23 mai 2013
L'Oeuvre de Gustave Le Bon par le Baron Montono

On se fait souvent au Japon une idée très fausse de la pensée française. On la croit communément demeurée sous l'influence des philosophes du XVIIIe siècle tels que Rousseau et l'on considère la France toujours dominée par des idées révolutionnaires. Certes, dans un pays qui a 1'honneur de posséder une complète liberté de pensée, les idées les plus avancées sont défendues et on voit étalées au grand jour des théories très subversives. Mais heureusement pour la France ce ne sont pas les seules. De profonds penseurs ont, en se basant sur les données de la science moderne, combattu et détruit les erreurs de la philosophie du XVIIIe siècle. Gustave Le Bon est un de ceux qui ont contribué le plus puissamment à cette œuvre. Avant d'examiner quelques-unes de ses idées, qu'il me soit permis de présenter au public japonais leur auteur. Le dernier vendredi de chaque mois a lieu dans un restaurant célèbre de Paris un dîner qui réunit plusieurs célébrités scientifiques et littéraires. Ce dîner, dit des xx, est présidé par Gustave Le Bon et son ami Th. Ribot, depuis une vingtaine d'années. C'est là, que ministre du Japon à Paris, je fus présenté au D'' Gustave Le Bon par mon ami M, Harmand, ancien ministre de France à Tokio. Dès ma première rencontre, je fus frappé par la vivacité d'esprit de Gustave Le Bon et l'originalité de ses idées. Avec une franchise un peu rude et une forme parfois paradoxale, il défendait des conceptions remarquables. J'eus vite la conscience de me trouver devant un savant très impartial visant surtout la recherche de la vérité.
22 mai 2013
Les raisons d'une mort volontaire
Lettre testamentaire de Dominique Venner
Je suis sain de corps et d’esprit, et suis comblé d’amour par ma femme et mes enfants. J’aime la vie et n’attend rien au-delà, sinon la perpétuation de ma race et de mon esprit. Pourtant, au soir de cette vie, devant des périls immenses pour ma patrie française et européenne, je me sens le devoir d’agir tant que j’en ai encore la force. Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. J’offre ce qui me reste de vie dans une intention de protestation et de fondation. Je choisis un lieu hautement symbolique, la cathédrale Notre-Dame de Paris que je respecte et admire, elle qui fut édifiée par le génie de mes aïeux sur des lieux de cultes plus anciens, rappelant nos origines immémoriales.
Alors que tant d’hommes se font les esclaves de leur vie, mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort afin de réveiller les consciences assoupies. Je m’insurge contre la fatalité. Je m’insurge contre les poisons de l’âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation multimillénaire. Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations.
Le discours dominant ne pouvant sortir de ses ambiguïtés toxiques, il appartient aux Européens d’en tirer les conséquences. À défaut de posséder une religion identitaire à laquelle nous amarrer, nous avons en partage depuis Homère une mémoire propre, dépôt de toutes les valeurs sur lesquelles refonder notre future renaissance en rupture avec la métaphysique de l’illimité, source néfaste de toutes les dérives modernes.
Je demande pardon par avance à tous ceux que ma mort fera souffrir, et d’abord à ma femme, à mes enfants et petits-enfants, ainsi qu’à mes amis et fidèles. Mais, une fois estompé le choc de la douleur, je ne doute pas que les uns et les autres comprendront le sens de mon geste et transcenderont leur peine en fierté. Je souhaite que ceux-là se concertent pour durer. Ils trouveront dans mes écrits récents la préfiguration et l’explication de mon geste.
Dominique Venner est né en 1935. Il est essayiste et historien. Il est le fondateur de La Nouvelle Revue d’Histoire. Il a publié un grand nombre de livres (parmi lesquels Le Siècle de 1914 ou Histoire et traditions des Européens). Derniers essais parus : Le Choc de l’Histoire (Editions Via Romana, 2011), L’Imprévu dans l’Histoire (Éd. Pierre-Guillaume de Roux, 2012). Essai à paraître chez cet éditeur : « Un Samouraï d’Occident. Le bréviaire des insoumis ».
L'exemple de la marine japonaise

