20 mars 2008
La dernière chose bien à Paris ce n'est pas d'y vivre mais d'en être nostalgique

Captifs du Viet Minh
"Vous prisonniers ! Si vous rester tranquilles, moi c’est peut-être pas couper les couilles".
Ce fut sur ces paroles peu rassurantes pour l’avenir qu’allait poindre, pour le Caporal Lacassagne et son chef de section, l’aube du 18 octobre 1952. Le dernier point d’appui du poste de Nghia-Lo, siège du P.C. du ler Bataillon Thaï, venait de tomber. La veille, nous avions assisté, impuissants, à la prise du "Piton" tenu par la 4ème Compagnie. Un à un tous les postes du secteur avaient ainsi été enlevés depuis le début du mois. Les portes du secteur NordOuest étaient désormais ouvertes aux forces armées du Viet-Minh.
"Dhivé, mao-len !", ordonna cette fois le gradé viet après nous avoir, avec l’aide de ses hommes, désarmés. Bousculés, la baïonnette dans les reins, nous fûmes conduits vers le point de rassemblement où nos compagnons d’armes nous attendaient depuis près d’une heure déjà.
Il y avait là mon Chef de Bataillon (Cdt Thirion), son adjoint (Cne Bouvier d’Yvoire), mon Commandant de Compagnie (Cne Boillot), notre toubib (Médecin Lieutenant André), mes camarades sous-officiers, parmi lesquels quelques blessés, des hommes de troupe français, marocains et thaïs. Un certain nombre de têtes connues manquait.
Les poignets liés derrière le dos, ils étaient assis, groupés, serrés les uns contre les autres comme s’ils avaient eu froid, fatigués par les longues nuits de veille et la tension nerveuse du combat à peine terminé. Silencieux, le regard fixe, ils semblaient mesurer toute l’étendue de leur défaite. A quoi pensaient-ils ? Sans doute, tout comme moi, à leur famille. La reverraient-ils un jour ? Nul ne le savait.
Démunis de tout, ayant pour seuls vêtements un slip, un maillot de corps et la tenue de combat qu’ils portaient, sans chaussures - celles-ci ayant été confisquées à titre de précaution contre toute évasion -, ils étaient anéantis, et ce fut avec le triste sourire de l’homme vidé de son énergie qu’ils nous accueillirent.
Pour la plupart d’entre eux, cet effondrement ne fut que passager, car il convenait en effet de se ressaisir très vite, de faire face à notre nouvelle situation, afin de tenir à tout prix.
Un ordre bref, ponctué de coups de crosses, interrompit ma méditation : la longue marche des Tu-Binhs (prisonniers) commençait.
Cela faisait exactement deux mois et vingt-sept jours que j’avais débarqué à Haïphong pour entamer mon deuxième séjour en Indochine, après seulement vingt-et-un mois passés en métropole, congé de fin de campagne compris.
Captifs du Viet Minh de Thomas Capitaine
Toutes les initiatives sont bonnes

Les autorités du baseball japonais vont instaurer de nouvelles règles pour abréger les matches, afin de limiter les dépenses d'énergie et contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique. Les rotations d'équipes au cours des neuf manches d'une partie devront désormais être terminées en 2 minutes et 15 secondes. Et le pitcher (lanceur) n'aura désormais que 15 secondes pour lancer la balle au début de chaque phase offensive. Réduire une partie de 12 minutes diminuera la consommation d'électricité de 435 kilowatts-heures par match. Vu que 864 matches sont joués chaque année sous l'égide de la PBJ, la ligue estime à 376.000 kw/h l'économie d'électricité possible, soit 209 tonnes de dioxyde de carbone en moins dans l'atmosphère. Par mimétisme, les matches amateurs suivront cette initiative et une économie d'électricité bien plus importante sera ainsi réalisée.
Prendre exemple sur le Bhoutan (3eme partie)
L'économie du Bhoutan, une des plus faibles et des moins développées au monde, est basée sur l'agriculture et la sylviculture, qui fournissent un moyen de subsistance à plus de 90% de la population. L'agriculture est en grande partie vivrière et pratiquel'élevage. Les montagnes dominent le territoire et rendent la construction de routes et de toute autre infrastructure difficile et chère. L'économie est étroitement alignée avec celle de l'Inde par de forts liens commerciaux et monétaire et dépend fortement de l'aide financière de l'Inde. Le secteur industriel est technologiquement très en retard et la plupart des productions provient d'ateliers familiaux. Le potentiel de production hydro-électrique et son activité touristique sont les ressources principales du pays. Les programmes modèle sociaux, d'éducation, et d'environnement en cours se font avec l'appui d'organismes multilatéraux de développement. Chaque programme économique doit tenir compte de la politique gouvernementale de protection de l'environnement et des traditions culturelles du pays. Les contrôles poussés et les politiques incertaines dans les domaines de l'industrie, du commerce, du travail et des finances constituent une entrave salvatrice à l'investissement étranger.
Pour faire rentrer quelques devises nécessaire au pays, le gouvernement eut, dans les années 1970 et 1980, une idée géniale et alternative.
Le gouvernement royal du Bhoutan a émis des timbres postaux aux formes et dans des matières originales afin d'obtenir de nouveaux revenus. Certains timbres sont de forme ronde et en carton, d'autres sont en feuille d'acier et il existe même une série (très rare) de timbres ronds, en matière plastique, qui sont de véritables disques avec des microsillons sur lesquels est enregistré l'hymne du Bhoutan. Il existe aussi des timbres en 3D représentant des masques, des animaux ou des automobiles anciennes (un comble dans un pays où il n'y a pratiquement pas de routes...), des timbres parfumés à la rose et même une série de timbres en plastique en relief représentant des grands hommes du XXe siècle. Les plus beaux sont sûrement la série de timbres en soie véritable représentant des peintures religieuses locales. Ces timbres sont aujourd'hui très recherchés par les philatélistes. Des timbres destinés à la poste aérienne ont été diffusés avant même que le pays soit doté d'un aéroport. Sept modèles munis d'une piste enregistrée diffusant un message ou un air musical audible à l'aide d'un tourne-disques ont été émis en 1973, année qui fut aussi marquée par l'émission de timbres parfumés.
Le prix actuel des timbres va de 1$ a 250$ (cliquez sur la photo)
Mort du dernier eunuque
Ecoute RBN Asia
(presque) une triste nouvelle

