22 mars 2008
ONGiste

Fille de l'ambassadeur et écrivain belge Patrick Nothomb, Amélie Nothomb est née au Japon, dans la ville de Kobé, le 13 août 1967. Profondément imprégnée par la culture nippone, celle-ci peut en effet se vanter d'être parfaitement bilingue dès l'âge de cinq ans. La jeune fille passe son enfance à suivre son père, de la Chine à la Birmanie en passant par New York ; une destinée d'expatriée et un sentiment de solitude qui l'incitent, petit à petit, à se replier sur elle-même.
Le débarquement en Belgique à l'âge de 17 ans, dans la patrie familiale, amplifie encore son mal-être. Se sentant rejetée dans sa nouvelle université où elle poursuit des études gréco-latines, elle découvre une culture et un mode de vie occidentaux qui lui avaient alors totalement échappés ; le choc est brutal.
C'est à partir de cette période qu'Amélie Nothomb commence à écrire, sans prétendre toutefois encore pouvoir vivre de sa plume. Elle continue en effet à chercher sa voie professionnelle, ce qui l'amène à retourner quelques temps au Japon. Auteur déjà de plus d'une vingtaine de manuscrits personnels, Amélie Nothomb décide de se lancer et publie à 25 ans son premier roman, Hygiène de l'assassin (1992), qui marque également son premier succès.
Véritable phénomène littéraire, la jeune femme enchaîne les publications à raison d'un livre par an, qui connaissent tous une impressionnante carrière commerciale. Le public apprécie le style romanesque et décalé de la jeune femme, toujours accompagné d'un humour subtil, mais qui le place directement face à ses pulsions intérieures. Parfois autobiographiques (Métaphysique des tubes) ou purement fictionnels (Les Catilinaires), ses romans sont nourris d'expériences personnelles mais qui pourraient être partager par tous.
Pour ne rien gâcher, l'excentricité de l'écrivain en font une invitée privilégiée des médias, la jeune femme n'hésitant pas à arborer des chapeaux extravagants ou un maquillage vif. Elle accompagne parfois ses prestations de quelques phrases percutantes, comme lors de l'émission Apostrophes où elle avait révélé à Bernard Pivot qu'elle se délectait de fruits pourris.
Stupeur et tremblements (1999) marque un tournant dans la carrière de la jeune femme. Déjà en raison de son triomphe (plus de 500 000 exemplaires vendus, son plus gros succès actuel, couronné par le Grand prix du roman de l'Académie Française), mais aussi vis-à-vis de la perception de son métier d'écrivain. Plus sage, plus discrète, Amélie Nothomb se défend dès lors d'une certaine extravagance passée et fuit les médias hors-période de promotion. Celle-ci préfère désormais se concentrer sur son travail (au moins quatre heures par jour, et ce dès quatre heures du matin) et partir sur les routes à la rencontre de ses lecteurs.
Ses livres sont parfois transposés au cinéma, comme Hygiène de l'assassin en 1999 et Stupeur et tremblements en 2003, et pour lequel Sylvie Testud reçoit le César de la Meilleure actrice. D'autres adaptations sont en cours de discussions mais pas ne sont actuellement que des projets... Amélie Nothomb écrit environ trois livres par an, mais décide à chaque fois de n'en publier qu'un seul. Et de disparaître à nouveau ensuite...
l'ethnocide papou

