27 mars 2008
RBN Canada sur les Yokai dans 25 minutes
La fin du Vietnam
Le Conseil général de l'Organisation Mondiale du Commerce a approuvé l'accession du Vietnam le 7 novembre 2006. Le Vietnam est ainsi devenu le 150ème Membre de l'OMC.
Les enfants du Vent Divin

Le mot Kamikaze provient d'un évènement historique : l'invasion mongole de 1274. La flotte de Kubilai Khan aborda la baie de Hakata et attaqua les Japonais. Après une journée lourde en pertes pour les Japonais, un typhon se leva et rafla une grande partie de la flotte des envahisseurs, ce qui les obligea à battre en retraite. Les Japonais remercièrent cette intervention de la providence et firent nommer ce typhon Kamikaze.
Le volontaire étranger

Le monde entier disait: la France est en danger; Les barbares demain, camperons dans ses plaines. Alors, cet homme que nous nommions" l'étranger", issu des monts latins ou des rives kellènes ou des bords d'outre-mer, s'étant pris à songer au sort qui menaçait les libertés humaines, vint à nous, et, s'offrant d'un cœur libre et léger, dans nos rangs s'élança sur les hordes germaines. Quatre ans, il a peiné, saignés, souffert. Et puis un soir, il est tombé dans cet enfer... qui sait si l'inconnu qui dort sous l'arche immense, mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé, n'est pas cet étranger devenu fils de France, non par le sang reçu mais par le sang versé?
Pascal Bonetti (1920)
Contre le tourisme sexuel

L'industrie du sexe est en train de prendre des proportions
gigantesques dans le sud-est asiatique. Les résultats d'une recherche réalisée
dans quatre pays de la région (Indonésie, Malaisie, Philippines et
Thaïlande) par le Bureau international du travail (BIT) parlent d'eux-mêmes:
la prostitution produit des revenus qui se chiffrent en millions de dollars, et son
poids dans l'économie oscille actuellement entre 2% et 14% du produit intérieur
brut (PIB).
L'étude intitulée The Sex Sector: The economic and social bases of
prostitution in Southeast Asia (L'industrie du sexe: les bases économiques
et sociales de la prostitution dans le sud-est asiatique) assure qu'il est «impossible
de calculer le nombre exact de prostituées que comptent ces pays en raison
du caractère clandestin ou illégal de ce type de travail». Ses
auteurs situent cependant «entre 0,25 et 1,5% le pourcentage de la population
féminine qui se livre à la prostitution». Et, plus grave encore,
des milliers d'enfants, contraints à se prostituer, sont victimes de menaces
et de violences qui leur laissent des séquelles graves et irrémédiables.
Pour combattre ces fléaux, une initiative très concrète a été
lancée par plusieurs organisations non gouvernementales sous le nom de End
Child Prostitution in Asian Tourism (ECPAT) (Mettre fin à la prostitution
enfantine dans le tourisme asiatique). Chaque touriste responsable peut contribuer
à cette campagne en signalant à la police toute activité suspecte
observée dans les lieux qu'il visite ou, à son retour, dans son propre
pays.
Police des bonnes manières

La ville de Yokohama vient de recruter, pour son métro, une police des bonnes manières. Ce sont ainsi 11 retraités, âgés de 70 à 80 ans, qui vont arpenter les lignes de métro de la ville afin de rappeler aux passagers le comportement à avoir lorsque l'on prend le train. Selon les officiels de la ville, cette solution a le double avantage de rappeler aux usagers les rudiments de bonne conduite et également de faire un peu d'argent de poche aux personnes âgées.
Les Aïnus ou l'histoire d'une lutte identitaire