Si, dans la bataille navale du Skager-Rack (1911), les bateaux allemands avaient eu le même tonnage, le même armement et la même vitesse que les bâtiments anglais, la flotte britannique aurait coulé dans la tombe humide sous la tempête des obus de 38 centimètres allemands, plus précis et plus efficaces.
Le Japon jadis a poursuivi une autre politique navale. Là on s'attachait, par principe, à fournir à chaque nouveau bateau une puissance de combat supérieure à celle de l'adversaire éventuel. Mais, à cette mesure, correspondait alors la possibilité qui en résultait, de mettre en oeuvre la flotte offensivement. Tandis que le commandement de l'armée de terre ne suivait pas un ordre d'idée aussi foncièrement faux, la marine, qui était, hélas ! mieux représentée « parlementairement », souffrait déjà de la tournure d'esprit du Parlement. Elle était organisée selon des points de vue étriqués et fut ensuite mise en oeuvre selon les mêmes principes.
Ce que l'armée sut ensuite acquérir en gloire immortelle, elle doit le porter au crédit du bon travail à l'allemande de ses généraux, à la capacité et à l'héroïsme incomparable de tous ses officiers et de ses hommes. Si le commandement en chef de la marine (allemande) d'avant la guerre avait eu un génie équivalent, les victimes ne seraient pas tombées en vain. C'est ainsi que l'habileté parlementaire consommée du gouvernement fut, en temps de paix, nuisible à la marine en ce que, malheureusement, le point de vue parlementaire commençait à jouer le rôle prépondérant dans les questions de construction, au lieu de le céder au point de vue purement militaire.
La médiocrité, la faiblesse, l'insuffisance de logique dans la pensée - caractéristiques de l'institution parlementaire - déteignirent sur le commandement de la flotte. L'armée de terre, comme nous l'avons déjà dit, ne se laissa pas encore entraîner par un courant d'idées aussi foncièrement faux. En particulier, Ludendorff, alors colonel au grand état-major général, menait un combat désespéré contre les demi-mesures et la faiblesse avec laquelle le Reichstag traitait les questions vitales de la nation et les niait la plupart du temps.
Si le combat, que mena alors cet officier, demeura sans succès, la faute en revient, pour moitié au Parlement, pour moitié à l'attitude encore plus misérable et à la faiblesse du chancelier Bethmann-Holweg. Ceci n'empêche pourtant pas le moins du monde aujourd'hui les responsables de vouloir imputer précisément cette faute à celui qui s'est dressé contre cette incurie à l'égard des intérêts nationaux. Ces meneurs-nés n'en sont pas à un mensonge de plus ou de moins.
AH - Mon combat
Parmi les ruines d'une des villes éventrées d'Europe ou du Japon

Je n'éprouve aujourd'hui nul désir de démontrer qu'il est impossible de rester sain d'esprit. Au contraire, bien que je demeure non moins tristement certain qu'autrefois que la santé de l'esprit est un phénomène assez rare, je suis convaincu qu'elle peut être atteinte, et je voudrais la voir plus répandue. Pour l'avoir dit dans plusieurs livres récents, et, surtout, pour avoir élaboré une anthologie de ce que les sains d'esprit ont dit sur la santé de l'esprit et sur tous les moyens par lesquels elle peut être obtenue, je me suis fait dire par un critique académique éminent que je suis un symptôme déplorable de la faillite d'une catégorie d'intellectuels en temps de crise. Ce jugement sous-entend, je le suppose, que le professeur et ses collègues sont des symptômes joyeux de succès. Les bienfaiteurs de l'humanité méritent congrûment l'honneur et la commémoration. Édifions un panthéon pour les professeurs. Il faudrait qu'il fût situé parmi les ruines d'une des villes éventrées d'Europe ou du Japon, et au-dessus de l'entrée de l'ossuaire, j'inscrirais, en lettres de deux mètres de haut, ces simples mots :
AU SOUVENIR DES ÉDUCATEURS DU MONDE
SI MONUMENTUM REQUIRIS, CIRCUMSPICE
Aldous Heuxleys, préface de Le meilleur des mondes
Le billet de banque

