21 novembre 2009
Fin de règne
20 novembre 2009
Le nouvel art de la guerre
"Si tu ne connais ni ton adversaire ni toi-même, à chaque bataille tu seras vaincu", écrivait Sun Tzu, voici vingt-cinq siècles, dans L'Art de la guerre. On ne peut dire que les guerres d'Irak et d'Afghanistan aient été engagées avec une vraie connaissance culturelle de l'adversaire. Aussi grave, mais plus paradoxal: les sociétés occidentales, croyant bien se connaître, mesurent mal leurs propres transformations et les conséquences militaires qui en découlent. Ainsi, depuis plusieurs décennies, l'hémisphère Nord accuse un recul démographique, tandis que l'épicentre des conflits paraît de plus en plus se situer dans les opinions publiques, qui les veulent brefs et victorieux. La sensibilité d'une population vieillissante supporte mal les pertes militaires. Or, les guerres dites asymétriques sont, par nature, des guerres d'usure. Des troupes occidentales peuvent-elles, aujourd'hui, gagner des guerres irrégulières? Ont-elles encore intérêt à intervenir massivement? De nouvelles stratégies prévaudront-elles demain ? Autant de questions que pose cet essai pour repenser l'art éternel de la guerre Gérard Chaliand est spécialiste des conflits et ses enquêtes de terrain lui ont fait partager, durant plusieurs années, l'expérience de luttes armées en Asie, en Afrique et en Amérique latine, comme, tout récemment, en Irak et en Afghanistan. Il a enseigné à l'ENA et au Collège Interarmées de Défense, à Harvard, à Berkeley, ainsi que dans nombre d'autres universités étrangères. Il a contribué, par ses Atlas (avec J.-P. Rageau), au regain d'intérêt pour la géopolitique. Ses ouvrages militaires (L'Amérique en guerre, Le Rocher, 2007; Histoire du terrorisme, Bayard, 2004) illustrent une approche nouvelle des questions de stratégie et des guerres irrégulières.
Concert anniversaire

D'après les plans Hippodamos

Un plan hippodamien ou hippodaméen, ou milésien, ou en damier ou en échiquier, ou quadrillé, ou orthogonal, est, en urbanisme, un type d'organisation de la ville dans lequel les rues sont rectilignes et se croisent à angle droit, créant des îlots de forme carrée ou rectangulaire. Ce plan traduit la volonté des fondateurs de la ville d'organiser rationnellement l'espace.
L'adjectif hippodamien est issu du nom d'Hippodamos, architecte grec considéré comme l'un des pères de l'urbanisme et dont les plans d'aménagement étaient caractérisés par des rues rectilignes et larges qui se croisaient à angle droit. Le qualificatif milésien provient de la ville de naissance d'Hippodamos, Milet. L'appellation en damier ou en échiquier fait référence au plateau du jeu de dames ou d'échecs, dont les cases forment un motif identique.
Cependant, malgré sa simplicité apparente, ce type de plan présente des inconvénients. Il rallonge les temps de trajet (sauf si on ouvre des « diagonales » pour circuler comme à Barcelone) et fait fi de la topographie. Mais l'inconvénient de la forte pente des rues de San Francisco, qui en est l'exemple le plus célèbre, constitue pourtant un des charmes de cette ville.
Ont un plan quadrillé :
- Les villes fondées par les Grecs à l'époque hellénistique et par les Romains, pendant l'Antiquité.
- Beaucoup de villes chinoises, comme Pékin.
- Certaines villes japonaises comme son ancienne capitale, Heiankyo (Meaco puis Kyōto) et la ville moderne de Sapporo.
- Beaucoup de villes européennes médiévales (bastides) ou modernes (la Chaux-de-fonds en Suisse, places fortes, villes nouvelles) ou encore des quartiers telle la ville-neuve de Nancy ou la New Town d'Édimbourg.
- De nombreuses villes aux États-Unis, comme New York, où les axes de circulation sont appelés rues ou avenues selon leur orientation.
- Les villes fondées par les Européens, à l'époque de la colonisation, telles Kinshasa ou New Delhi, et les villes fondées depuis leur indépendance dans les « pays neufs ».
- Les villes reconstruites après une catastrophe, tel le quartier de la Baixa à Lisbonne.
- Les centre-villes français bombardés et reconstruits après la Seconde Guerre mondiale : Le Havre , Brest, Nice quartiers est etc. ;
- Des villes conçues au XXe siècle comme dans les polders néerlandais, avec Haarlemmermeer, ou la ville nouvelle de Val de Reuil construite dans les années 1970 ;
Rockin' Squat (Rap - France) - La Lutte du Siècle
19 novembre 2009
Le syndrome de Paris

