02 mai 2008
Asiatique au Kop Of Boulogne

ONG : Peux-tu te présenter ?
LKN : 林克宁 (lin ke ning), Mec, 24 ans, Célibataire, employé.
Mes parents sont venus en France en 81 pour fuir le régime communiste et un début de guerre civile. Ils sont laotiens d'origine chinoise. Je ne me considère pas du tout comme laotien, mais plutôt chinois (et français bien évidemment !).
ONG : Sens-tu avoir une double identité occidentale et orientale ?
LKN : Oui complètement, disons que je suis français avant tout mais j'ai gardé quelques valeurs et coutumes chinoises. J'ai eu une éducation qui m'a toujours laissé le choix de mes décisions. Que ce soit au niveau religieux ou des opinions politiques par exemple. Ca m'a plutôt bien réussi je pense. J'ai une éducation eurasienne, avec beaucoup de valeurs et surtout de respect envers ceux qui me respectent et ceux qui doivent en avoir.
ONG : Depuis combien de temps es-tu fan de football et supporter du PSG ?
LKN : J'ai toujours bien aimé jouer au foot, mais je ne suis pas un grand passionné des coûts des transferts et autres techniques de jeux. Je n'ai vraiment apprécié regarder un match de foot que depuis la première fois où je suis allé au Parc. PSG – Glasgow rangers, une émotion indescriptible. Sortie de métro, bagarre sur bagarre entre parisiens et écossais, une ambiance électrique, pesante, mais tellement enivrante. Puis une fois arrivé dans le stade avec tous les supporters et une ambiance de folie, j'ai eu du mal à m'en défaire. Cela dit, j'ai quand même mis quelques années avant de m'abonner. Je suis fan du PSG avant d'être fan de foot, c'est bizarre, mais sans le PSG, le foot pour moi ne veut rien dire.
Pour répondre à ta deuxième question, je suis abonné à Boulogne, la meilleure tribune de France, celle qu'on hait, celle qu'on craint, mais celle que l'on respecte. Appartenir à la tribune Boulogne c'est comme un privilège. Être abonné à Boulogne c'est une chose, en avoir la mentalité et réussir à « faire partie de la tribune » c'en est une autre !
ONG : Quel genre de musique et mode suis-tu ?
LKN : Quel genre de musique ? Je dirais essentiellement Musique Anglaise, brit pop entre autres, indie et RAP UK. Mais le bon rap, pas le truc a la mord moi le nœud façon française.
Quelle mode ? Je dirais Casual, porter les meilleures fringues, les plus exclusives, passer pour un mec qui s'habillent juste bien aux yeux d'autrui (proches, collègues ou simple passant) et être reconnu par ses pairs, c'est incroyable ! C'est tellement amusant d'entendre des gens te parler comme si de rien était de bagarres successive à cause du football, du racisme dans les stades et autres discriminations et en te disant « mais t'as jamais eu d'emmerdes toi ? » et de lui répondre que toi tu n'es qu'un simple supporter du PSG sans histoire, c'est génial.
ONG : Comment cette tribune perçoit-elle ta présence ?
LKN : Je pense qu'à Boulogne, tant que tu respectes les codes et les lois officieuses, que tu as un bon comportement et que tu ne nuis pas à la tribune, tu as tout compris. Avoir la mentalité Boulogne, ça s'apprend, patiemment.
ONG : La dissolution des boulogne boys 85 annonce-t-il la mort de la tribune boulogne ?
LKN : Je ne pense pas que cela annonce la mort de la tribune Boulogne mais peut-être celle du mouvement ultra en France. Espérons que ça ne soit qu'un acharnement médiatique sur le PSG. La tribune Boulogne est composée d'énormément de groupes, officiels ou officieux. Les boys n'en sont que la partie visible. Cette dissolution est une mauvaise chose en soit pour la haute autorité, ils ont voulu frapper un coup fort mais ils n'ont plus d'interlocuteurs officiels, et rien n'empêche les membres des Boulogne boys de se rendre encore au stade, beaucoup risque de devenir « indépendants » et de se radicaliser. Ce n'est peut-être pas un mal pour la tribune que ces personnes continuent d'aller au stade, mais c'est regrettable ce qui arrive aux boys, après quasiment 25 ans de bons et loyaux services, au service du PSG et au service de la tribune Boulogne. Notre Histoire est devenue légende. Les Boulogne Boys 85 ne meurent pas.
Perdre sa langue c'est perdre son identité

