O.N.G. (v.3)

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26 mars 2008

L'adjudant Bonnin...

Adjudant_Bonnin

Un jour, sur la route d’Hoa Binh, ma compagnie perdit le plus beau soldat que j’ai sans doute jamais connu. Son nom de Légion était Bonnin. Adjudant de vingt-sept ans, il finissait son troisième séjour en Indochine après avoir accumulé seize citations. Maigre dans son short flottant, un sourire toujours un peu triste aux lèvres. Son histoire avant la Légion était obscure.

Nous n’en savions rien et nous n’en voulions rien savoir. J’observais ce jeune homme silencieux placé sous mes ordres. Il semblait venir d’ailleurs, avec une grande maîtrise de lui-même. En opération, il semblait indifférent au sifflement des balles et aux ébranlements de mortier. Il faisait son travail comme un artisan appliqué, sans un geste de trop. Il pratiquait un courage sobre, contenu et d’autant plus impressionnant. A Hanoï, il restait à part, sans que jamais personne ne lui en ait jamais tenu rigueur. Simplement, il n’aimait pas les grandes libations et les « dégagements », comme nous les appelions alors. Il dominait la compagnie de son aura. Que cherchait-il en Indochine et qu’avait-il perdu si jeune pour s’engager dans la Légion ? Sa courtoisie était peut-être la marque d’un désespoir. C'était un être de noblesse, alliant la simplicité d’approche et la force de caractère, le sens inné du commandement et une modestie en toutes choses. J’admirais le don absolu qui était le sien vis-à-vis de ses hommes.

L’adjudant Bonnin a sauté sur une mine dans les lacets du col de Kem, sur la route d’Hoa Binh. D’ordinaire précis dans ses gestes, il a fait un pas de trop, basculant en arrière. L’explosion a soufflé ses jambes et son bassin. Nous sommes restés autour de lui quelques minutes, qui sont gravées en moi à jamais. Il a dit : « il vaut mieux que ce soit moi plutôt qu’un de mes hommes ». Il a dit encore : « Je ne veux pas qu’ils me voient dans cet état » en demandant qu’on couvre sa blessure atroce. La piste était noire de sang. Il est mort comme un Templier, perdu dans un pays lointain, porté par ses camarades.    

Son destin fulgurant reste une enigme. La silhouette fine, une ombre d’ironie dans l’attitude, des lèvres minces un peu tombantes, des yeux ronds et saillants, la démarche presque nonchalante, Bonnin était un homme secret. Adjudant est un grade qui fait sourire ceux qui pratiquent l’armée de loin. C’est le grade des sans-grade : on y rencontre donc des natures exceptionnelles. C’était un caractère rageur et désenchanté, intransigeant, lucide. Ses rares paroles étaient des ordres qu’il donnait presque à regret, d’une voix retenue. J’avais l’impression qu’il se tenait à l’extérieur de lui-même, comme s’il était le spectateur de notre aventure.

Il encadrait les parachutistes vietnamiens avec cette rigueur et cette pudeur qui leur convenaient tant. Je n’ai jamais vu des hommes obéir à un supérieur avec ce respect presque religieux. Dans les moments de danger extrême, son regard était d’une intensité insoutenable. C’est lui qui m’a appris qu’au plus fort de l’action, deux êtres pouvaient se comprendre sans qu’aucune parole ne soit échangée. Durant toute mon existence, je n’ai jamais rencontré un homme d’une telle simplicité et d’une telle personnalité, d’une telle discrétion, mais habité par une telle autorité. Bonnin reste la plus belle figure humaine que j’aie rencontrée.                                                             

Certains jours, je me demande si je n’ai pas survécu simplement pour écrire le nom de Bonnin et évoquer sa mémoire.

Toute une vie Helie De Saint Marc

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Ouka (SSS Japon) Live

Ouka - Our Way

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Mercenaires du monde, mobilisez-vous

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Dans la dernière édition en ligne de l’Himalayan Times, une déclaration d’un groupe rebelle bhoutanais d’extrême gauche dans affirme vouloir entamer la lutte pour la démocratie populaire. Dans cette déclaration, le Front révolutionnaire uni du Bhoutan indique sa volonté très nette de passer à l’action contre les forces de sécurité et les « soi-disant députés élus lors des soi-disant élections ». Selon le Front révolutionnaire, les élections sont « une manœuvre du roi pour jeter de la poudre aux yeux de la communauté internationale, afin de dissimuler ses erreurs ». Cette déclaration à un arrière gout de Népal !

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De la ville de Campition (Canton)

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Campition (Kan-Tchéou) est une ville grande et célèbre ; elle commande au pays de Tanguth. Ses habitants sont partie chrétiens, partie mahométans, et partie idolâtres. Ces derniers ont plusieurs monastères où ils adorent leurs idoles, qui sont faites de terre, de bois ou de boue, dorées par-dessus ; il y en a de si grandes qu’elles ont dix pas de long, auprès desquelles il y en a de plus petites, qui sont dans une posture respectueuse. Ces idoles ont leurs sacrificateurs et leurs religieux, qui, en apparence, vivent plus régulièrement que les autres, car plusieurs gardent le célibat et s’attachent à l’observation de la loi de leurs dieux. Ils comptent leur année par lunes, aussi bien que leurs mois et leurs semaines. Dans ces lunes ils s’abstiennent, pendant cinq jours, de tuer ni bête ni oiseau, et de manger aucune viande. Ils vivent aussi pendant ces jours-là plus exactement. Les idolâtres ont en cette ville une coutume, que chacun peut avoir autant de femmes qu’il en peut nourrir ; la première est seulement la plus estimée et passe pour la plus légitime. Le mari ne reçoit point de dot de sa femme ; mais il lui en assigne une en bestiaux, en argent, en serviteurs, suivant ses moyens. Si un homme se dégoûte de sa femme, il lui est permis de la répudier. Enfin cette nation regarde comme permises bien des choses que nous regardons comme de grands péchés. Ils vivent en beaucoup de choses comme les bêtes ; car j’ai eu le temps de connaître leurs mœurs, ayant demeuré dans cette ville avec mon père et mon oncle pendant un an, pour quelques affaires.

(chapitre XLIX) Récit de voyage de Marco Polo

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La mousson

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La mousson est le nom d'un système de vents périodiques dans les régions tropicales, actif particulièrement dans l'océan Indien et l'Asie du Sud. Le mot mousson proviendrait du mot arabe mawsim qui signifie saison et désigne notamment la saison favorable à la navigation vers l'Inde dans l'océan Indien (mua xuân, prononcé mouy suan, signifie « printemps » en vietnamien, ce qui pourrait être l’origine du mot).

En Asie du sud, la mousson se produit de décembre à mars avec des vents qui proviennent du nord-est. La température sur le centre de l'Asie est moins de 25 °C car on y est en hiver ce qui crée une anticyclone sur la région. Le courant-jet dans cette région se divise en une branche subtropicale et un branche polaire. La première souffle le plus souvent du nord-est, apportant de l'air sec sur l'Inde et le sud de l'Asie. Au même moment, une système dépressionnaire se développe sur le sud-est asiatique et l'Australasie dont les vents sont dirigés vers l'Australie, formant une creux barométrique où converge l'humidité.

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Popoli Karen

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