13 mars 2008
Rock'n'Roll à Seoul

Skunk Hell est le nom de la salle de concert, bar, studio de répétition et studio d'enregistrement, fondé en 1998 à Seoul. Se trouvant au plein cœur de la capitale de la Corée du sud, dans le quartier de Hongdae, cet endroit underground est réputé pour la qualité de ses équipements et de ses concerts de groupes nationaux mais aussi internationaux. Son fondateur Jong Hee, est un des acteurs les plus important de la scène underground coréenne. Chanteur du groupe The Rux, il est aussi le fondateur du label alternatif Skunk Records et de magasin Skunks.
http://www.skunkhell.com (salle)
http://www.skunklabel.com (label)
http://www.skunxs.com (magasin)
Annonce / Announcement


Zentropa Asia
Le poème du capitaine de Borelli

Mes compagnons, c'est moi ; mes bonnes gens de guerre,
C'est votre Chef d'hier qui vient parler ici
De ce qu'on ne sait pas, ou que l'on ne sait guère ;
Mes Morts, je vous salue et je vous dis : Merci.
Il serait temps qu'en France on se prît de vergogne
A connaître aussi mal la vieille Légion
De qui, pour l'avoir vue à sa rude besogne
J'ai la très grande amour et la religion.
Or, écoutez ceci : "Déserteurs ! Mercenaires !"
"Ramassis d'Etrangers sans honneur et sans foi !"
C'est de vous qu'il s'agit, de vous, Légionnaires !
Ayez-en le cœur net, et demandez pourquoi ?
Sans honneur ? Ah ! passons ! Et sans foi ? Qu'est-ce à dire,
Que fallait-il de plus et qu'aurait-on voulu ?
N'avez-vous pas tenu, tenu jusqu'au martyre,
La parole donnée et le marché conclu ?
Mercenaires ? sans doute : il faut manger pour vivre ;
Déserteurs ? Est-ce à nous de faire ce procès ?
Etrangers ? Soit. Après ? Selon quel nouveau livre
Le maréchal de Saxe était-il donc Français ?
Et quand donc les Français voudront-ils bien entendre
Que la guerre se fait dent pour dent, œil pour œil
Et que des Etrangers qui sont morts, à tout perdre,
Chaque fois, en mourant, leur épargnaient un deuil.
Aussi bien c'est assez d'inutile colère,
Vous n'avez pas besoin d'être tant défendus ;
Voici le Fleuve Rouge et la Rivière Claire
Et je parle à vous seuls de vous que j'ai perdus !
Jamais garde de Roi, d'Empereur, d'Autocrate,
De Pape ou de Sultan, jamais nul Régiment
Chamarré d'or, drapé d'azur ou d'écarlate,
N'allez d'un air plus mâle et plus superbement.
Vous aviez des bras forts et des tailles bien prises,
Qui faisaient mieux valoir vos hardes en lambeaux ;
Et je rajeunissais à voir vos barbes grises,
Et je tressaillais d'aise à vous trouver si beaux.
Votre allure était simple et jamais théâtrale ;
Mais, le moment venu, ce qu'il eût fallu voir,
C'était votre façon hautaine et magistrale
D'aborder le "Céleste" ou de le recevoir.
On fait des songes fous, parfois, quand on chemine,
Et je me surprenais en moi-même à penser,
Devant ce style à part et cette grand mine
Par où nous pourrions bien ne pas pouvoir passer ?
J'étais si sûr de vous ! Et puis, s'il faut tout dire,
Nous nous étions compris : aussi de temps en temps,
Quand je vous regardais vous aviez un sourire,
Et moi je souriais de vous sentir contents.
Vous aimiez, troupe rude et sans pédanterie,
Les hommes de plein air et non professeurs ;
Et l'on mettait, mon Dieu, de la coquetterie
A faire de son mieux, vous sachant connaisseurs.
Mais vous disiez alors : "La chose nous regarde,
Nous nous passerons bien d'exemples superflus ;
Ordonnez seulement, et prenez un peu garde,
On vous attend … et nous on ne nous attend plus !"
Et je voyais glisser sous votre front austère
Comme un clin d'œil ami doucement aiguisé,
Car vous aviez souvent épié le mystère
D'une lettre relue ou d'un portait baisé.
N'ayant à vous ni nom, ni foyer, ni Patrie
Rien où mettre l'orgueil de votre sang versé,
Humble renoncement, pure chevalerie,
C'était dans votre chef que vous l'aviez placé.
Anonymes héros, nonchalants d'espérance,
Vous vouliez, n'est-ce pas, qu'à l'heure du retour,
Quand il mettait le pied sur la terre de France,
Ayant un brin de gloire, il eût un peu d'amour.
Quant à savoir si tout s'est passé de la sorte,
Et si vous n'êtes pas restés pour rien là-bas,
Si vous n'êtes pas morts pour une chose morte,
O mes pauvres amis, ne le demandez pas !
Dormez dans la grandeur de votre sacrifice,
Dormez que nul regret ne vous vienne hanter ;
Dormez dans cette paix large et libératrice
Où ma pensée en deuil ira visiter !
Je sais où retrouver, à la suprême étape
Tous ceux dont la grande herbe a bu le sang vermeil,
Et tous ceux qu'ont engloutis les pièges de la sape,
Et tous ceux qu'ont dévorés la fièvre et le soleil ;
Et ma pitié fidèle, au souvenir unie,
Va du vieux Wunderli qui tombe le premier
Et suivant une longue et rouge litanie
Jusqu'à toi, mon Streibler, qu'on tua le dernier !
D'ici je vous revois, rangés à fleur de terre
Dans la fosse hâtive où je vous ai laissés,
Rigides, revêtus de vos habits de guerre
Et d'étranges linceuls faits de roseaux tressés.
Les survivants ont dit - et j'ai servi de prêtre !
L'adieu du camarade à votre corps meurtri ;
Certain geste fut fait bien gauchement peut-être,
Pourtant je ne crois pas que personne en ait ri !
Mais quelqu'un vous prenait dans sa gloire étoilée
Et vous montrait d'en haut ceux qui priaient en bas,
Quand je disais pour tous, d'une voix étranglée,
Le Pater et l'Ave - que tous ne savais pas !
Compagnons, j'ai voulu vous parler de ces choses,
Et dire en quatre mots pourquoi je vous aimais :
Lorsque l'oubli se creuse au long des tombes closes,
Je veillerai du moins et n'oublierai jamais.
Si parfois, dans la jungle où le tigre vous frôle
Et que n'ébranle plus le recul du canon,
Il vous semble qu'un doigt se pose à votre épaule,
Si vous croyez entendre appeler votre nom.
Soldats qui reposez sous la terre lointaine,
Et dont le sang me laisse des remords,
Dites-vous simplement : "C'est notre Capitaine
Qui se souvient de nous … et qui compte ses Morts.
A mes hommes qui sont morts, et particulièrement à la mémoire de Tiebald Streibler qui m'a donné sa vie le 3 mars 1885 au siège de Tuyen-Quang.
Capitaine DE BORELLI
Seigneur Khun Sa
La Souris Déglinguée Khun Sa Blues (live 1993)
Mussolini et l'Orient

