arrivant de Nacham et transportant un groupe mitrailleuse (de 30). Un groupe mortier de 60 et une patrouille de spahis prennent position en bordure de la RC4. Le lieu : Une rizière asséchée entourée par une piste entre Nacham et Tat-Khe. D’un côté un piton boisé tombant à proximité de la rizière. De l’autre côté de la route, un ravin au fond duquel coule un ruisseau et –si je me souviens bien- un piton boisé descendant jusqu’au ruisseau. Restent sur place : les conducteurs, l’ambulancier (Revon ?) et quelques spahis. Le groupe mitrailleuse (une seule) prend position au sommet du piton. A ce moment le mortier n’est pas encore en position. Il reste dans le véhicule.

Récit :

En attente du retour du peloton nous nous reposons et préparons un repas. Dans une boite de rations nous mettons du riz avec un peu d’eau que nous recouvrons d’un morceau de feuille de bananier. Nous sommes assis près de l’ambulance. Nous discutons des attaques récentes –septembre- sur cette même RC4. L’un de nous précise même « Paraît-il que lorsque les Viets attaquent ils sonnent la charge au clairon » Nous ne le croyons pas .

Soudain nous entendons un clairon sonner pas très loin de nous. Notre sang se glace dans nos veines, puis soudain la mitraille se déchaîne. Nous voyons les feuilles des arbres se transpercer sous les balles. Nous nous dirigeons vers nos véhicules tant bien que mal. C’est d’ailleurs au cours de cette attaque que notre infirmier est tué.

Etant brigadier je suis chef de pièce mortier. Je fais sortir rapidement les caisses d’obus de 60, m’empare du mortier que je mets sur sa plaque de base, mais n’est pas le temps d’installer le bi-pied que je tiens à la main. Un Spahis marocain me passe rapidement les obus, sans qu’ils soient dégraissés. Je tire directement sur le flanc de coteau d’où descendent en masse les Viets. Le tube est brûlant et je ne peux plus le tenir. Les assaillants sont partout. Le chef de la pièce mitrailleuse qui était en haut du piton réussi avec son groupe à redescendre.- Je crois que ce chef était la Mdl. Gernigon ?

Un officier nous crie de se replier, pensant que nous allons être encerclés. Les Viets arrivant de partout des deux côtés de la route – d’un côté de la RC4 ils étaient camouflés dans des trous que nous n’avions pas vus- Nous regagnions nos véhicules tant bien que mal, suivis par les rafales de mitrailleuses. Nous quittons la rizière en catastrophe et reprenons la route vers Nacham. Je dis au marocain assis à côté de moi, -qui avait le FM sur lui- de tirer sur les assaillants que nous apercevons près de la route. Il me répond « y’en a plus de cartouches chef » Il nous reste quelques grenades que nous réservions au cas ou….

Tant bien que mal nous arrivons à la citadelle de Nacham et constatons les dégâts aux véhicules. Mon Dodge 4x4 n’a pas subi de dégâts, mais celui qui me suivait a tout le côté droit labouré par les balles. Les pneus sont hachés. Le camarade qui me suivait me dit « Tu ne sais pas la chance que tu as eu. J’ai vu les impacts des balles et les traçantes passer entre la route et ton réservoir » Puis les nerfs retombants nous avons pleurés comme des gamins.

Voici, c’est tout ce que je souviens de cette terrible soirée.

Jean Ravet

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