Kamal Prasad Adhikari, un des responsables du Parti Communiste Nepalais et candidat aux élections népalaises, a été tué mardi d'une balle dans la tête.
Animal Politique

Le 5e Dalaï Lama, Ngawang Lobsang Gyatso, est né en 1617 à Lhoka Chingwar (Chingwa), dans le chateau de Taktsé, au sud de Lhassa de Dudul Rabten et Kunga Lhanzi. Quand Sonam Choephel, l'intendant principal du 4e Dalaï Lama a entendu parler des capacités exceptionnelles du garçon de Chong-Gya, il a rendu visite à l'enfant et lui montra des objets ayant appartenu au Dalaï Lama précédent. Le garçon a tout de suite reconnu les objets, et dit qu'ils lui appartenaient. Sonam Choephel a gardé le secret sur la découverte du 5e Dalaï Lama en raison de la situation politique agitée de l'époque. Quand les choses se sont calmé, le 5e Dalaï Lama fut mené au monastère de Drépung où il a été ordonné moine par le 4e Panchen Lama, Lobsang Chökyi Gyalsten, qui lui donna le nom Ngawang Lobsang Gyatso.
Le 5e Dalaï Lama fut donc reconnu à une époque d'agitation politique au Tibet. Le Régent Tsangpa Desi avait envahi Lhassa au début du XVIIe siècle, attaquant sauvagement les monastères de Drépung, Séra et Ganden. Güshi Khan, le chef de la tribu mongole des Qoshot, souhaitait vaincre Tsangpa Desi parce que ce dernier s'était allié à un ennemi de sa tribu Mongole. De plus, Güshi Khan avait intercepté une lettre du Roi de Beri de l'Est du Tibet adressée au Tsangpa Desi, décrivant un projet visant à détruire les monastères Gelugpa. Le Chef Mongol a vaincu le Roi de Tsang qui gouvernait une grande partie du Tibet. Cependant, comme les tensions augmentaient, de nombreuses lettres s'échangèrent entre le Dalaï Lama, le Panchen Lama et le Karmapa. En particulier, le Panchen Lama et le Karmapa ont tenté d'apaiser les tensions dans l'Est du Tibet. Du fait des liens des lignées Kagyu et Jonang avec le Roi de Tsang, le 10e Karmapa, Chöying Dorje, chef de l'école Karma Kagyu, doit s'exhiler durant 20 ans et les Jonangs sont presécutés par les Gelugpas, mais ils subsiteront jusqu'à nos jours et seront reconnus par le 14e Dalaï Lama.
Güshi Khan mis un terme aux troubles, et en 1642 le Dalaï Lama a été intronisé dans le hall principal de Shigatsé comme dirigeant spirituel et politique du Tibet. Ainsi, Güshi Khan offrit à son enseignant spirituel, le 5e Dalaï Lama, la nation du Tibet. De cette façon, le Chef Mongol fit du Tibet son domaine, et établit Dalaï Lama comme son dirigeant. Le Dalaï Lama unifia l'ensemble du Tibet, qui pour des siècles avait été tourmenté par des guerres et des conflits internes. Cependant, le Dalaï Lama fut déçu par Güshi Khan. Le Chef Mongol avait envahi l'Est du Tibet, et il attaquait et dépoullait les gens et les monastères de cette région. Les monastères de Séra, Ganden et Drépung de Lhassa se sont également plaints de la brutalité des agresseurs mongols.





