La théorie fasciste
réclamant un rapprochement entre Orient et Occident dans une
perspective anticapitaliste et anticommuniste se verra sacrifiée sur
l’autel d’une pratique colonialiste à visage humain demeurant toutefois
étrangère au projet d’une nouvelle culture et d’une grande politique
internationale. Ce projet qui s’inscrivait dans le filon du « fascisme
universel », pensé par Arnaldo Mussolini, hiérarque du mouvement très
attentif aux vicissitudes politiques du vaste Orient. Ce « fascisme
universel » se voulait une force alternative au racisme nazi émergent
et à l’exploitation colonialiste généralisée, pratiquée par les
démocraties capitalistes, suivant en cela le modèle anglais.
C’est dans cette opposition à l’Angleterre qu’il faut trouver
l’arrière-plan politique et culturel de l’histoire des rapports entre
le fascisme et l’Orient. Lorsque, le 22 décembre 1933, cinq cents
jeunes donnent le coup d’envoi, dans la salle Jules César (Giulio
Cesare) du Campidoglio, à la « semaine romaine des étudiants orientaux
», Benito Mussolini, ouvrant les travaux, déclara que, dans
l’antiquité, Rome avait créé en Méditerranée un empire faisant le pont
entre l’Orient et l’Occident, mais que dans les siècles ultérieurs,
cette continuité avait été interrompue.
Mensuel « Area », Rome, juillet/août 2000
C'est parti pour un tour de grand huit

Viktor Bout, le trafiquant d'armes russe, a été arrêté jeudi dernier à Bangkok. Ancien officier du KGB originaire du Tadjikistan, Victor Bout, 41 ans, s’est reconverti dans le trafic d’armes, principalement dans des régions du monde où le commerce d’armes est sous embargo de l’ONU. Son commerce est évoqué dans l'excellent documentaire Le cauchemar de Darwin et le film Lord of War est très largement inspiré du parcours du russe.
Merdier interstellaire
Les Îles Spratley sont un archipel de petites îles coralliennes inhabitées de 5km² en moyenne situé en Mer de Chine méridionale. Elles se situent approximativement aux deux tiers de la distance séparant le Viêt Nam des Philippines et sont constituées d'une centaine d'îlots coralliens inhabités et de récifs répartis sur une zone de 500 km de long sur 400 de large. Aucune terre n'est cultivable, et aucune n'abrite d'habitants indigènes.
Leur statut est extrêmement complexe puisqu'elles sont revendiquées par le Vietnam et la Chine. Les deux marines s'y sont affrontées en 1988 à la suite du conflit des îles Paracel. Ces îles sont revendiquées aussi par Taïwan, la Malaisie, les Philippines et même Brunei. Chacun de ces pays a installé sur diverses îles de petites garnisons, 450 soldats pour la Chine qui occupe 9 îles, une centaine de Malaisiens, une centaine de Philippins et environ 1500 Vietnamiens qui occupent 21 îles. Un statu-quo s'est établi et chacun campe sur ses positions. Cet intérêt partagé est expliqué par la possibilité de gisements de pétrole et la position des îles sur la route maritime très fréquentée qui mène au Japon et à la Chine.
Les îles Spratley ont le point commun avec les îles Paracel d'être au centre d'un conflit territorial complexe impliquant la Chine, Taïwan et le Vietnam. Les intérêts des différentes nations étant motivés par l'acquisition de domaine de pêche pour les îles Paracel et la possibilité de découvrir des gisements de pétrole pour les îles Spratley.
Lait de haricot

Le lait de soja ou tonyu est une boisson produite à base de graine de soja et d'eau. Il est considéré en occident comme un substitut de lait pour les végétariens et les personnes intolérantes au lactose. En Asie, il est commun dans l'alimentation car très peu onéreux et est souvent servi chaud dans des verres jetables à tous les coins de rues le matin. En le faisant cailler, on obtient le tofu. Le lait de soja a l'avantage de contenir moins de matières grasses saturées que le lait de vache et d'être exempt d'acide gras trans, devenant ainsi plus favorable aux personnes à risques de problème cardio-vasculaire. Il contient également, comme tous les produits dérivés du soja, des flavonoïdes, reconnus pour leurs vertus antioxydantes.
Répression

Il y n'a officiellement que 1850 prisonniers politiques dans les prisons birmanes.




