Dans la littérature de notre pays, on délaisse notre langue et on apprend celle d'un autre pays. Quand bien même parviendrait-on à une parfaite similitude, ce ne serait pas différent d'un perroquet imitant la voix humaine. Dans les quartiers populaires, les enfants qui vont ramasser du bois et les femmes qui vont puiser de l'eau se répondent en chantant. Leur chant manque souvent de raffinement, mais, du point de vue de l'authenticité, il est incomparablement supérieur à tous les poèmes en chinois de nos lettrés.
Kim Manjung (1637-1692)
BDS PROMO vol.2 CD
A noter sur la nouvelle compile Bords de Seine Records (pour les 10 ans du label) la présence de deux groupes asiatiques : Anti Squad (Indonésie) avec la chanson "Honour & Pride" et Point Blank (Chine) avec la chanson "City of Contrast". Cette compilation est offerte avec toute commande passée chez eux. Bon anniversaire BDS !
ONG Team
Apprend le japonais et met les voiles

Le Ministre japonais des Affaires Etrangères, Masahiko Komura, a annoncé officiellement ses intentions à propos de l'immigration. Désormais, les résidents ayant un niveau élevé en japonais pourront bénéficier d'un traitement de faveur. La durée de séjour maximum de trois ans pourra ainsi se prolonger à cinq ans. Le Ministre espère ainsi que les étrangers ayant l'intention de rester au Japon seront plus motivés pour apprendre la langue nationale. En effet, cela leur permettra de mieux s'intégrer dans la société japonaise.
Carl Douglas - Kung Fu Fighting
Lafcadio Hearn, une sorte d'aventurier

Né, le 27 juin 1850, d'un père irlandais militaire dans l'armée britannique et d'une mère grecque, Patrick Lafcadio Hearn est élevé par sa tante à Dublin suite à la séparation de ses parents. Il perd un œil à 13 ans dans un accident en jouant avec des camarades de classe. Rejeté par sa famille, il fait un passage à Londres puis à Paris.
Lafcadio s'installe ensuite à 19 ans en Amérique à New York puis à Cincinnati, et devient journaliste. Il y découvre la culture japonaise par l'intermédiaire de contacts avec l'ambassadeur du Japon. En 1874, il épouse en cachette Althea "Matthie" Foley une métisse cuisinière, alors que les mariages mixtes sont illégaux. Lorsque cette union est découverte, il est renvoyé de son journal l’Enquirer et rejoind le journal rival, le Cincinnati Commercial. En 1877 il quitte Cincinnati et part en Louisiane à La Nouvelle-Orléans. Il s'intéresse alors à la culture créole de La Nouvelle-Orléans, il découvre la culture créole et publie en 1885 un dictionnaire de proverbes créoles « Gombo Zhèbes » et un recueil de cuisine « La cuisine créole ».
En 1889, le journal Harper's Monthly où travaille Hearn, l'envoie comme correspondant aux Antilles. Il y restera deux ans à Saint-Pierre en Martinique. L'île qu'il qualifie de « Pays des revenants » lui inspire son roman Youma. S'intéressant de près aux contes traditionniels martiniquais, il en recueillera un grand nombre et publia plusieurs ouvrages (« Trois fois bel conte… », « Contes créoles (II) »).
Sur l'invitation de son ami ambassadeur du Japon, Hearn débarque à Yokohama en 1890 et devient journaliste pour la presse anglophone. Au Japon, Hearn fait la connaissance de la fille d'un samouraï, Koizumi Setsu. Il l'épouse et prend en 1896 la citoyenneté japonaise et le nom de Koizumi Yakumo signifiant « petite fontaine et huit nuages ». Hearn commence alors à rédiger ses œuvres sur le Japon et la culture japonaise. Il s'intéresse notamment aux histoires traditionnelles de fantômes japonais. Grand voyageur, il déménage souvent et s'installe successivement à Kōbe, Matsue, puis Tōkyō, où il est nommé professeur d'université. Il effectue également l'ascenssion du Mont Fuji.
Il meurt à Tōkyō d'une attaque cardiaque le 26 septembre 1904 et est enterré selon les rites bouddhiques. L'écrivain Natsume Sōseki lui succède à la chaire de littérature anglaise de l'université de Tōkyō.
Par ailleurs, Hearn est l'importateur du judo en Amérique, ayant convaincu son ami Theodore Roosevelt, alors président, d'inviter aux États-Unis l’un des principaux experts du Kodokan, Yoshiaki Yamashita. Cette visite japonaise déclenche alors une mode pour ce sport en Amérique. Grand admirateur de Pierre Loti, Hearn est également le traducteur en anglais de Maupassant, Théophile Gautier, Flaubert, Mérimée, Hugo, Zola, de Nerval et Anatole France. Enfin de nombreux livres, films, bédés et musées lui rendent hommage.
RAIDS Hors Série N°27 : L’armée chinoise aujourd’hui

Un aperçu de l'analyse de RAIDS sur l'armée chinoise est disponible à cette adresse : Armees.com




