Le syndrome du voyageur est un trouble psychique généralement passager que rencontrent certaines personnes confrontées à certains aspects de la réalité du pays visité, par exemple l'abondance d'œuvres d'art (syndrome de Stendhal), de symboles religieux (syndrome de Jérusalem), etc. Le syndrome du voyageur est différent du voyage pathologique au cours duquel un sujet entreprend un voyage motivé par un contexte psychiatrique.
Le syndrome de Paris toucherait plus particulièrement les touristes japonais (d'après les dires des psychiatres de l'Hôtel-Dieu), qui, ayant une vision idéalisée de la ville (le Paris de la Nouvelle Vague ou d’Amélie Poulain), sont très déçus par la réalité et déstabilisés par le fossé culturel existant entre la France et le Japon.
Philippe Adam auteur du Syndrome de Paris, affirme qu’on « rend assez mal aux Japonais l’affection qu’ils portent pour la France. ». La nouvelle de Philippe Adam a fait l’objet d’une adaptation au cinéma par la réalisatrice japonaise Saé Shimaï (島井佐枝) en 2008. Ce film a été projeté au Festival de films de femmes de Bruxelles, Elles Tournent, en 2009.
Le terme "syndrome de Paris" n’est pas récent et se retrouve dans un ouvrage paru il y a 20 ans et écrit par le Docteur Hiroaki Ota, psychiatre de l’Hôpital Sainte Anne à Paris. Il y analysait le trop fort décalage entre l’image que se font les Japonais de la France et la réalité. Les magazines japonais consacrés à Paris idéaliseraient la capitale. Le docteur Ota est le premier à avoir ouvert une consultation spécialisée pour les Japonais, et cela depuis la fin des années 80. Le comportement et le langage démonstratifs des Français sont parmi les éléments les plus insupportables aux yeux des Japonais. Exprimer ouvertement son point de vue, interrompre son interlocuteur, être en désaccord et le faire savoir sont des attitudes contraires à l’éthique japonaise.
Le roman Stupeur et Tremblements d’Amélie Nothomb, et les codes hiérarchiques japonais qu’elle décrit démontre la difficulté pour un Japonais de s’immerger dans un monde où les comportements sont différents des siens. Les femmes sont les plus touchées et supportent mal l’attitude de certains Français. Le syndrome peut aller dans de rares cas jusqu’à l’hospitalisation et le rapatriement. Eriko Thibierge-Nasu, psychanalyste explique que « la revendication et la subjectivité sont vécues comme des agressions par les Japonais. Extérioriser un avis, dire ouvertement « je ne suis pas d’accord », c’est quelque chose qu’ils ne comprennent pas. »
Hong-Kong et Macao (de Joseph Kessel)
Joseph Kessel raconte le voyage qu'il a effectué à Hong-Kong et Macao, il y décrit la misère omniprésente dans ces deux territoires et les moyens cruels dont les habitants usent pour s'en dépêtrer (trafic d'opium, d'enfants, prostitution).
Libre Journal des lycéens
Jean et Raoul Parmentier

Les frères Jean et Raoul Parmentier furent de grands navigateurs du début du XVIe siècle, qui voyagèrent entre autres pour l'armateur dieppois Jean Ango. Jean, l’aîné, est né en 1494 à Dieppe. Il fit ses études à Dieppe dans la célèbre école de cartographie de Dieppe. Il devient un expert dans la réalisation des cartes marines, mappemondes et globes grâce à son professeur Pierre Desceliers. Jean Parmentier est également un grand poète du XVIe siècle qui fut plusieurs fois couronné dans les concours poétiques de Normandie. Raoul est né en 1501 à Dieppe. Jean Parmentier devint navigateur et se rendit au Brésil, avant de se rendre, lors d'un autre voyage, à Sumatra puis vers les îles de la Sonde et en Chine. L'armateur dieppois Jean Ango s'intéresse à lui et va lui confier une expédition vers l'Extrême-Orient. Le 28 mars 1529, les frères Parmentier quittèrent Dieppe pour une longue navigation qui va les conduire jusqu’en Indonésie et Sumatra. Jean Parmentier est désigné comme capitaine La Pensée, bâtiment de 300 tonneaux. Raoul, prend le commandement du Sâcre. La maladie et le scorbut feront de nombreuses victimes parmi l'équipage. Jean Parmentier tombe malade. Il meurt en décembre 1529 et est inhumé à Sumatra. Raoul Parmentier meurt à son tour quelque temps plus tard au début de l'année 1530. Le navigateur Pierre Crignon prend les commandes de l’expédition qui continue son périple vers Indrapoura en Indonésie. Les vaisseaux reviendront à bon port. Pierre Crignon rapportera les poèmes écrits par Jean durant ce difficle périple. Ils seront présentés au roi de France François Ier.









