C’est la grande nouvelle de la semaine dernière: nous allons avoir un nouveau billet de cinq euros. Chose plus extraordinaire encore, ce nouveau billet va, pour la première fois dans la brève histoire de la monnaie européenne, proposer à nos regards admiratifs un visage humain et mieux encore un visage de femme.
Oh bien sûr, le visage en question devra se con tenter de quelques millimètres carrés dans une ban de latérale du billet gris verdâtre. Il n’en sera pas moins holographique, et, surtout, ses traits seront ceux de la princesse Europe, fille d’Agénor et grande amatrice de voyages à dos de taureau blanc si l’on en croit la mythologie hellénique. Voilà qui devrait nous changer un peu de ces monuments pompeux et anonymes qui encombrent les actuels biftons européens.
Nul ne peut sérieusement le nier, ces derniers désolants à pleurer, ne font qu’entretenir une nostalgie tenace, celle des talbins de notre enfance. Où sont passés les Debussy, les Saint-Exupéry et les Gustave-Eiffel, ou, pour les moins jeunes, les Pascal, les Delacroix et les Quentin-Latour ? Certains se souviennent même du billet de cent francs à l’effigie de Bonaparte ou du 50 francs arborant la trogne du bon roi Henry.
La qualité esthétique n’était pas toujours au rendez-vous, mais cela vous racontait du moins une histoire, notre histoire, avec ses artistes, ses hommes d’Etat et ses inventeurs, une histoire d’hommes, pour tout dire. Il faut croire qu’à l’image de sa monnaie unique, l’Europe a voulu se passer de cette humanité, voire d’humanité tout court. On honore les colonnes attiques, mais on étrangle les Grecs.
Le billet de banque est à lui seul une histoire, d’ailleurs tumultueuse. On peut bien sûr remonter au premier papier monnaie des Chinois qui fit tant rire les contemporains de Marco Polo; on peut aussi évoquer les lettres de change utilisées par les Templiers et les banquiers lombards du Moyen Age, mais il faut attendre la fin du règne de Louis XIV et la Régence pour voir apparaître le « billet de monnoye » (devenu ensuite « billet de l’Estat ») qui sera emporté par la banqueroute de Law. L’affaire devait procurer à nos aïeux une solide aversion pour tout ce qui n’était pas espèces sonnantes et trébuchantes.
Cette aversion fut renforcée par l’assignat, brillante innovation révolutionnaire qui vida quelques milliers de bas de laine. Aujourd’hui encore, on trouve dans certains greniers de ces assignats à la valeur faciale mirifique et au pouvoir d’achat devenu moins que zéro en deux années. Le franc germinal aura beau faire preuve ensuite d’une stabilité extraordinaire (pas de dépréciation significative pendant soixante ans!), le citoyen ordinaire, fût-il aisé, n’admet dans sa bourse que la monnaie métallique, pièces d’or comprises.
Le billet de banque existe pourtant bel et bien, mais, réservé aux fortes sommes (500 francs au minimum, soit environ 3300 euros), il suscite chez le peuple une sorte de terreur. Dans Les Misérables, Hugo nous montre son effet sur la logeuse de Jean Valjean: « La vieille reconnut avec épouvante que c’était un billet de mille francs. C’était le second ou le troisième qu’elle voyait depuis qu’elle était au monde. Elle s’enfuit très effrayée. » Il faut attendre la IIIe République pour que le peuple commence à domestiquer l’étrange morceau de papier plus précieux que l’or.
Puis le fafiot va cesser de faire peur pour faire rêver, et, le plus souvent, rêver sur ordre. Pendant la Grande Guerre, le profil marmoréen du chevalier Bayard orne le billet de 20 francs. S’ensuivent d’autres coupures, toujours plus belles et plus colorisées, toutes censées porter un message, des « valeurs ». Mais quelles valeurs durables peut porter ce rectangle de papier qui a une fâcheuse tendance à être retiré de la circulation puis démonétisé? Le billet de banque a beau valoir plus cher que l’or, il ne sera jamais de l’or.
Mais quelque chose le menace plus directement. A l’heure où les échanges financiers se réduisent à de simples jeux d’écritures, le billet de banque risque de disparaître au profit de la monnaie électronique.
C’est pour le coup que nous regretterons bientôt nos pauvres vieux euros de papier.
Rébellion (58)
http://rebellion.hautetfort.com/
La critique moralisante
La rue abattra les tyrans !
Découragement ? par zentropa
Venezuela. Viva Chavez !
Elections Italiennes. Entre populisme et paralysie par Xavier Eman
Le Printemps arabe change-t-il la géopolitique du Proche-Orient ? par Terouga
Chine. Le XVIIIème Congrès du PCC. Fantômes dans la brume.
Rencontre avec Lucien de Gouverner par le chaos. Ingénierie sociale et mondialisation.
Perspectives Michéennes. La triple transformation libérale par Charle Robin
L'esquisse d'une éducation non conformiste dans la pensée de Confucius par Thibault Isabel.
Alexandre Douguine. Révolte contre le monde post-moderne.
Rap & Business. Qui veut la part du Ghetto ?
Rencontre avec Mathias Cardet. L'effroyable imposture du Rap.
Entretien avec Arnaud Bordes. Chroniques livres et musique.
5 euros (port compris) pour un numéro de 48 pages.
Rébellion c/o RSE BP 62124 - 31020 TOULOUSE cedex 02
« A bas le militarisme et l'impérialisme japonais ! »

S'il reste un seul Etat possédant encore son énergie et sa grandeur nationales, l'empire mondial que veulent édifier les satrapes j. sera vaincu, comme toute tyrannie ici-bas, par la force de l'idée nationale. Or, le j. sait trop bien que, s'il a pu, en s'adaptant pendant mille ans aux circonstances extérieures, saper par la base les peuples d'Europe et en faire des métis qui n'appartiennent plus à aucune espèce définie, il n'est pas à même de faire subir le même sort à un Etat national asiatique tel que le Japon. Il peut aujourd'hui singer l'Anglais, l'Américain et le Français, mais il ne peut combler le gouffre qui le sépare d'un jaune d'Asie. C'est pourquoi il tente de briser l'Etat national japonais avec l'aide d'autres Etats de même sorte, pour se débarrasser d'un adversaire dangereux, afin que ce qui subsistera d'autorité gouvernementale devienne, dans ses mains, un pouvoir régnant despotiquement sur des êtres sans défense. Il redoute la présence d'un Etat national japonais dans son royaume j. de mille ans et désire que la ruine de cet Etat précède l'établissement de sa propre dictature. Voilà pourquoi il ameute aujourd'hui les peuples contre le Japon, comme il le faisait précédemment contre l'Allemagne. Et il pourra arriver qu'au moment où la diplomatie anglaise continuera à se reposer sur l'alliance avec le Japon, la presse j. de langue anglaise prêchera la lutte contre cet allié et préparera contre lui une guerre d'extermination, au nom des principes démocratiques et en poussant le cri de ralliement : « A bas le militarisme et l'impérialisme japonais ! »
AH - Mon combat






