Les Aïnus ou Aïnous ("ainu" qui signifie "humain" en aïnu), sont une population aborigène. Ils vivent au Nord du Japon et à l'extrême Est de la Russie : Vers -1300 avant JC, ils ont migré vers Hokkaidō, les Îles Kouriles, l'île de Sakhaline et le sud de la péninsule du Kamtchatka. Soit 1000 ans avant les représentants du peuple des Wa qui sont les ancêtres des Japonais actuels, arrivés par l'île de Honshu (vraisemblablement depuis la Corée). Hier en voie de disparition, on compte environ 150 000 membres de ce groupe ethnique de nos jours. Toutefois, aucun recensement exact n'a été tenu, beaucoup d'Aïnus cachent leur origine ou dans bien des cas ne la connaissent même pas, leurs parents la leur ayant dissimulée pour les protéger de la discrimination et du racisme.
Morphologiquement, les Aïnus ne ressemblent pas aux Japonais. Ils sont plus grands, plus résistants, leurs carrure et pilosité sont plus affirmées, leur peau est plus claire, leur visage moins lisse et leurs yeux ne sont pas bridés. Bref, ils ne sont pas mongoloïdes (type morphologique des Japonais, Coréens et Chinois). Avec ces caractéristiques physiques, ils ont été longtemps associés au type caucasien. Les tests génétiques effectués sur les Aïnus montrent que ceux-ci ont pour haplogroupe l'Haplogroupe D. Or cet haplogroupe est rare et n'est retrouvé en quantité significative qu'au Tibet et dans les îles Andaman ce qui suggère une parenté avec les peuples d'Asie centrale. Le groupe éthnique dont descendraient les Aïnus était si l'on suit cette hypothèse installé en Asie centrale et orientale et aurait été chassé par l'expansion des Han. Un Aïnu sur huit possède aussi les caractères de l'haplogroupe C3 qui est le plus commun parmi les populations de l'extrême est de la Russie et parmi les populations de Mongolie. Certains ont avancé que cet haplogroupe serait le résultat d'un brassage génétique unidirectionnel avec les Nivkhes avec qui les Aïnus ont d'ailleurs des points communs sur le plan culturel (sculpture sur bois, festival de l'ours, motifs des habit). Cette hypothèse de brassage avec les Nivkhes est encore soutenue par la présence supplémentaire de l'haplogroupe Y qui n'est retrouvé à haute fréquence que chez les Nivkhes et les Aïnus ainsi que par la similarité des langues des deux peuples. Les Aïnus sont liés à la culture Jōmon. Ils sont les seuls des peuples Jōmon à ne pas avoir subi de brassage génétique avec les peuples Yayoi (arrivés de Corée). De ce fait les Aïnus sont proches des habitants des îles Ryu-Kyu qui sont aussi issus des peuples Jōmon et n'ont subi que peu de brassages avec les peuples Yayoi. Les Japonais sont issus du mélange entre Jōmon et immigrants de Corée.
On ne sait pas grand chose de l'histoire pré-japonaise des Aïnus. Au début, les premiers contacts avec les Japonais étaient amicaux et les deux peuples nouèrent des relations commerciales d'égal à égal. Au fil du temps, le Japon commence à dominer la relation et à établir de grandes colonies sur le territoire aïnu. Les aïnus sont pour la première fois mentionnés par les Japonais dans le Kojiki. Lorsque les Japonais se déplacent vers le Nord pour prendre le contrôle des terres aïnus, les Aïnus les abandonnent généralement sans résistance, on connaît cependant des guerres : 1268 (première révolte connue), 1457 (bataille de Koshamain), 1669 (bataille de Shiyakushiyain entre les Aïnus et le clan Mastumae) et 1789 toutes perdues par les Aïnus. En 1799, les Aïnus de l'est d'Hokkaido sont soumis au contrôle du shogun et en 1807, c'est au tour de ceux de l'ouest de l'île. On peut expliquer cette quasi-absence de résistance par leurs croyances selon lesquelles la terre n'appartient à personne, y compris eux-mêmes.
Pendant ces siècles où les Européens pratiquent la colonisation et l'esclavage (XVIe siècle - milieu du XIXe siècle), où les Américains font la chasse à l'indigène, les Japonais exercent « l'assimilation forcée », entre autres sur les Aïnus : l'habillement, la religion et l'éducation de toutes les populations du territoire japonais doivent être japonais. Puis, les règles japonaises durant la période Meiji (XIXe siècle - début du XXe siècle) s'attachent à « réformer » le mode de vie aïnu dans son quotidien, interdisant leur langue et les cantonnant à l'agriculture sur des parcelles fournies par le gouvernement. Les Aïnus sont aussi employés dans des conditions proches de l'esclavage par l'industrie de la pêche. Ils ont aussi été forcés (par le clan Matsumae) de servir d'intermédiaire entre les Japonais et les Russes. Il en fut de même en Russie où ils furent convertis à la religion orthodoxe. Après 1945, beaucoup des Aïnus de Russie rejoignirent le Japon. La présence des Aïnus en Russie fut d'ailleurs cachée. La guerre russo-japonaise eut aussi une influence sur la disparition des Aïnus de la Russie. Ainsi lorsque l'île de Sakhaline a été rattachée au Japon (prenant le nom de Karafuto), les Aïnus furent envoyés sur l'île d'Hokkaido.
Jusqu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les Aïnus sont contraints à « devenir japonais », à renier leurs rites, leurs arts, leur mode de vie, leur religion (cérémonies de mariages, d'enterrements, cérémonies des esprits animaux... abandonnées). A partir de 1960, les Aïnus commencent à se rassembler pour acquérir « le droit à la différence ». Leurs demandes régulières, menées par l'Association Utari et Giichi Nomura, n'ont aucun aboutissement, mais ils poursuivent leurs efforts et soutiennent leur projet de lois pour faire valoir ce « droit à la différence ». Mais ce n'est qu'en 1994 qu'ils parviennent à faire entrer un des leurs, Shigeru Kayano, au Kokkai (Parlement japonais).
Dévoué à son peuple depuis toujours, Shigeru Kayano n'a cessé de se battre pour obtenir reconnaissance. Alors, en 1997, est promulguée la Loi pour la promotion de la culture aïnu et pour la dissémination et le soutien des traditions aïnus et de la culture aïnu. Depuis, les Aïnus ont le droit et le devoir de promouvoir leur culture, leur différence. Les plusieurs dizaines de musées et de centres culturels dédiés à la culture aïnu sont les réceptacles de leur savoir, de leurs traditions. Mais la discrimination existe toujours (selon un sondage du gouvernement de Hokkaïdo en 1999, un Aïnu sur deux seulement n'a pas été témoin de discrimination envers des Aïnus (qu'il soit lui-même victime ou non) et les Aïnus espérent aujourd'hui obtenir d'avantage que le « droit à montrer leur culture » : le « droit à vivre selon leur culture ». Aujourd'hui, un journal en langue aïnu est publié : le Ainu Times. Comme les aïnus ne connaissaient pas l'écriture, un syllabaire proche du katakana a été mis au point et est utilisé par ce journal. Il faut souligner que bien qu'ils se battent pour la reconnaissance de leur culture, rien dans les manuels scolaires japonais ne traite d'eux.




