On parle rarement de la Papouasie-Occidentale dans les médias. Quand cela arrive, c’est pour annoncer de nouvelles espèces d'oiseaux de paradis ou de kangourous arboricoles ont été découvertes dans des forêts « inconnues » nichées dans des paysages montagneux. On parle du paradis de l'âge de la pierre des tribus de Nouvelle-Guinée.
La Papouasie-Occidentale est, il est vrai, une région extraordinaire, dans la deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l'Amazonie, elle abrite 250 tribus qui y résident depuis quarante mille ans et parlent 300 langues distinctes.
La réalité est tout autre car la Papouasie-Occidentale est un pays occupé, où, à vouloir se battre pour la liberté on risque la torture, voire la mort.
C'est un pays interdit aux journalistes étrangers et aux représentants des droits de l'homme, rempli de militaires Indonésiens bien armés et à la gâchette facile au moindre signe de dissidence.
Jusqu'au milieu du XXe siècle, ce territoire faisait partie des Indes orientales néerlandaises.
En 1949, les Hollandais cédèrent la quasi-totalité de leur empire au nouvel Etat-nation d'Indonésie.
Défendant néanmoins l'idée que la Papouasie-Occidentale se trouvait en Mélanésie et ne devrait par conséquent pas être rattachée à l'Asie, ils lui accordèrent l'indépendance en 1961. Trois mois plus tard, l'Indonésie envahissait le jeune pays.
L'intervention des Nations unies qui s'ensuivit n'eut que peu d'incidence : en pleine guerre froide le bloc de l'Ouest avait à coeur de ne pas froisser l'Indonésie de Sorkarno, qui était courtisée par l'URSS et la Chine. Pour « sauver la face », il fut conclu que l'ONU superviserait un référendum devant permettre aux Papous de choisir entre l'indépendance et le rattachement à l'Indonésie. En 1969, sept ans après l'invasion, l'ONU assista au trucage du vote sans ciller. En déclarant que les Papous étaient trop « primitifs » pour se faire à la démocratie, le gouvernement de Jakarta sélectionna 1.026 leaders papous « représentatifs » et les menaça de mort avant de leur demander de voter. Le résultat fut donc sans surprise.
L'Indonésie s'engagea ensuite dans une campagne de destruction de la culture papoue. Ceux qui résistaient étaient tués, torturés ou bien « disparaissaient ». Au moins 100 000 Papous ont été tués par les Indonésiens depuis le début de l'occupation. D'après certaines organisations de lutte pour les droits de l'homme, on serait en fait proche des 800 000 victimes.
Les richesses naturelles locales (or, cuivre, bois, pétrole, gaz) ont été vendues à des sociétés indonésiennes ou étrangères. Des millions d'hectares de terres ont été confisqués et les opposants passés assassinés.
Les soldats Indonésiens ont tué, violé, torturé et brutalisé les Papous en toute impunité, et le massacre continue aujourd’hui. Des dissidents sont tailladés au rasoir ou brûlés vif par les militaires. Des hommes sont jetés en prison pour dix ans simplement parce qu'ils avaient brandi le drapeau de la Papouasie-Occidentale en public.
Iannone et Radio Bandiera Nera

Enfin, il faut mentionner la dernière idée issue du cerveau de Iannone, devenue réalité il y a quelques mois, Radio Bandiera Nera : une radio diffusée par Internet 24h sur 24, 7 jours sur 7 et à laquelle collaborent plus de 20 rédactions en Italie ainsi qu'en France, à Hong Kong, au Brésil, au Portugal, en Espagne, au Québec, en Grèce et en Hollande. Nouveau point de référence de milliers d'auditeurs à travers le monde, Radio Bandiera Nera est en passe de devenir la véritable voix du peuple non conforme. (www.radiobandieranera.org).
Biographie (en français) sur zentropa.info
Clandestines79

Nous avons le plaisir de voir que notre interview réalisée par Thomas (Point Blank) pour ONG est aussi diffusée sur le site de Clandestines 79 records. Merci à eux.
Interview sur Clandestines79
Quitter le Vietnam

Les combats que j’ai connu de 1950 à 1953 au Vietnam furent d’une âpreté et d’une violence que je n’ai plus jamais retrouvées durant ma carrière militaire. J’ai compris à cette époque le jugement porté par Winston Churchill : « Quand j’étais jeune, la guerre me paraissait cruelle et amusante. Maintenant, elle me paraît toujours aussi cruelle, mais je sais qu’elle est abominable ». Parfois, nous avions l’impression que c’était un cauchemar et que nous allions nous réveiller. Ceux qui prétendent aimer la guerre ont dû la faire loin du carnage des champs de bataille, des cadavres épars et des femmes éventrées. La guerre est un mal absolu. Il n’y a pas de guerre joyeuse ou de guerre triste, de belle guerre ou de sale guerre. La guerre, c’est le sang, la souffrance, les visages brûlés, les yeux agrandis par la fièvre, la pluie, la boue, les excréments, les ordures, les rats qui courent sur les corps, les blessures monstrueuses, les femmes et les enfants transformés en charogne. La guerre humilie, déshonore, dégrade. C’est l’horreur du monde rassemblée dans un paroxysme de crasse, de sang, de larmes, de sueur et d’urine.
L’irruption du danger, l’entrée dans ces territoires où rôde la mort, oblige à se hisser à la pointe de soi-même. Lorsque tout peut se briser en une seconde, l’homme est nu. Il ne lui reste qu’à être un homme.
La guerre rend économe de sa salive. Ceux qui l’ont connue en reviennent souvent taciturnes, car ils ont appris le poids des mots. Le silence paraît alors préférable aux paroles.
Pour nous, le courage était un sentiment qui s’entretenait, comme les fusils.
Toute une vie de Helie de Saint Marc
Ecoute Radio Bandiera Nera Asia

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